MAYOTTE
Article paru dans 20minuites du 16 Mai 2008 (Distribuer dans les Grandes Villes en Métropoles)
L'Etat veut repusser les boat au large de Mayotte
Encore hier, nous avons intercepé un "kwassa" avec quarante personnes à bod, des chèvres,
Des moutons, des nourrissons, raconte un agent de la police aux frontières (PAF) sou le soleil paradisiaque de Mayotte, petite île françae au nord de Madagascar. Les << kwassas >>, cesont ces barques de pêcheurs qui qui décharges sur les plages mahoraises leur cargaisn des Comoriens sespérés.
L'ans dernier, la PAF a intercepté 110 embarcations et elles sont déjà 79 à avoir été stoppées depuis janvier.
Officieusement, 200 à 300 Comoriens affluent chaque jour sur île.
C'est notamment pour limiter cette pression migratoire devenue inesoutenable que le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, a rencontré hier soir le président de l'Union des Comores. Soit un mois et demi après les émeutes intercommunautaires qui ont secoué Mayotte.
Objectif : stopper les flux à la source, via la coopération. Un accord bilatéral pourrait être bientôt signé. Ce serait une première depuis l'indépendance de l'archipel, en 1975.
Il permettrait de restructurer l'hôpital d'Anjouan, l'île la plus pauvre des Comores. Mais dissuadera-t-il les femmes enceintes des risquer leur vie pour accoucher à Mayotte, ou leur enfant pourra acquérir, à 13 ans, la nationalité française en vertu du droit du sol?
La reprise de la coopération viserait aussi à créer une zone de libre-échange de marchandises entre les îles,
de sorte que le kilo de tomates ne soit plus vendu 16 euros à Mayotte et 50 centimes dans le reste des Comores. L'autre levier envisagé pour essayer l'afflux de boat people, c'est l'intensification des explusions. Plus de 40 000 Comoriens ont déjà été renvoyés depuis le début de l'année. La PAF a fait passer sa flotte de 2 bateaux en mai, un troisième radar sera installé fin juillet pour surveiller les côtes et un nouveau centre de rétation administrative de 120 places, certes annoncé depuis 10ans, doit ouvrir en 2010.
à Moroni Jego réafirme la volonté de la France de faire de Mayotte un DOM
Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jego, en visite à Moroni depuis jeudi, a confirmé l'organisation, en 2009 à Mayotte, d'un référendum sur la départementalisation de cette île comorienne restée sous administration française depuis l'accession de l'archipel à l'indépendance, en 1975.
« Mayotte devra, à cette occasion, se prononcer sur son statut. Mais, bien avant, nous allons prendre le temps d'expliquer les avantages et les inconvénients du statut de département », a ajouté M. Jego lors d'un point de presse jeudi à 22 heures (heure des Comores), aussitôt après son entrevue avec le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi.
Au sujet de l'extradition du colonel Mohamed Bacar, le ministre comorien des Relations extérieures, M. Ahmed Ben Said Jaffar, a déclaré que le rejet par Paris de la demande d'asile politique de l'ex-homme fort d'Anjouan permet au gouvernement comorien de garder l'espoir de sa prochaine extradition vers Moroni.
Après l'entrevue entre le chef de l'Etat comorien et le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer en compagnie de son homologue de la Coopération, les deux parties ont procédé à la signature de deux conventions d'aide budgétaire d'un montant total de 1.135.000 euros destinés «à permettre la relance rapide de la coopération » et à répondre aux urgences actuelles à Anjouan.
Ce vendredi, M. Jego devra participer à une réunion de travail au ministère comorien des Relations extérieures au cours de laquelle il sera officiellement mis en place le Groupe de travail de haut niveau (GTHN), un organe permanent de concertation et de suivi des négociations sur les questions d'intérêt commun.
Selon le communiqué conjoint publié jeudi à l'issue des discussions, les deux parties ont, entre autres sujets, abordé le problème de la circulation des biens et des personnes entre les îles de l'archipel et le traitement des Comoriens considérées comme « en situation irrégulière à Mayotte ».
La mission française a, en outre, annoncé la réouverture, les jours à venir, de l'antenne consulaire française sur l'île d'Anjouan, fermée au lendemain des violentes manifestations anti-françaises sur l'ensemble du territoire comorien.
(c) APA
REGION
COMORES
MORONI, 16 mai 2008 - 3h02
Reprise des reconduites à la frontière par bateaux pour les clandestins .
Le secrétaire d'état français à l'Outre-mer, Yves Jego, a révélé jeudi que le président comorien Sambi avait donné "son accord de principe" pour la reprise des rotation de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores.
Yves Jego et son collègue de gouvernement Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, avaient été reçus en audience jeudi soir par le président comorien Sambi à Moroni.
A l'issue d'un dîner, Yves Jego à confié à l'AFP qu'il ne voyait pas de blocages dans la bonne marche des relations franco-comoriennes y compris dans le règlement des problèmes d'immigration clandestine des ressortissants comoriens vers Mayotte.
Yves Jégo a précisé que les deux parties ont convenu qu'il fallait tarir les sources de l'immigration en attendant de gérér au mieux l'application des lois. "Contre l'immigration, le visa n'est pas une solution", a dit le président Sambi au secrétaire d'état Yves Jego qui lui a répondu: "Pour nous les français, l'immigration est un gros problème."
Depuis la reprise des reconduites à la frontière le 1er mai, près de 600 clandestins ont été renvoyés aux Comores par avion.
Selon Yves Jego, "un groupe de travail de haut niveau se réunira à Paris fin mai". Des élus comoriens et mahorais participeront aux travaux.
avec (AFP)
Comores: Yves Jégo joue la détente à Moroni
Dans la capitale comorienne, le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Yves Jégo joue la carte de la détente diplomatique entre la France et son ex-colonie.
Etait en visite à Moroni, la capitale comorienne, Yves Jégo a annoncé que le président comorien Sambi avait donné son feu vert pour la reconduction par bateau de nombreux comoriens qui immigrent vers l'île de Mayotte.
Les autorités comoriennes n'acceptaient plus le retour des Comoriens depuis l'affaire Mohamed Bacar il y a plus d'un mois. Hasard du calendrier, ou pas, hier, la France a pris acte de la décision de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui a rejeté la demande d'asile déposée par l'ex-président déchu d'Anjouan, tout en excluant qu'il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution.
Les deux contentieux lié au sort du colonel déchu Bacar et de l'immigration vers Mayotte sont donc en passe d'être réglés, en tous cas sur le terrain diplomatique...
La France ne veut plus de la « logique d'affrontement »
"On veut vraiment tourner la page de la logique d'affrontement. On veut s'engager dans une relation qui prenne en compte les attentes de l'Union des Comores", a déclaré le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jégo, lors d'une conférence de presse commune avec le ministre comorien aux Relations extérieures, Said Ahmed Djaffar.
Le secrétaire d'Etat a comparé les îles de l'archipel des Comores à "quatre s½urs" : l'Union des Comores (trois îles : Grande Comore, Mohéli, Anjouan) et Mayotte. "Elles n'ont pas épousé les mêmes maris", mais elles restent des s½urs compte tenu de "la réalité géographique".
De son côté, le chef de la diplomatie comorienne a indiqué que le président français Nicolas Sarkozy se rendrait à Mayotte pour la question du referendu et aux Comores l'année prochaine. "Au début de l'année 2009, le président Nicolas Sarkozy se rendra en visite aux Comores. D'ici là, il n'est pas exclu que le président (comorien Ahmed Abdallah Sambi, ndlr) se rende à Paris et y rencontre le président Sarkozy", a-t-il déclaré.
Ancienne colonie française, les Comores ont plusieurs contentieux avec Paris, notamment sur Mayotte - île de l'archipel demeurée française par référendum et revendiquée par Moroni. Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975.
avec (AFP)
Manifestation à Moroni de parlementaires comoriens contre la France
Les députés de l'Union des Comores sont descendus dans la rue ce jeudi 15 mai pour manifester contre l'arrivée à Moroni d'une mission ministérielle française, attendue le même jour dans l'après-midi à 15h 45 (heure des Comores).
De nombreux fonctionnaires et étudiants comoriens se sont joints au cortège parlementaire pour exprimer leur colère contre les « tergiversations » du gouvernement comorien sur Mayotte et l'initiative française d'organiser, en avril 2009, un référendum de départementalisation de cette île restée, depuis l'indépendance de l'archipel en 1975, sous administration française.
On pouvait lire sur les banderoles déployées à cette occasion par les parlementaires : « Les Comoriens exigent la suppression du visa Balladur (obligation de visa pour les Comoriens voulant se rendre à Mayotte», « Non à la visite à Moroni du ministre français des colonies », « Non à l'occupation illégale de Mayotte »,....
Selon M. Idriss Mohamed, porte-parole du Comité Maoré, une organisation de la société civile qui milite en faveur du retour de l'île de Mayotte dans le giron comorien, « ce que dénonce aujourd'hui l'assemblée nationale est significatif ». Il appelle les autorités comoriennes et le président Sambi à « se ressaisir » et à défendre comme il faudrait l'intégrité du territoire national.
Dans son discours à la Place de l'Indépendance, où s'est arrêté le cortège pour une brève cérémonie, le député Assoumani Youssouf Mondoha a déclaré que « le gouvernement Sambi vient d'infliger une humiliation au peuple comorien en acceptant que les Comoriens des autres îles résidant à Mayotte soient des clandestins ».
« Nous nous élevons contre la venue à Moroni du ministre français des colonies. Il n'a qu'à aller à La Réunion, Nouvelle-Calédonie ou Guadeloupe », a-t-il ajouté.
Pour le député Mohamed Moumine, président de la Commission des finances à l'assemblée nationale des Comores, « cette manifestation est une mise en garde contre le gouvernement comorien et la France ».
Plus de cinq cent personnes ont pris part ce jeudi 15 mai à cette action de protestation
Les officiels français Yves Jégo et Alain Joyand accueillis à Moroni
Le secrétaire d'Etat fran çais à la Coopération et à la Francophonie et celui à l'Outre-Mer, respectivement Alain Joyandet et Yves Jégo, sont arrivés jeudi après- midi aux Comores pour une visite officielle de moins de 24h, alors que le Parlement exigeait, la veille, l'interdiction de cette visite des officiels français, a constaté la PANA sur place à Moroni.
Après une rencontre avec la communauté française de Moroni, aussitôt arrivés, les deux secrétaires d'Etat français ont rencontré le ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Jaffar, puis ont été reçus en audience par le chef de l'Etat comorien, qui a offert un dîner en honneur des hôtes français.
"L'objet de cette visite est la redynamisation de la coopération bilatérale avec l'élaboration d'un plan de mise en couvre des engagements pris entre les deux parties (...) et le lancement des activités du groupe de travail de haut niveau", a indiqué un communiqué conjoint signé par les deux secrétaires d'Etat français et le ministre comorien.
Deux conventions de financement d'un montant total de 1.135.000 euros ont été signées,
-l'une destinée à une aide budgétaire pour payer des arriérés de salaires des fonctionnaires d'Anjouan et
-l'autre pour renforcer l'administration publique dans cette île comorienne, remise sur la voie de la légalité après le renversement du régime du colonel Bacar, en fin mars.
M. Joyandet devait quitter Moroni peu avant minuit (21 H GMT), tandis que son collègue de l'Outre-Mer partira vendredi en fin de matinée.
Pour les observateurs politiques comoriens, l'accueil réservé à ces officiels français témoigne d'un recul du gouvernement vis-à-vis de la question de Mayotte.
"Sambi (le président des Comores) a défait l'union sacrée qui s'était tissée autour de lui quand il avait fait interdire les expulsions de ses compatriotes de Mayotte", a dit un député proche de la mouvance présidentielle. "Le président a tout perdu à cause de ce que ses adversaires appellent capitulation", a-t-il estimé.
Notons qu'au lendemain de la fuite de Mohamed Bacar, renversé le 25 mars dernier et réfugié à Mayotte, le président Sambi avait fait interdire l'expulsion par la France des Comoriens de Mayotte, suscitant un soutien populaire sans précédent en sa faveur.
Mais, deux semaines plus tard, après avoir reçu deux émissaires français et la mesure levée, 500 Comoriens sont expulsés de Mayotte vers Anjouan depuis le 1er mai.
(Pana)
A Moroni, la 'visite du ministre des colonies' indispose
Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, est arrivé à Moroni jeudi 15 mai en milieu d'après-midi, après une courte escale à Mayotte (lire l'encadré).
Il y a rejoint son homologue chargé de la Coopération, M. Joyandet, afin de prendre part à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Sa venue a provoqué une manifestation jeudi matin, organisée par les députés de l'Union.
Dans la matinée, plusieurs dizaines de manifestants se sont amassés dans le centre de la capitale pour dénoncer cette visite qualifiée d'"inopportune". Une trentaine de députés de l'Union, dont le président de l'Assemblée, Saïd Dhoifir Bounou, ont manifesté leur hostilité en marchant pacifiquement, depuis l'Assemblée de l'Union, jusqu'à l'Assemblée de l'île de la Grande-Comore, où ils ont improvisé un rassemblement. Alors que des banderoles arboraient des slogans tels que "Non à la visite aux Comores du ministre français des colonies" ou "Non à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte par la France", à la tribune, les députés ont lu un communiqué rédigé la veille lors de l'assemblée générale, dans lequel ils condamnent "la décision du gouvernement comorien de lever l'interdiction de refoulement des Comoriens se trouvant à Mayotte" et la visite des deux secrétaires d'Etat français, estimant qu'il s'agit d'une "provocation". En effet, ils n'encaissent pas la présence dans cette délégation d'Yves Jego, qualifié de "ministre des colonies" et à qui les députés reprochent des "propos désobligeants" vis-à-vis des autorités comoriennes tenus avant que Sambi ne rouvre les frontières. Après quelques discours, la foule s'est dispersée aux alentours de midi.
Arrivé vers 16 heures, M. Jégo n'a donc pas assisté à cette manifestation. Dès son arrivée dans la capitale comorienne, Yves Jégo a rejoint son homologue chargé de la Coopération, Alain Joyandet, afin de participer à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Il a par la suite rencontré le ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, puis le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Outre le cas Bacar, auquel l'Ofpra a refusé l'asile tout en s'opposant à un renvoi aux Comores (lire par ailleurs), les hauts responsables ont évoqué la question des reconduites à la frontière, celle de Mayotte, et celle de la reprise d'une coopération soutenue. Trois conventions devaient être signées hier soir entre la France et les Comores, dont une doit prendre en charge les arriérés des salaires des fonctionnaires comoriens en poste à Anjouan.
"Développer la coopération"
Quelques heures avant son arrivée à Moroni, le secrétaire d'Etat a reçu un accueil bien plus chaleureux à Mayotte.
Arrivé en fin de matinée, il s'est offert une petite virée en bateau afin de rejoindre directement depuis l'aéroport l'hôtel Sakouli, où s'est tenu ces deux derniers jours la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien. Devant les ambassadeurs français de la zone ainsi que des représentants du Conseil général et du Conseil régional de la Réunion, M. Jégo a affirmé sa volonté de voir émerger de nombreux projets en matière de coopération régionale. "Dans ce monde en mutations, face aux crises alimentaires, au défi énergétique, au changement des lieux de production vers des pays qui ne sont pas si éloignés de nous [l'Inde et la Chine, ndlr], nous devons réagir et agir" a-t-il asséné. Dans ce contexte, "la coopération régionale doit être un axe fort de la politique de l'outremer français". Il faut sinon en finir, du moins dépasser, selon lui, "les liens charnels" hérités du passé entre l'outremer et la métropole. "C'est une réalité qu'il ne faut pas nier" a-t-il dit, "mais il faut aussi savoir ouvrir nos économies vers notre environnement immédiat quand les enjeux de la mondialisation en offrent l'opportunité". Si les élus réunionnais ont bien compris cet enjeu depuis quelques années, qu'en pensent les élus mahorais ? s'est interrogé Yves Jégo. "J'entends votre volonté de voir Mayotte devenir une RUP [Région ultra-périphérique de l'Union européenne, ndlr]. Mais une RUP pour quoi faire ? Dans quel objectif ? Dans quelles perspectives ? Voilà l'enjeu !" Citant le tourisme, la pêche, l'activité portuaire et l'agriculture comme des domaines dans lesquels la coopération doit se développer entre les îles de la zone, le secrétaire d'Etat a demandé aux ambassadeurs français et aux élus réunionnais et mahorais "des actes forts et visibles" et "des accords précis, écrits, chiffrés avec les pays partenaires". Ainsi la coopération sera source "de paix et de fraternité", a-t-il conclu non sans faire référence à son voyage délicat à Moroni et à la tension entre les responsables de l'Union des Comores et Mayotte...
REGION
REUNION
Jégo veut une action résolue en faveur du pouvoir d'achat des Réunionnais .
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, a estimé jeudi que "le temps de l'action" était venu pour "redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" à l'issue d'une rencontre avec des responsables réunionnais à l'aéroport de Saint-Denis.
"Nous allons passer du temps de l'observation à celui de l'action", a déclaré M.Jégo, lors d'un point presse à l'aéroport de Gillot où il était en transit pour Mayotte.
Il a rappelé que des observatoires des prix ont été créés dans les départements d'outre-mer pour lutter contre le coût de la vie et qu'à la Réunion les premières conclusions venaient de lui être exposées lors d'une rencontre avec les services de l'Etat, les représentants des chambres consulaires et des entreprises (Medef et CGPME).
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a annoncé que lors de son prochain voyage à la Réunion, le 3 juillet, il présiderait une réunion de l'Observatoire des prix. "J'ai demandé qu'on me présente 10 à 12 mesures concrètes pour redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" dans le cadre d'un "plan précis", a-t-il dit.
Il a souhaité que la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) soit "très offensive" sur ce sujet et que des "mesures coercitives et des sanctions soient prises si des choses choquantes sont constatées au cours des contrôles".
Pour Yves Jégo, la défense du pouvoir d'achat "c'est le fil rouge de tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy" et elle sera "au coeur des préoccupations du gouvernement".
avec (AFP)
Fonction publique: de 3 à 5000 manifestants à la Réunion .
Quelque 5.000 personnes selon les organisateurs, environ 3.000 selon la police, ont manifesté jeudi à la Réunion, dans les rues de Saint-Denis et de Saint-Pierre, dans le cadre de la journée d'action dans l'Education et la fonction publique, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'intersyndicale à l'origine de la manifestation avait prévu un "jeudi noir" pour le gouvernement et s'est félicitée de la mobilisation des Réunionnais. "Nous avons réussi notre coup, la mobilisation est satisfaisante" a déclaré le président de Solidaires Jean-Claude Bénard.
A Saint-Denis, environ 2.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 selon la police ont défilé dans la rue de Paris jusqu'à la préfecture dont une forte présence de jeunes lycéens et étudiants en tête du cortège.
A Saint-Pierre (sud) près de 2.000 manifestants selon les syndicats, 1.500 selon la police ont défilé dans les principaux artères de la ville. En tête du cortège les jeunes portaient des tee-shirts avec l'inscription "éducation abattue, lycéens dans la rue" ou "Vade retro Sarko".
Les responsables syndicaux ont refusé une invitation du secrétaire d'Etat Yves Jégo, en transit dans l'île, qui souhaitait les rencontrer à l'aéroport de Gillot. "Il a voulu nous diviser en invitant seulement deux de sept partenaires de l'intersyndicale" a déclaré un responsable syndical.
avec (AFP)
OUTRE-MER
Le WWF-France lance un fonds pour la protection de la biodiversité outre-mer .
Le Fonds mondial pour la nature (WWF-France) a annoncé jeudi la création d'un fonds destiné à financer des programmes de protection de la biodiversité en outremer grâce à des mécènes privés, entreprises, donateurs ou fondations.
La biodiversité ultra-marine représente 80% de la biodiversité française et est soumise à une érosion effrénée, a souligné à cette occasion Serge Orru, directeur général du WWF-France devant la presse. On recense en outremer 60 fois plus d'extinction d'espèces qu'en métropole, a-t-il précisé.
Le WWF a procédé à un premier versement de 1 million d'euros pour abonder ce fonds "Biome" (biodiversité outremer) et entend recueillir 10 millions d'euros sur 5 ans qui seront investis dans des projets de protection des écosystèmes en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, aux Antilles, à Mayotte ou à la Réunion.
Toute personne physique ou morale peut souscrire à ce fonds.
L'organisation entend notamment procéder au sauvetage d'espèces menacées (tortue marine, dugong, jaguar), à la restauration de forêts ou à la protection d'habitats marins (récifs coralliens, mangroves, herbiers).
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie, a regretté à cette occasion que 5% seulement du mécenat soient actuellement consacrés à l'environnement: "sur un milliard d'euros par an, 50 millions vont à l'environnement: ce n'est pas assez", a-t-elle déclaré. L'objectif est de porter cette part à 30%, a-t-elle indiqué.
L'idée serait d'augmenter l'enveloppe globale des fonds dédiés au mécenat. Une cellule mécenat va être créée au ministrère de l'Ecologie afin de favoriser une telle évolution, a-t-elle indiqué
avec (AFP)
Outremer Telecom : licences 3G aux Antilles, en Guyane et à La Réunion .
L'opérateur téléphonique et fournisseur d'accès internet Outremer Telecom a annoncé jeudi avoir obtenu les licences pour des réseaux de téléphonie mobile de troisième génération (3G) en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à la Réunion.
Le prix à payer pour ces licences, sans commune mesure avec celui de la métropole, n'a pas été précisé.
"Les réseaux 3G seront construits sur les sites des réseaux 2G existants, permettant ainsi une mise en oeuvre n'induisant que peu de coûts additionnels", précise le groupe dans un communiqué.
De source proche du dossier, on a indiqué que le développement du mobile outre-mer nécessitait de toute façon une densification du réseau, qui sera donc réalisée avec des technologies 3G.
Outremer Telecom assure ainsi "conforter son positionnement de premier opérateur alternatif dans les départements et régions d'outremer et s'affirme comme l'acteur incontournable du haut début après l'acquisition en 2007 de licences WiMax".
La téléphonie mobile de troisième génération (3G) permet un accès haut-débit à internet depuis son mobile et permet de bénéficier en plus des services de voix de la visiophonie et de l'accès à internet notamment.
Christian Estrosi, alors secrétaire d'Etat à l'outre-mer, avait annoncé fin janvier le lancement des services mobiles 3G outre-mer, devant permettre à 70% de la population ultramarine d'en bénéficier dans les cinq prochaines années.
Pour tenir compte des spécificités du marché "domien", l'attribution des fréquences devait se faire selon une procédure simple département par département, avec des redevances "faibles".
avec (AFP)