ACTU du 976 MAYOTTE REPORTAGE UN MOIS ET DEMI APRES LES EMEUTES DANS L'ILE

ACTU du 976 MAYOTTE       REPORTAGE     UN MOIS ET DEMI APRES LES EMEUTES DANS L'ILE
MAYOTTE

Article paru dans 20minuites du lundi 19 Mai 2008 (Distribuer dans les grandes Villes en Métropole)

Un moi et demi après les émeutes dans l'île, les tensions restent vives entre Comoriens et Français.

"l'ambiance était froide, elle est glaciale"
Ils ont eu très, très peur. Il y'a un mois et demi, le 27 mars au matin, des centaines des Comoriens vivant clandestinement sur l'île Française,
de Mayptte son sortis de leur bidonvilles, coupe-coupe à la main, et s'en sont pris aux Français. Un "m'zoungou", métropolitain arrivé il y'a trois ans, se souvient. "Je passais en voiture et les jeunes assis le long de la route se sont rués sur mon véhicule pour me jeter des pierres". La flambée de violence a duré vingt-quatre heures. Les Comoriens étaient en fait convincus que la France avait aidé à exfiltrer le ditateur d'Anjouan tout juste déchu, le colonel Bacar. Le pire a été évité, une vingtaine de personnes seulement ont été blessées. Mais aujourd'hui, les 130 000 Français de Mayotte, "métros" et Mahorais réunis, sont encor profondement traumatisés par cette "chasse aux Blancs", la première dans l'histoire de cette colectivité territoriale français vingt fois plus petite que la Corse, coincée entrele Mozambique et Madagascar. Surtout, ils craignent que les 50 000 étrangers de l'île selon certaines sources, ils seraient le double, s'en prennent de nouveau à eux.

Les rumeurs attisent les craintes
Jusque-là, les habitants se fréquentaient peu: les métropolitains, souvent des fonctionnaires, vivent dans des immeubles, les Mahorais dans de smaisons et les Comoriens dans les "bangas", les bidonvilles.
"L'ambiance était froide, elle est désormais glaciale", témoigne Jean-Michel Laurence, chef du service des Renseignement généraux.
Quelques jours après les émeutes, la rumeur a meme couru que les échoppes de coupe-coupe avaient été dévalisées. "Alors, certains de mes collègues ont fait leur bagages et sont partis", raconte un élu local. Ramadani, un Mahorais explique qu' "avant, des famille comoriennes venaient souvent mettre leur viande dans mon frigo parce qu'elle n'en ont pas. depuis, personne n'est venu frapper à ma porte." Le Maire de Mamoudzou, la capitale, a pris un arrêté visant à interdire le commerce illegal. Comme pour punir les clandestins comoriens qui s'en étaient pris aus residents de l'île.

Des bidonvilles se multiplient sous les fenetres
La pression migratoire est telle que les tensions sontinvitables. Chaque jour, entre deux cents et trois cents Comoriens débarquent clandestinement sur les plages de l'île, où le PIB par haitant est environ neuf fois supérieur. "Les Mahorais voient des bidonvilles se créer sous leurs fenêtres et sur les hauteurs de leur ville, ça leur déplaît " explique le chef des RG, qui précise que beaucoup de Français "exploitent aussi outrageusement ces étrangers en les employant au noir pour 200¤ par mois." Selon lui, 75% des 72OOO enfants scolarisés à l'école primaire sont étrangers. Résultat: les classes sont saturées, les enfants entrent à l'école à 6ans au lieu de 3 en métropole, et les cours se déroulent soit l ematin, soit l'après-midi.

Les autorités craignent une nouvelle crise
Même si la situation semble être revenue à la normale, les forces de l'ordre n'excluent pas une nouvelle crise. Voire des expéditions punitives des Mahorais, qui iraient incendier les bidonvilles en représailles. Le troisième escadron de dendarmes arrivé en renfort de métropole à la fin mars est toujours là. "On assure une présence visible pour rassurer la population", explique le commandant de la gendarmerie. Mais la peur est dans le coeur. "Quelque chose est cassé entre nous tous", lache Ramadani.
Envoyée spéciale à Mayotte, Laure de Charette
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# Posté le mardi 20 mai 2008 08:33

Modifié le mardi 20 mai 2008 09:01

ACTU du 20-05-08 Départementalisation de Mayotte : le comité de pilotage mis en place / Une convention de partenariat entre Mayotte et la région Diana (Madagascar) / La Chine soutient Moroni sur la question de Mayotte / L'UE autorise 500 millions d'euros d'aides au fret dans les DOM .

ACTU du 20-05-08   Départementalisation de Mayotte : le comité de pilotage mis en place / Une convention de partenariat entre Mayotte et la région Diana (Madagascar)  / La Chine soutient Moroni sur la question de Mayotte /  L'UE autorise 500 millions d'euros d'aides au fret dans les DOM .
MAYOTTE

Départementalisation de Mayotte : le comité de pilotage mis en place
Promis depuis son élection par le président du Conseil général Ahmed Attoumani Douchina, le comité de pilotage des groupes de réflexion sur la départementalisation de Mayotte s'est réuni pour la première fois vendredi 16 mai au Conseil général, à Mamoudzou.
Ce comité aura pour mission de rédiger, d'ici à la fin du mois d'août 2008, un document de synthèse sur la départementalisation de Mayotte. Ce document sera envoyé à Paris, afin de servir au gouvernement qui, de son côté, a également mis en place des groupes de travail.

Le c
omité local chapeautera l'action des différentes commissions thématiques dont les thèmes n'ont pas encore été fixés – ils devraient être connus dans les jours prochains- mais qui devraient correspondre aux six domaines encore régis par la spécificité législative (fiscalité, foncier, action sociale, droit du travail, entrée et séjour des étrangers, finances communales). Lors d'une conférence de presse le 6 mai dernier, Ahmed Attoumani Douchina avait indiqué qu'il reviendrait à ce comité de fixer un calendrier pour l'entrée de ces domaines dans le droit commun –ce que l'on appelle en langage administratif l'identité législative.

Ce comité de pilotage est composé de trois types de membres : permanents, honoraires et observateurs. Les membres permanents sont le président du Conseil général, le député, les deux sénateurs, le président du conseil économique et social, le président de l'association des maires de Mayotte, et deux représentants de chaque parti politique représenté au Conseil général (MDM, UMP, PS, Néma). Les membres honoraires sont les quatre anciens parlementaires de Mayotte : les députés Hory, Jean-Baptiste et Kamardine, et le sénateur Henry. Enfin, les membres observateurs sont le représentant du préfet et le directeur de projet nommé par le ministère de l'Intérieur – il s'agit de Christian Poncelet, l'actuel président du Sénat.

Une convention de partenariat entre Mayotte et la région Diana (Madagascar)
La volonté des élus mahorais de s'ouvrir à la région, scandée depuis deux semaines par Ahmed Attoumani Douchina et défendue récemment par le sénateur Giraud et le député Aly, s'est concrétisée vendredi 16 mai.
Dans le cadre de la coopération régionale décentralisée entre Mayotte et les régions malgaches, le président du Conseil général de Mayotte et Anjara Manantsara, chef de la région de Diana (Diego-Suarez), au nord de Madagascar, ont signé vendredi 16 mai au Conseil général une convention de "partenariat économique, culturel et de bonne gouvernance" entre les deux entités. "C'est une lettre d'intentions", a expliqué à cette occasion Mme Manantsara (des propos rapportés par le quotidien sur abonnement Flash Infos), selon laquelle "une délégation mahoraise viendra prochainement à Diego Suarez, une fois que cette convention aura été délibérée par les élus du Conseil général". Cette convention prévoit des projets de coopération dans le social, l'agriculture, la culture et l'éducation entre les deux régions. "Nous pourrions échanger des professeurs pour assurer la formation ou mettre à disposition un terrain agricole à Diana dont une partie de la production serait exportée à Mayotte", a notamment proposé Mme Manantsara.

Il s'
agit du second accord de ce type signé entre Mayotte et une région malgache. Le premier avait été contracté en 2006 avec la région de Boeny (Mahajanga), au nord-est de Madagascar. Lors de son discours à la Conférence sur la coopération régionale mercredi 14 mai, M. Douchina avait annoncé vouloir multiplier ce type de coopérations, avec Madagascar mais aussi "avec des régions des trois îles comoriennes et du Mozambique".

REGION

La Chine soutient Moroni sur la question de Mayotte
'La Chine soutient le gouvernement comorien dans ses efforts de réunification du pays', a déclaré Tao Weiguang, ambassadeur de la République populaire de Chine aux Comores, au cours d'une conférence de presse, lundi 19 mai à Moroni, à la fin de la visite de 72 heures à Moroni du vice-ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng.
Le diplomate chinois a rappelé que son pays fut le premier à reconnaître l'indépendance des Comores en 1975, le premier également à nouer des relations diplomatiques et à ouvrir une ambassade à Moroni. "Beijing soutient les Comores pour le règlement de la question de Mayotte", a dit M. Weiguang. "Réciproquement", a-t-il souligné, "Moroni soutient l'appartenance de Taïwan et du Tibet à la Chine. Ce sont des problèmes identiques ; nous en avons la même position".

D
e son côté, le ministre Gao Hucheng s'est dit sensible à la sympathie du gouvernement comorien à la suite de la catastrophe naturelle qui a endeuillé son pays, frappé par un tremblement de terre dans le Sichuan (sud-ouest) ayant fait près de 50.000 morts.

Ra
ppelant l'excellence des relations entre les deux pays, le ministre chinois a révélé que "le nombre de boursiers comoriens à des études universitaires en Chine a doublé par rapport à ce qu'il était il y a trois ans", précisant l'aide de son pays au renforcement des compétences des cadres comoriens de l'administration. "Soixante fonctionnaires comoriens ont bénéficié de formation de perfectionnement et dix officiers de l'armée ont été formés en Chine", a jouté M. Hucheng.

"No
us continuerons à apporter notre soutien aux Comores dans le développement socio-économique", a assuré l'officiel chinois, annonçant la mise en place d'une école d'agriculture et l'exécution d'un programme pour mettre fin aux difficultés en eau de la capitale. "Dès la fin du mois", a-t-il indiqué, "le matériel de réhabilitation du réseau d'eau de Moroni sera expédié".

(Panapress)


OUTRE-MER

BRUXELLES, 20 mai 2008 - 14h35
L'UE autorise 500 millions d'euros d'aides au fret dans les DOM .
La Commission européenne a donné mardi son feu vert à un plan d'aides d'Etat de la France pour le secteur du fret dans les départements français d'outremer (DOM), d'un volume de 500 millions d'euros pour la période 2007-2013.
"La Commission reconnaît que les départements d'outremer en France se trouvent confrontés à des handicaps scifiques en tant que régions ultrapéripriques", a commenté la commissaire à la concurrence Neelie Kroes, cis dans un communiqué.
"Le régime d'aide au fret vise à compenser certains surcoûts de transports liés, en particulier, à l'insularité et à l'éloignement de ces régions", a-t-elle ajou.
L
es aides s'appliquent par exemple au transport vers la France tropolitaine de marchandises produites dans les DOM, ainsi qu'au transport de matières premières et de produits intermédiaires depuis la métropole vers un lieu de transformation dans les DOM, précise Bruxelles dans son communiqué.
De telles aides sont conformes aux règles européennes sur les aides d'Etat.
avec (AFP)
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# Posté le mardi 20 mai 2008 06:44

Modifié le mardi 20 mai 2008 09:12

ACTU du 18-05-08 Jeunes agriculteurs : coopération entre Mayotte et la métropole / Suspension des exportations de riz pour sauver le marché national malgache

ACTU du 18-05-08  Jeunes agriculteurs : coopération entre Mayotte et la métropole / Suspension des exportations de riz pour sauver le marché national malgache
MAYOTTE

Jeunes agriculteurs : coopération entre Mayotte et la métropole
A l'occasion d'un déplacement le 11 mai 2008 à Mayotte, Philippe Meurs, président de Jeunes Agriculteurs et Mohamadi Antoine, président de Jeunes Agriculteurs Mayotte ont signé une Convention de coopération. Un premier pas significatif vers une intégration totale aux réseaux Jeunes Agriculteurs et JA Outre Mer.
«Constatant la volonté d'organisation et les remarquables efforts entrepris depuis quelques années par les jeunes agriculteurs de Mayotte, il nous a semblé important de leur apporter notre soutien dans l'esprit de solidarité et de partage propre au réseau.» a commenté Philippe Meurs, Président de Jeunes Agriculteurs.
Invitation au Congrès national 2008
Au moment où l'indépendance alimentaire et l'organisation des cultures vivrières sont plus que jamais d'actualité, la Convention signée le 11 mai entre les deux entités prend tout son sens. Celle-ci a en effet pour objet d'accompagner les Jeunes Agriculteurs de Mayotte, déjà organisés de façon exemplaire, vers une nouvelle étape : celle de la reconnaissance institutionnelle aux yeux de l'Etat Français, qui va de pair avec l'adhésion complète auseau. A ce titre, le Président de JA Mayotte Mohamadi Antoine sera cordialement inviau prochain Congrès électif de Jeunes Agriculteurs qui aura lieu à St-Quentin dans l'Aisne du 10 au 12 juin 2008, ainsi qulaunion Interdom associée.

Jeunes Agriculteurs
Fondé en 1957, Jeunes Agriculteurs est le seul syndicat professionnel composé exclusivement de jeunes âgés de moins de 35 ans (50 000 adhérents répartis en structures de réflexion et de décision décentralisées). Animé par un esprit de solidarité et de convivialité, JA a pour objectifs de défendre les intérêts des jeunes agriculteurs et de favoriser l'accès au métier d'agriculteur pour assurer le renouvellement des générations en agriculture.

REGION
MADAGASCAR

Suspension des exportations de riz pour sauver le marché national malgache
La décision du gouvernement d'interdire les exportations de riz pour protéger Madagascar contre la montée des prix des denrées alimentaires dans le monde pourra apporter un soulagement temporaire, mais selon les observateurs, l'objectif d'autonomie alimentaire visé par l'île restera une chimère tant que d'autres problèmes sous-jacents ne seront pas traités.
Madagascar, une île riche en ressources, mais sujette aux catastrophes et largement dépendante de l'aide internationale, peine depuis longtemps à couvrir ses propres besoins alimentaires.
Aujourd'
hui, l'impact de la hausse du cours mondial des denrées alimentaires et de l'énergie a contraint l'Etat à annoncer qu'il « suspendait les exportations de riz pour préserver la stabilité du marché de ce produit à Madagascar ».
Cette décision vis
ait à prévenir les troubles sociaux observés dans les pays où la hausse du prix des denrées alimentaires a eu les conséquences les plus lourdes sur les populations les plus vulnérables et les plus pauvres, a expliqué à IRIN Krystyna Bednarska, directrice pays du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar.
« Cette mesure est préventiv
e : le prix [du riz] est stable », a déclaré Mme Bednarska, mais il existe des craintes que les prix élevés pratiqués dans le monde ne risquent d'inciter les commerçants à renoncer aux marchés locaux pour vendre leurs produits à meilleur prix à l'étranger, ce qui ferait grimper les prix en flèche sur l'île.
Selon les estimations de la Banqu
e mondiale, les prix du riz ont augmenté de 75 pour cent dans le monde ces derniers mois. Selon Rakotovao Andriambololonirina, président de l'association des riziculteurs de Madagascar, l'île n'exporte que « des variétés de riz de luxe » ; le marché local n'est donc pas perturbé.
Madagascar,
qui a déjà été le théâtre d'émeutes provoquées par le prix des vivres, est un des plus importants consommateurs mondiaux de riz par habitant.
Tout
e hausse, même légère, des prix au détail pratiqués dans le pays (qui vont de 0,55 dollar à 1,15 dollar le kilo, suivant la qualité du riz) aurait donc des conséquences significatives, puisque plus de 70 pour cent des Malgaches survivent avec moins d'un dollar par jour.
En avril, la Banque mo
ndiale a averti que plus de 30 pays risquaient d'être le théâtre de troubles sociaux, dus à la hausse des prix. Des manifestations provoquées par la hausse du prix des vivres ont déjà eu lieu au Cameroun, en Ethiopie, en Haïti, au Honduras, en Indonésie, en Mauritanie, au Niger, au Pérou, aux Philippines, en Ouzbékistan et en Zambie, entre autres.
« Nous es
timons qu'il s'agit d'une mesure positive [l'interdiction d'exporter], qui montre que le gouvernement malgache pense aux effets de la crise sur son pays [mais] ce ne devrait pas être la seule mesure ».
Les aliments essentiels,
sauvés pour l'instant
« Nous avons recommandé au
gouvernement de n'appliquer cette mesure que sur une période de temps limitée », a indiqué Mme Bednarska.
Madagascar a
clairement fait savoir qu'il visait à devenir exportateur net de riz, et que les prix élevés du riz sur le marché mondial seraient une motivation supplémentaire à accroître la production.
Dans le
cadre du programme public de réduction de la pauvreté, baptisé Plan d'action malgache, il est prévu de doubler la production de riz d'ici à 2009 et de la tripler avant 2012. L'île prévoit de produire quatre millions de tonnes de riz cette année, contre 3,7 millions de tonnes l'année dernière.
L
e riz, principale culture de base, représente environ 70 pour cent de la production agricole totale, mais le pays ne parvient pas à en produire suffisamment pour couvrir ses propres besoins de consommation depuis les années 1970. Selon les estimations actuelles, le déficit s'élèverait à environ 200 000 tonnes par an.
D'après une étude publiée
dernièrement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), plus de 50 pour cent des terres luxuriantes de l'île peuvent être cultivées, mais seules 10 pour cent le sont effectivement.
Si, dans cett
e étude, Madagascar était classé parmi les « pays à déficit alimentaire », cette qualification s'accompagnait néanmoins d'une note de bas de page, précisant que les ressources naturelles abondantes du pays pouvaient permettre de soulager une insécurité alimentaire chronique.
Madagascar va mal
gré tout se trouver confronté à des difficultés monumentales, s'il compte se sevrer des importations alimentaires et d'une dépendance de longue date à l'aide internationale.
Les c
yclones qui s'abattent chaque année sur l'île, inondant les terres agraires et détruisant les cultures, sont en partie responsables de ces difficultés. Cette année, par exemple, Madagascar a été dévasté par les cyclones Fame et Ivan, accompagnés de vents extrêmement violents et de pluies torrentielles qui ont touché plus de 330 000 personnes, dont 190 000 ont perdu leur logement.
Et en 2007,
année marquée par la saison des cyclones la plus violente observée depuis plusieurs années, six cyclones s'étaient abattus sur l'île.
Selon les es
timations de Gianluca Ferrera, coordinateur national adjoint du PAM, plus de 200 000 personnes, sur une population malgache de 19 millions, seront dépendantes de l'aide alimentaire jusqu'en juin, et 100 000 habitants de la région sud, aride, auront besoin d'aide d'ici à septembre. En 2007, 700 000 Malgaches étaient dépendants de l'aide alimentaire.
Out
re les cyclones, l'isolement géographique de l'île est un autre obstacle majeur.
« Là où
se pratique actuellement l'agriculture de subsistance, l'agrobusiness peut fonctionner, mais le problème, c'est l'accès aux marchés », a résumé Maurice Ralaimihoatra, directeur de FYExpress, une société de fret routier. « Les fruits et légumes cultivés dans des régions qui ne sont pas reliées aux infrastructures routières ou ferroviaires ne peuvent pas être acheminés jusque dans les villes, et encore moins jusque dans les ports maritimes, pour être exportés ».
Au total, 38 pour cent de l
a population est mal nourrie et un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre d'une forme de sous-nutrition.
« Sans contributions supplémentaires,
le PAM sera forcé de revoir à la baisse le nombre de ses bénéficiaires », a également averti M. Ferrera.
Avec la hausse constante du prix de l'aid
e alimentaire et la concurrence mondiale de plus en plus acharnée que se livrent ceux qui cherchent à en obtenir, il y a lieu de s'inquiéter.
Selon
M. Ferrera, un appel de fonds d'urgence a été lancé en vue de récolter 9,6 millions de dollars pour couvrir les besoins de Madagascar, mais seuls 3,5 millions de dollars ont été obtenus jusqu'ici.
(IRIN)
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 06:18

ACTU du 17-05-08 Sarkozy à Mayotte en 2009 pour signer un traité bilatéral avec les Comores / Nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte / La 'nouvelle entente' franco-comorienne / A Sakouli, Mayotte est au coeur de l'océan indien

ACTU du 17-05-08  Sarkozy à Mayotte en 2009 pour signer un traité bilatéral avec les Comores / Nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte / La 'nouvelle entente' franco-comorienne / A Sakouli, Mayotte est au coeur de l'océan indien
MAYOTTE

MAMOUDZOU (Mayotte), 17 mai 2008 - 0h53
Sarkozy à Mayotte en 2009 pour signer un traité bilatéral avec les Comores
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé vendredi, au terme de son déplacement à Mayotte, que le président Nicolas Sarkozy se rendrait sur l'île début 2009 pour signer un nouveau traité bilatéral entre l'île française de Mayotte et les Comores.
M. Jégo, qui a quitté Mayotte vendredi après-midi pour Paris, a expliqué auparavant, lors d'une conférence de presse, qu'un groupe de travail avait été formé pour définir les orientations du nouveau traité.
Se
lon Yves Jégo, le traité doit faire en sorte que "les questions de circulation des personnes trouvent de nouveaux débouchés et qu'on mette fin à cette pression migratoire qui fait que non seulement les Comoriens ne peuvent plus venir aussi facilement qu'ils le souhaiteraient à Mayotte, mais que nous avons, nous Français, les plus grandes difficultés à renvoyer vers les Comores ceux qui ne respectent pas les lois de l'immigration".
Le secrétaire d'état à l'Outre-mer a ajouté que ce nouveau traité comprendra un accord global sur la circulation des personnes et des biens, les questions de coopérations entre les services judiciaires et les polices aux frontières des deux parties.
"Nous sommes pour la libre circulation mais pas pour le libre stationnement, l'objectif de l'état est de faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation de demeurer sur le territoire de Mayotte n'y demeurent pas et ceux qui ont vocation à y demeurer le fassent avec des papiers réguliers", selon Yves Jégo.
L'un des prédecesseurs de M. Jégo, François Baroin, avait émis l'idée d'une remise en cause du droit du sol pour combatre l'immigration clandestine.
"
Une remise en cause du droit du sol à Mayotte ne nous garantit pas à coup sûr qu'elle va interrompre l'immigration sinon on l'aurait fait depuis longtemps, c'est une disposition qu'il faut garder à l'esprit mais qui n'est pas un préalable", a précisé Yves Jégo.
avec (AFP)

Nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte .
De nouveaux moyens pour lutter contre les clandestins à Mayotte ont été présentés vendredi au secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jego, et à Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, en tournée cette semaine à Mayotte et aux Comores.
Les responsables des services impliqués dans la lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte, en provenance principalement des Comores, ont confirmé la rotation à partir de la fin mai de deux bateaux pour la reconduite des clandestins.
Ch
acun de ces bateaux aura une capacité de 100 places. La faible capacité des avions de Comores aviation ne répond en effet pas aux objectifs de la PAF.
Un
troisième radar sera mis à la disposition de la collectivité départementale fin juin ou début juillet, pour détecter et repérer les embarcations de clandestins, qui viennent pour la plupart d'Anjouan (Comores), ont précisé les responsables.
Avec ce troisième radar, la surveillance du territoire devrait être assurée à 100%, selon les autorités administratives.
Par ailleurs, Mayotte sera doté d'un hélicoptère en 2009 pour la surveillance de ses frontières, une dotation qui s'inscrit dans le cadre de la loi pour la sécurité intérieure.
avec (AFP)

La 'nouvelle entente' franco-comorienne
La visite d'Yves Jégo et d'Alain Joyandet à Moroni jeudi 15 et vendredi 16 mai devait être historique. C'est en effet la première fois qu'un ministre français se rendait à Moroni après être passé par Mayotte ; c'est également la première fois qu'un ministre français de l'Outremer accompagnait celui de la Coopération dans un Etat indépendant. Mais ce sont surtout les accords pris entre les autorités des deux pays qui resteront –s'ils sont respectés- gravés dans le marbre.
C'est en effet une petite révolution qu'a dévoilé Yves Jégo vendredi 16 mai à son retour à Mayotte après une brève escale à Moroni. Le secrétaire d'Etat à l'Outremer a parlé d'une "nouvelle entente" qui devrait aboutir, début 2009, à la signature d'un accord bilatéral entre les deux pays, ce qui n'était jamais arrivé depuis la proclamation d'indépendance unilatérale d'Ahmad Abdallah en 1975. "Cet accord pourrait être signé dans le cadre d'une visite de Nicolas Sarkozy à Moroni", a annoncé M. Jégo. "On va préparer d'ici le début de l'année prochaine une visite du président Sarkozy à Moroni. En attendant, si l'occasion se présente, les deux chefs d'Etat peuvent se rencontrer à Paris", avait-il précisé quelques heures plus tôt à Moroni.

La signature de cet accord bilatéral ouvrira une nouvelle phase des relations jusqu'à présent très tendues entre les deux pays, pense M. Jégo. "Il s'agit d'une nouvelle relation entre les quatre îles s½urs, afin de trouver la stabilité et sortir d'une logique d'affrontement", a-t-il indiqué. "Cela fait 33 ans que les deux parties tiennent le même discours ; nous devons désormais entamer une nouvelle ère", a-t-il ajouté. Son collègue du gouvernement, Alain Joyandet, avait pour sa part exprimé, la veille à Moroni, sa volonté de concevoir "une coopération qui regroupe les quatre îles de l'archipel. Les échanges entre les îles s½urs doivent être prioritaires. C'est pourquoi, nous avons reçu un mandat des présidents de créer un cadre institutionnel nouveau. Il va y avoir un cadre original car il y a une situation originale".

Si la q
uestion de Mayotte a été vite évacuée lors de la rencontre des deux ministres avec le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi– "nous avons chacun notre position et nous devons la dépasser" a expliqué M. Jégo-, celle de la circulation des personnes entre les Comores indépendante et l'île sous administration française a semble-t-il abouti à un compromis. "Nous avons entendu le message de M. Sambi, selon lequel il doit y avoir une libre circulation, mais nous avons répondu qu'il ne devrait pas y avoir de libre stationnement", a dit le secrétaire d'Etat à l'Outremer. "Les personnes qui voudront venir à Mayotte passer quelques jours pour voir la famille ou pour travailler, le pourront. Mais si c'est pour y vivre, elles devront respecter les règles de la République".

Si ce
s propos se confirment dans les actes, cela signifiera la fin du fameux visa Balladur, mis en place en 1995 entre les îles de l'archipel et accusé par de nombreux militants d'être à l'origine des milliers de disparitions dans le bras de mer qui sépare Anjouan et Mayotte.

Les échanges
commerciaux devraient également être libérés, notamment en ce qui concerne les productions agricoles. M. Joyandet a parlé d'une "zone de libre-échange"...

L
'agriculture et la santé sont d'ailleurs les deux grandes priorités de la "nouvelle" coopération franco-comorienne, dont l'objectif est "de tarir les sources de l'immigration clandestine". Un groupe de travail devrait se réunir le 4 juin à Paris afin d'étudier la construction d'une maternité à Anjouan et la mise en place d'un vaste plan de développement agricole, toujours à Anjouan. Ce même 4 juin, un autre groupe de travail, "de haut niveau", se réunira afin d'évoquer la question de Mayotte. Pour la première fois, des élus mahorais y seront associés, ce sous la bénédiction des élus comoriens. Une nouvelle chaudement accueillie par les élus mahorais, mais qui ne satisfait pas tous les dirigeants comoriens. "Sambi a défait l'union sacrée qui s'était tissée autour de lui quand il avait fait interdire les expulsions de ses compatriotes de Mayotte", a dit jeudi soir un député de l'Union proche de la mouvance présidentielle. "C'est une lourde erreur que d'avoir cédé aux pressions de la France pour lever la mesure interdisant l'expulsion des Comoriens de chez eux à Maore", a de son côté dénoncé le Front démocratique dans un communiqué. Certains, à Moroni, parlent de "capitulation" sur la question de Mayotte.

Deux aides post-conflit
Outre les annonces faites par M. Jégo, deux conventions de financement ont été signées jeudi 15 mai entre les deux Etats, d'un montant total de 1,13 million d'euros. Elles devront permettre à l'Etat comorien de payer les arriérés de salaires des fonctionnaires comoriens en poste à Anjouan, et de renforcer l'administration publique dans cette île exsangue. "La première enveloppe contient 800.000 euros et l'autre 300.000", a indiqué Yves Jégo.

la départementalisation de Mayotte, une décision prise à la va-vite ?
Interrogé par Dominique Roederer de RFO, le secrétaire d'Etat chargé de secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques, Eric Besson a répondu par la négative.
Pour lui, il s'agit " d'une décision s'inscrivant dans une lignée de longue date. Ça fait trente ans que les Mahorais disent clairement nous voulons rester français. Et par étape successive nous allons vers la départementalisation. Il y a l'étape du conseil général, c'est fait à l'unanimité. Il va y avoir l'étape du référendum. Je crois que le Président de la publique avait dit que lapartementalisation sera progressive et adaptée. C'est inscrit dans l'action gouvernementale". Et enfin d'ajouter que " le contexte gionale ne remet pas en cause une trajectoire qui s'inscrit depuis trente ans dont le terme est désormais connu, si nos concitoyens (Mahorais ndlr) votent le référendum".

Dans le contexte de la mondialisation et les crises énergétiques (hausse du prix du pétrole), alimentaires et la montée en puissance des pays comme l'Inde et la Chine, il faut que Mayotte et les îles qui l'entourent sachent réagir et agir pour que la vie des habitants soit la meilleure possible. Evidemment, pour cela, la coopération régionale peut apporter des solutions qui peuvent convenir au plus grand nombre.

"Aujourd'hui, il faut ouvrir nos économies à l'environnement immédiat pour des perspectives d'avenir. Il faut aller chercher tous les moyens nécessaires aussi bien au niveau européen, national et international. Les élus mahorais veulent obtenir le statut de Région utraphériphrique Européenne . Mais RUP pour quoi faire, pour quels objectifs ?", a demandé le secrétaire d'Etat à l'Outremer devant un parterre d'embassadeurs de la zone indo océanique. Pour celui-ci, les acteurs de la coopération régionale doivent définir précisément ce qu'ils en attendent.
"Peut
-on développer le tourisme sans avoir une réflexion d'ensemble des pays de la zone ? Avec les beautés des hauts de la Réunion et les plages de Maurice, il est possible de proposer des produits complémentaires. Dans le domaine agricole, Mayotte et la Réunion peuvent apporter leur savoir faire et Madagascar et les Comores peuvent faire venir leurs tomates. Cela reviendrait moins cher que de tout importer de métropole. Cela doit nous rapprocher. Ce sont des soutiens indispensables pour lutter contre l'immigration régionale. Nous devons être des forces de propositions et avoir des axes de coopération régionales, visibles et lisibles", a-t-il fermement déclaré.
Yves J
égo a promis aux représantants de la France dans la région qu'il se rendrait dans leur pays de résidence pour bâtir une stratégie commune. "La France est attendue. La coopération nécessite la paix et la fraternité. Je ne tiens pas ce discours par hasard", a-t-il annoncé avant de s'envoler pour Moroni (Comores) où il a rejoint le secrétaire d'état à la Coopération et la francophonie Alain Joyandet afin de discuter avec les autorités comoriennes. Un entretien est prévu avec le président Sambi.
source : Mayotte Hebdo

A Sakouli, Mayotte est au coeur de l'océan indien
Migrants Outremer réclame la fermeture du CRA de Mayotte
Dans un communiqué rendu public vendredi 16 mai à l'occasion de la visite à Mayotte d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outremer, le collectif Migrants Outremer ainsi que des associations militant à Mayotte (Cimade, Resfim, Médecins du monde), appelle 'à la fermeture du centre de rétention de Pamandzi' qualifié d'indigne de la République' par un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) en avril dernier
Le collectif Migrants Outremer rappelle que le 14 avril, la CNDS a rendu cet avis accablant : "Sans se prononcer sur les causes du naufrage, la Commission demande qu'il soit impérativement mis fin, conformément à la réglementation internationale en vigueur, à la pratique de la navigation en dérive feux éteints lors des opérations de recherche en mer des clandestins. Elle recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes, qui aboutissent à la mise en danger d'êtres humains, notamment de femmes et d'enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d'homicide involontaire (...) Le centre de rétention administrative de Mayotte est indigne de la République (...) Les conditions de vie au centre de rétention administrative de Mayotte portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus". La CNDS avait alors demandé que "les mineurs ne soient plus placés en rétention dans l'actuel centre de rétention administrative de Mayotte".

Si
cet avis a été transmis au ministre de l'Intérieur, au garde des Sceaux et au ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, il n'a semble-t-il pas été respecté. "Le placement en rétention, l'expulsion d'un très grand nombre de mineurs, et la sur-occupation du centre de rétention de Mayotte sont toujours quotidiens", note le collectif, selon lequel "le 12 mai à 10 heures", il y avait "165 personnes au centre de rétention administrative dont 90 hommes, 43 femmes, 25 mineurs de plus de 2 ans et 7 mineurs de moins de 2 ans."

Dénonçant la politique du chiffre du gouvernement Fillon, le collectif appelle "à la fermeture du centre de rétention de Pamandzi".

La déception du SE
Après trois jours de grèves, les instituteurs de Mayotte ont décidé d'interrompre leur mouvement vendredi 16 mai. Dans un communiqué adressé à la presse ce jour-là, le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma) dénonce 'des discussions qui ont tournées court avec le Secrétaire Général de la préfecture le 13 mai'.
Le syndicat note cependant quelques avancées. "Le 15 mai, le Président du Conseil Général a reçu une délégation du SE CGT Mayotte et s'est engagé à prendre une délibération pour la majoration de 25% de la DSI aux seuls ayants droit, le 3 juin prochain avec effet au 1er janvier 2008". En outre, "le SE CGT Mayotte a obtenu les 7 signatures des membres de l'observatoire des prix et des revenus (Député, Sénateur, Président du Conseil Général, Président de l'association des Maires, CGT Mayotte, UTFO, ASCOMA) qui obligent le préfet à convoquer dans les meilleurs délais l'observatoire des prix et des revenus". Enfin, "concernant les constructions scolaires, dès le 5 mai, le Président de l'Association des Maires de Mayotte s'était engagé à informer les maires sur les textes en vigueur à Mayotte en matière de construction, d'entretien et de fonctionnement des écoles du premier degré."

Pa
r contre, "les points sur l'intégration dans le corps des Professeurs des écoles et sur la titularisation des contractuels recrutés après juillet 2003 n'ont pas du tout été traités", regrette le syndicat, qui dénonce également le fait que le secrétaire d'Etat à l'Outremer ait refusé de les rencontrer lors de sa visite à Mayotte. "Il est vrai que pour les élus locaux et le gouvernement Fillon, l'éducation des enfants de Mayotte n'est pas une priorité", déclare le SE, selon lequel "à peine 15% d'une tranche d'âge obtiennent le bac". "Il manque plus de 600 salles de classes dans le premier degré, le système injuste et illégal des rotations persiste, plus de 420 instituteurs contractuels exercent avec très peu de formation", énumère le syndicat majoritaire dans le premier degré. Qui conclut : "La lutte n'est certainement pas achevée. D'autres initiatives sont en cours et très certainement d'autres mobilisations auront lieu dans les semaines à venir
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# Posté le samedi 17 mai 2008 05:54

Modifié le samedi 17 mai 2008 06:11

ACTU du 16-05-08 Mayotte: L'Etat veut repusser les boat au large de Mayotte / Reprise des reconduites à la frontière par bateaux pour les clandestins / Jégo veut une action résolue en faveur du pouvoir d'achat des Réunionnais / Le WWF-France lance un fonds pour la protection de la biodiversité outre-mer .

ACTU du 16-05-08 Mayotte: L'Etat veut repusser les boat au large de Mayotte /  Reprise des reconduites à la frontière par bateaux pour les clandestins / Jégo veut une action résolue en faveur du pouvoir d'achat des Réunionnais /  Le WWF-France lance un fonds pour la protection de la biodiversité outre-mer .
MAYOTTE

Article paru dans 20minuites du 16 Mai 2008 (Distribuer dans les Grandes Villes en Métropoles)
L'Etat veut repusser les boat au large de Mayotte
Encore hier, nous avons intercepé un "kwassa" avec quarante personnes à bod, des chèvres,
Des moutons, des nourrissons, raconte un agent de la police aux frontières (PAF) sou le soleil paradisiaque de Mayotte, petite île françae au nord de Madagascar. Les << kwassas >>, cesont ces barques de pêcheurs qui qui décharges sur les plages mahoraises leur cargaisn des Comoriens sespérés.
L'ans dernier, la PAF a intercepté 110 embarcations et elles sont déjà 79 à avoir été stoppées depuis janvier.
Offi
cieusement, 200 à 300 Comoriens affluent chaque jour sur île.

C
'est notamment pour limiter cette pression migratoire devenue inesoutenable que le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, a rencontré hier soir le président de l'Union des Comores. Soit un mois et demi après les émeutes intercommunautaires qui ont secoué Mayotte.

Objectif : stopper les flux à la source, via la coopération. Un accord bilatéral pourrait être bientôt signé. Ce serait une première depuis l'indépendance de l'archipel, en 1975.
Il permettrait de restructurer l'hôpital d'Anjouan, l'île la plus pauvre des Comores. Mais dissuadera-t-il les femmes enceintes des risquer leur vie pour accoucher à Mayotte, ou leur enfant pourra acquérir, à 13 ans, la nationalité française en vertu du droit du sol?

La
reprise de la coopération viserait aussi à créer une zone de libre-échange de marchandises entre les îles,
d
e sorte que le kilo de tomates ne soit plus vendu 16 euros à Mayotte et 50 centimes dans le reste des Comores. L'autre levier envisagé pour essayer l'afflux de boat people, c'est l'intensification des explusions. Plus de 40 000 Comoriens ont déjà été renvoyés depuis le début de l'année. La PAF a fait passer sa flotte de 2 bateaux en mai, un troisième radar sera installé fin juillet pour surveiller les côtes et un nouveau centre de rétation administrative de 120 places, certes annoncé depuis 10ans, doit ouvrir en 2010.

à Moroni Jego réafirme la volonté de la France de faire de Mayotte un DOM
Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jego, en visite à Moroni depuis jeudi, a confirmé l'organisation, en 2009 à Mayotte, d'un référendum sur la départementalisation de cette île comorienne restée sous administration française depuis l'accession de l'archipel à l'indépendance, en 1975.
« Mayotte devra, à cette occasion, se prononcer sur son statut. Mais, bien avant, nous allons prendre le temps d'expliquer les avantages et les inconvénients du statut de département », a ajouté M. Jego lors d'un point de presse jeudi à 22 heures (heure des Comores), aussitôt après son entrevue avec le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi.

Au sujet de l'extradition du colonel Mohamed Bacar, le ministre comorien des Relations extérieures, M. Ahmed Ben Said Jaffar, a déclaré que le rejet par Paris de la demande d'asile politique de l'ex-homme fort d'Anjouan permet au gouvernement comorien de garder l'espoir de sa prochaine extradition vers Moroni.

Apr
ès l'entrevue entre le chef de l'Etat comorien et le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer en compagnie de son homologue de la Coopération, les deux parties ont procédé à la signature de deux conventions d'aide budgétaire d'un montant total de 1.135.000 euros destinés «à permettre la relance rapide de la coopération » et à répondre aux urgences actuelles à Anjouan.

Ce v
endredi, M. Jego devra participer à une réunion de travail au ministère comorien des Relations extérieures au cours de laquelle il sera officiellement mis en place le Groupe de travail de haut niveau (GTHN), un organe permanent de concertation et de suivi des négociations sur les questions d'intérêt commun.

Selon l
e communiqué conjoint publié jeudi à l'issue des discussions, les deux parties ont, entre autres sujets, abordé le problème de la circulation des biens et des personnes entre les îles de l'archipel et le traitement des Comoriens considérées comme « en situation irrégulière à Mayotte ».

La mis
sion française a, en outre, annoncé la réouverture, les jours à venir, de l'antenne consulaire française sur l'île d'Anjouan, fermée au lendemain des violentes manifestations anti-françaises sur l'ensemble du territoire comorien.
(c) APA

REGION
COMORES

MORONI, 16 mai 2008 - 3h02
Reprise des reconduites à la frontière par bateaux pour les clandestins .
Le secrétaire d'état français à l'Outre-mer, Yves Jego, a révélé jeudi que le président comorien Sambi avait donné "son accord de principe" pour la reprise des rotation de deux bateaux en vue de reconduire les immigrés clandestins aux Comores.
Yves Jego et son collègue de gouvernement Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, avaient été reçus en audience jeudi soir par le président comorien Sambi à Moroni.
A
l'issue d'un dîner, Yves Jego à confié à l'AFP qu'il ne voyait pas de blocages dans la bonne marche des relations franco-comoriennes y compris dans le règlement des problèmes d'immigration clandestine des ressortissants comoriens vers Mayotte.
Yve
s Jégo a précisé que les deux parties ont convenu qu'il fallait tarir les sources de l'immigration en attendant de gérér au mieux l'application des lois. "Contre l'immigration, le visa n'est pas une solution", a dit le président Sambi au secrétaire d'état Yves Jego qui lui a répondu: "Pour nous les français, l'immigration est un gros problème."
Depuis la reprise des reconduites à la frontière le 1er mai, près de 600 clandestins ont été renvoyés aux Comores par avion.
Selon Y
ves Jego, "un groupe de travail de haut niveau se réunira à Paris fin mai". Des élus comoriens et mahorais participeront aux travaux.
avec (AFP)

Comores: Yves Jégo joue la détente à Moroni
Dans la capitale comorienne, le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Yves Jégo joue la carte de la détente diplomatique entre la France et son ex-colonie.
Etait en visite à Moroni, la capitale comorienne, Yves Jégo a annoncé que le président comorien Sambi avait donné son feu vert pour la reconduction par bateau de nombreux comoriens qui immigrent vers l'île de Mayotte.
Les au
torités comoriennes n'acceptaient plus le retour des Comoriens depuis l'affaire Mohamed Bacar il y a plus d'un mois. Hasard du calendrier, ou pas, hier, la France a pris acte de la décision de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui a rejeté la demande d'asile déposée par l'ex-président déchu d'Anjouan, tout en excluant qu'il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution.
Les deux content
ieux lié au sort du colonel déchu Bacar et de l'immigration vers Mayotte sont donc en passe d'être réglés, en tous cas sur le terrain diplomatique...
La Fr
ance ne veut plus de la « logique d'affrontement »
"On veut vraiment tourner la page de la logique d'affrontement. On veut s'engager dans une relation qui prenne en compte les attentes de l'Union des Comores", a déclaré le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jégo, lors d'une conférence de presse commune avec le ministre comorien aux Relations extérieures, Said Ahmed Djaffar.
Le secr
étaire d'Etat a comparé les îles de l'archipel des Comores à "quatre s½urs" : l'Union des Comores (trois îles : Grande Comore, Mohéli, Anjouan) et Mayotte. "Elles n'ont pas épousé les mêmes maris", mais elles restent des s½urs compte tenu de "la réalité géographique".
De son
côté, le chef de la diplomatie comorienne a indiqué que le président français Nicolas Sarkozy se rendrait à Mayotte pour la question du referendu et aux Comores l'année prochaine. "Au début de l'année 2009, le président Nicolas Sarkozy se rendra en visite aux Comores. D'ici là, il n'est pas exclu que le président (comorien Ahmed Abdallah Sambi, ndlr) se rende à Paris et y rencontre le président Sarkozy", a-t-il déclaré.
Ancie
nne colonie française, les Comores ont plusieurs contentieux avec Paris, notamment sur Mayotte - île de l'archipel demeurée française par référendum et revendiquée par Moroni. Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975.
avec (AFP)

Manifestation à Moroni de parlementaires comoriens contre la France
Les députés de l'Union des Comores sont descendus dans la rue ce jeudi 15 mai pour manifester contre l'arrivée à Moroni d'une mission ministérielle française, attendue le même jour dans l'après-midi à 15h 45 (heure des Comores).
De nombreux fonctionnaires et étudiants comoriens se sont joints au cortège parlementaire pour exprimer leur colère contre les « tergiversations » du gouvernement comorien sur Mayotte et l'initiative française d'organiser, en avril 2009, un référendum de départementalisation de cette île restée, depuis l'indépendance de l'archipel en 1975, sous administration française.

On p
ouvait lire sur les banderoles déployées à cette occasion par les parlementaires : « Les Comoriens exigent la suppression du visa Balladur (obligation de visa pour les Comoriens voulant se rendre à Mayotte», « Non à la visite à Moroni du ministre français des colonies », « Non à l'occupation illégale de Mayotte »,....

Selon M. Idri
ss Mohamed, porte-parole du Comité Maoré, une organisation de la société civile qui milite en faveur du retour de l'île de Mayotte dans le giron comorien, « ce que dénonce aujourd'hui l'assemblée nationale est significatif ». Il appelle les autorités comoriennes et le président Sambi à « se ressaisir » et à défendre comme il faudrait l'intégrité du territoire national.

Dans
son discours à la Place de l'Indépendance, où s'est arrêté le cortège pour une brève cérémonie, le député Assoumani Youssouf Mondoha a déclaré que « le gouvernement Sambi vient d'infliger une humiliation au peuple comorien en acceptant que les Comoriens des autres îles résidant à Mayotte soient des clandestins ».

« N
ous nous élevons contre la venue à Moroni du ministre français des colonies. Il n'a qu'à aller à La Réunion, Nouvelle-Calédonie ou Guadeloupe », a-t-il ajouté.

Pour le député
Mohamed Moumine, président de la Commission des finances à l'assemblée nationale des Comores, « cette manifestation est une mise en garde contre le gouvernement comorien et la France ».

Plus de cinq cent personnes ont pris part ce jeudi 15 mai à cette action de protestation


Les officiels français Yves Jégo et Alain Joyand accueillis à Moroni
Le secrétaire d'Etat fran çais à la Coopération et à la Francophonie et celui à l'Outre-Mer, respectivement Alain Joyandet et Yves Jégo, sont arrivés jeudi après- midi aux Comores pour une visite officielle de moins de 24h, alors que le Parlement exigeait, la veille, l'interdiction de cette visite des officiels français, a constaté la PANA sur place à Moroni.
Après une rencontre avec la communauté française de Moroni, aussitôt arrivés, les deux secrétaires d'Etat français ont rencontré le ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Jaffar, puis ont été reçus en audience par le chef de l'Etat comorien, qui a offert un dîner en honneur des hôtes français.
"L'objet
de cette visite est la redynamisation de la coopération bilatérale avec l'élaboration d'un plan de mise en couvre des engagements pris entre les deux parties (...) et le lancement des activités du groupe de travail de haut niveau", a indiqué un communiqué conjoint signé par les deux secrétaires d'Etat français et le ministre comorien.
Deux conventions de financement d'un montant total de 1.135.000 euros ont été signées,
-l'une dest
inée à une aide budgétaire pour payer des arriérés de salaires des fonctionnaires d'Anjouan et
-
l'autre pour renforcer l'administration publique dans cette île comorienne, remise sur la voie de la légalité après le renversement du régime du colonel Bacar, en fin mars.
M. J
oyandet devait quitter Moroni peu avant minuit (21 H GMT), tandis que son collègue de l'Outre-Mer partira vendredi en fin de matinée.
Pour les obs
ervateurs politiques comoriens, l'accueil réservé à ces officiels français témoigne d'un recul du gouvernement vis-à-vis de la question de Mayotte.
"Sambi (le pré
sident des Comores) a défait l'union sacrée qui s'était tissée autour de lui quand il avait fait interdire les expulsions de ses compatriotes de Mayotte", a dit un député proche de la mouvance présidentielle. "Le président a tout perdu à cause de ce que ses adversaires appellent capitulation", a-t-il estimé.
Notons qu'au
lendemain de la fuite de Mohamed Bacar, renversé le 25 mars dernier et réfugié à Mayotte, le président Sambi avait fait interdire l'expulsion par la France des Comoriens de Mayotte, suscitant un soutien populaire sans précédent en sa faveur.
M
ais, deux semaines plus tard, après avoir reçu deux émissaires français et la mesure levée, 500 Comoriens sont expulsés de Mayotte vers Anjouan depuis le 1er mai.
(Pana)


A Moroni, la 'visite du ministre des colonies' indispose
Le secrétaire d'Etat français à l'Outremer, Yves Jégo, est arrivé à Moroni jeudi 15 mai en milieu d'après-midi, après une courte escale à Mayotte (lire l'encadré).
Il y a rejoint son homologue chargé de la Coopération, M. Joyandet, afin de prendre part à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Sa venue a provoqué une manifestation jeudi matin, organisée par les députés de l'Union.

Dans la matin
ée, plusieurs dizaines de manifestants se sont amassés dans le centre de la capitale pour dénoncer cette visite qualifiée d'"inopportune". Une trentaine de députés de l'Union, dont le président de l'Assemblée, Saïd Dhoifir Bounou, ont manifesté leur hostilité en marchant pacifiquement, depuis l'Assemblée de l'Union, jusqu'à l'Assemblée de l'île de la Grande-Comore, où ils ont improvisé un rassemblement. Alors que des banderoles arboraient des slogans tels que "Non à la visite aux Comores du ministre français des colonies" ou "Non à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte par la France", à la tribune, les députés ont lu un communiqué rédigé la veille lors de l'assemblée générale, dans lequel ils condamnent "la décision du gouvernement comorien de lever l'interdiction de refoulement des Comoriens se trouvant à Mayotte" et la visite des deux secrétaires d'Etat français, estimant qu'il s'agit d'une "provocation". En effet, ils n'encaissent pas la présence dans cette délégation d'Yves Jego, qualifié de "ministre des colonies" et à qui les députés reprochent des "propos désobligeants" vis-à-vis des autorités comoriennes tenus avant que Sambi ne rouvre les frontières. Après quelques discours, la foule s'est dispersée aux alentours de midi.

Arr
ivé vers 16 heures, M. Jégo n'a donc pas assisté à cette manifestation. Dès son arrivée dans la capitale comorienne, Yves Jégo a rejoint son homologue chargé de la Coopération, Alain Joyandet, afin de participer à la première réunion du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) entre la France et les Comores. Il a par la suite rencontré le ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, puis le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi. Outre le cas Bacar, auquel l'Ofpra a refusé l'asile tout en s'opposant à un renvoi aux Comores (lire par ailleurs), les hauts responsables ont évoqué la question des reconduites à la frontière, celle de Mayotte, et celle de la reprise d'une coopération soutenue. Trois conventions devaient être signées hier soir entre la France et les Comores, dont une doit prendre en charge les arriérés des salaires des fonctionnaires comoriens en poste à Anjouan.

"Développer la coopération"
Quelques heures avant son arrivée à Moroni, le secrétaire d'Etat a reçu un accueil bien plus chaleureux à Mayotte.
Arrivé en fin de matinée, il s'est offert une petite virée en bateau afin de rejoindre directement depuis l'aéroport l'hôtel Sakouli, où s'est tenu ces deux derniers jours la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien. Devant les ambassadeurs français de la zone ainsi que des représentants du Conseil général et du Conseil régional de la Réunion, M. Jégo a affirmé sa volonté de voir émerger de nombreux projets en matière de coopération régionale. "Dans ce monde en mutations, face aux crises alimentaires, au défi énergétique, au changement des lieux de production vers des pays qui ne sont pas si éloignés de nous [l'Inde et la Chine, ndlr], nous devons réagir et agir" a-t-il asséné. Dans ce contexte, "la coopération régionale doit être un axe fort de la politique de l'outremer français". Il faut sinon en finir, du moins dépasser, selon lui, "les liens charnels" hérités du passé entre l'outremer et la métropole. "C'est une réalité qu'il ne faut pas nier" a-t-il dit, "mais il faut aussi savoir ouvrir nos économies vers notre environnement immédiat quand les enjeux de la mondialisation en offrent l'opportunité". Si les élus réunionnais ont bien compris cet enjeu depuis quelques années, qu'en pensent les élus mahorais ? s'est interrogé Yves Jégo. "J'entends votre volonté de voir Mayotte devenir une RUP [Région ultra-périphérique de l'Union européenne, ndlr]. Mais une RUP pour quoi faire ? Dans quel objectif ? Dans quelles perspectives ? Voilà l'enjeu !" Citant le tourisme, la pêche, l'activité portuaire et l'agriculture comme des domaines dans lesquels la coopération doit se développer entre les îles de la zone, le secrétaire d'Etat a demandé aux ambassadeurs français et aux élus réunionnais et mahorais "des actes forts et visibles" et "des accords précis, écrits, chiffrés avec les pays partenaires". Ainsi la coopération sera source "de paix et de fraternité", a-t-il conclu non sans faire référence à son voyage délicat à Moroni et à la tension entre les responsables de l'Union des Comores et Mayotte...

REGION
REUNION

Jégo veut une action résolue en faveur du pouvoir d'achat des Réunionnais .
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, a estimé jeudi que "le temps de l'action" était venu pour "redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" à l'issue d'une rencontre avec des responsables réunionnais à l'aéroport de Saint-Denis.
"Nous allons passer du temps de l'observation à celui de l'action", a déclaré M.Jégo, lors d'un point presse à l'aéroport de Gillot où il était en transit pour Mayotte.
Il
a rappelé que des observatoires des prix ont été créés dans les départements d'outre-mer pour lutter contre le coût de la vie et qu'à la Réunion les premières conclusions venaient de lui être exposées lors d'une rencontre avec les services de l'Etat, les représentants des chambres consulaires et des entreprises (Medef et CGPME).
Le
secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a annoncé que lors de son prochain voyage à la Réunion, le 3 juillet, il présiderait une réunion de l'Observatoire des prix. "J'ai demandé qu'on me présente 10 à 12 mesures concrètes pour redonner du pouvoir d'achat aux Réunionnais" dans le cadre d'un "plan précis", a-t-il dit.
Il a
souhaité que la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) soit "très offensive" sur ce sujet et que des "mesures coercitives et des sanctions soient prises si des choses choquantes sont constatées au cours des contrôles".
Po
ur Yves Jégo, la défense du pouvoir d'achat "c'est le fil rouge de tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy" et elle sera "au coeur des préoccupations du gouvernement".
avec (AFP)

Fonction publique: de 3 à 5000 manifestants à la Réunion .
Quelque 5.000 personnes selon les organisateurs, environ 3.000 selon la police, ont manifesté jeudi à la Réunion, dans les rues de Saint-Denis et de Saint-Pierre, dans le cadre de la journée d'action dans l'Education et la fonction publique, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'intersyndicale à l'origine de la manifestation avait prévu un "jeudi noir" pour le gouvernement et s'est félicitée de la mobilisation des Réunionnais. "Nous avons réussi notre coup, la mobilisation est satisfaisante" a déclaré le président de Solidaires Jean-Claude Bénard.
A S
aint-Denis, environ 2.000 personnes selon les organisateurs, 1.200 selon la police ont défilé dans la rue de Paris jusqu'à la préfecture dont une forte présence de jeunes lycéens et étudiants en tête du cortège.
A Saint-Pierre (sud) près de 2.000 manifestants selon les syndicats, 1.500 selon la police ont défilé dans les principaux artères de la ville. En tête du cortège les jeunes portaient des tee-shirts avec l'inscription "éducation abattue, lycéens dans la rue" ou "Vade retro Sarko".
L
es responsables syndicaux ont refusé une invitation du secrétaire d'Etat Yves Jégo, en transit dans l'île, qui souhaitait les rencontrer à l'aéroport de Gillot. "Il a voulu nous diviser en invitant seulement deux de sept partenaires de l'intersyndicale" a déclaré un responsable syndical.
avec (AFP)


OUTRE-MER

Le WWF-France lance un fonds pour la protection de la biodiversité outre-mer .
Le Fonds mondial pour la nature (WWF-France) a annoncé jeudi la création d'un fonds destiné à financer des programmes de protection de la biodiversité en outremer grâce à des mécènes privés, entreprises, donateurs ou fondations.
La biodiversité ultra-marine représente 80% de la biodiversité française et est soumise à une érosion effrénée, a souligné à cette occasion Serge Orru, directeur général du WWF-France devant la presse. On recense en outremer 60 fois plus d'extinction d'espèces qu'entropole, a-t-il pcisé.
Le WWF a procéà un premier versement de 1 million d'euros pour abonder ce fonds "Biome" (biodiversité outremer) et entend recueillir 10 millions d'euros sur 5 ans qui seront investis dans des projets de protection des écosysmes en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, aux Antilles, à Mayotte ou à la Réunion.
T
oute personne physique ou morale peut souscrire à ce fonds.
L
'organisation entend notamment procéder au sauvetage d'espèces menacées (tortue marine, dugong, jaguar), à la restauration de forêts ou à la protection d'habitats marins (récifs coralliens, mangroves, herbiers).
Na
thalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie, a regretté à cette occasion que 5% seulement du cenat soient actuellement consacrés à l'environnement: "sur un milliard d'euros par an, 50 millions vont à l'environnement: ce n'est pas assez", a-t-elle déclaré. L'objectif est de porter cette part à 30%, a-t-elle indiqué.
L'
idée serait d'augmenter l'enveloppe globale des fonds dédiés au mécenat. Une cellule mécenat va être créée au ministrère de l'Ecologie afin de favoriser une telle évolution, a-t-elle indiqué
avec (AFP)


Outremer Telecom : licences 3G aux Antilles, en Guyane et à La Réunion .
L'opérateur téléphonique et fournisseur d'accès internet Outremer Telecom a annoncé jeudi avoir obtenu les licences pour des réseaux de téléphonie mobile de troisième génération (3G) en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à la Réunion.
Le prix à payer pour ces licences, sans commune mesure avec celui de la métropole, n'a pas été précisé.
"Les réseaux 3G seront construits sur les sites des réseaux 2G existants, permettant ainsi une mise en oeuvre n'induisant que peu de coûts additionnels", précise le groupe dans un communiqué.
De source proche du dossier, on a indiqué que le développement du mobile outre-mercessitait de toute façon une densification duseau, qui sera donc réalisée avec des technologies 3G.
Outremer Telecom assure ainsi "conforter son positionnement de premier opérateur alternatif dans les départements et régions d'outremer et s'affirme comme l'acteur incontournable du haut but après l'acquisition en 2007 de licences WiMax".
Laléphonie mobile de troisme génération (3G) permet un accès haut-débit à internet depuis son mobile et permet de bénéficier en plus des services de voix de la visiophonie et de l'accès à internet notamment.
Ch
ristian Estrosi, alors secrétaire d'Etat à l'outre-mer, avait annoncé fin janvier le lancement des services mobiles 3G outre-mer, devant permettre à 70% de la population ultramarine d'en bénéficier dans les cinq prochaines années.
Pour tenir compte des spécificités du marc"domien", l'attribution des fréquences devait se faire selon une procédure simple département par département, avec des redevances "faibles".
avec (AFP)
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 07:02

Modifié le vendredi 16 mai 2008 13:14

ACTU du 15-05-08 Médecins du Monde présente : 'Mayotte, Guyane, terres d'exception ?' / La demande d'asile en France du colonel Bacar rejetée par l'Ofpra .

ACTU du 15-05-08 Médecins du Monde présente : 'Mayotte, Guyane, terres d'exception ?' /  La demande d'asile en France du colonel Bacar rejetée par l'Ofpra .
MAYOTTE

Médecins du Monde présente : 'Mayotte, Guyane, terres d'exception ?'
Où en sont ces territoires issus de l'histoire coloniale de la France, quels sont actuellement leurs principaux enjeux et problèmes ?
Aujourd'hui ces territoires sont français : comment, dans les faits, le droit français s'y applique-t-il ?
Le
s intervenants de Médecins du Monde, et aussi d'autres acteurs présents sur le terrain font remonter des informations qualitativement et quantitativement inquiétantes (accès aux soins, politique migratoire...) : comment intervenir, quelle stratégie choisir, quels moyens développer et quelle place faut-il tenir ?

H
istoriens, juristes et médecins apporteront un regard croisé sur la Guyane et Mayotte, pour mieux comprendre la réalité actuelle de ces territoires, et alimenter des stratégies d'intervention.

Parmi les intervenants : Pierre Caminade, de l'association Survie et auteur de "Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale", Stéphanie Dekens du Comité intermouvements auprès des évacués (CIMADE), Stéphane Garnier, responsable de mission Guyane et Marie-Pierre Augier, responsable de mission Mayotte.

Ce
t "événement temporaire" aura lieu samedi 17 mai à 19H au siège de Médecins du Monde, 62 rue Marcadet à Paris


REGION
REUNION

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION , 15 mai 2008 - 10h14
La demande d'asile en France du colonel Bacar rejetée par l'Ofpra .
La demande d'asile en France du colonel Mohammed Bacar, président déchu d'Anjouan, a été rejetée par l'Ofpra (protection des réfugiés), mais il ne pourra toutefois pas être renvoyé aux Comores en raison de risques de persécution, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture de la Réunion.
La décision de l'Ofpra a été rendue le 6 mai et a été notifiée mercredi soir à Mohammed Bacar, a précisé la préfecture. Une quinzaine de membres de sa garde rapprochée n'ont pas obtenu non plus l'asile politique en France. L'Ofpra a justifié sa décision en invoquant des "faits graves commis aux Comores" par le colonel Bacar et ses hommes mais a souligné qu'ils ne pourraient être renvoyés aux Comores, jugeant fondées leurs "craintes de persécution".
Le
23 avril, l'Ofpra avait accordé l'asile politique à deux des 22 hommes accompagnant le colonel Bacar à la Réunion et l'avait refusé pour six autres tout en excluant leur renvoi aux Comores, considérant là aussi que leurs craintes de persécutions étaient fondées.
L'avocat du colonel Bacar, Me Marie Briot, avait annoncé la semaine dernière qu'elle déposerait un recours contre la décision de l'Ofpra, si celle-ci était négative, auprès de la Commission des recours des réfugiés (CCR).
Le
colonel Bacar et ses hommes sont actuellement dans l'attente de plusieurs autres décisions les concernant dont une demande d'extradition déposée par le gouvernement comorien.
Pa
r ailleurs, la cour d'appel de Saint-Denis doit se prononcer le 5 juin sur les poursuites engagées contre lui et ses hommes pour entrée irrégulière sur le territoire français et détention d'armes. L'avocat général a requis 3 mois de prison avec sursis pour chacun des prévenus le 7 mai. Ils avaient été relaxés en première instance.
Mohammed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars lors d'une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA. Lui et 22 de ses hommes s'étaient réfugiés à Mayotte avant leur transfèrement par l'armée française à la Réunion où ils sont assignés à résidence dans une base militaire aérienne depuis le 28 mars.
avec (AFP)

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION, 15 mai 2008- 10h29
Situation Bacar: La France agira en concertation avec les Comores (Jégo) .
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé jeudi à la Réunion que le gouvernement français agirait "en concertation avec les Comores pour que le droit s'applique" concernant le colonel Bacar dont la demande d'asile en France a été rejetée.
"L'Etat français a pris acte du refus de droit d'asile au colonel Bacar qui ne peut pas être renvoyé aux Comores", a déclaré Yves Jégo au cours d'un point presse à l'aéroport de Gillot, en transit pour Mayotte et les Comores.
L'
Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a rejeté la demande d'asile déposée par l'ex-président déchu d'Anjouan, tout en excluant qu'il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution, a-t-on appris jeudi auprès de la préfecture de la Réunion.
Yv
es Jégo, qui doit rencontrer les autorités comoriennes jeudi à Moroni, s'est félicité de la "gestion exemplaire" du dossier Bacar entre la France et les Comores. Il a rappelé que "la France a été aux côtés des Comores pour que le colonel Bacar soit mis hors d'état de gérer Anjouan". "Nous continuerons à agir en concertation avec les Comores pour que le droit s'applique et que le colonel Bacar puisse être jugé", a-t-il dit.
Le
secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a souligné que la justice française devait examiner courant mai une demande d'extradition du colonel Bacar déposée par les Comores mais qu'il ne peut pas "préjuger de la décision qu'elle rendra".
avec (AFP)

REGION
LES COMORES

Le parlement comorien contre la visite d'une mission française à Moroni
Dans un communiqué publié mercredi 14 mai, l'assemblée nationale des Comores « dénonce » la venue aux Comores du secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Yves Jego, et demande « l'annulation pure et simple » de sa visite.
Ces derniers temps, les députés comoriens ne cessent de critiquer le gouvernement comorien après sa récente décision de lever l'interdiction relative au refoulement des Comoriens résidant à Mayotte.

Ils acc
usent ouvertement le président Sambi d'avoir levé le pied sur une revendication aussi capitale que celle du retour de Mayotte dans le giron comorien.

Pour l
e parlement, il s'agit d'«un acte de haute trahison nationale dont les commanditaires devront répondre devant la justice de notre pays ».

« L'arriv
ée de cette délégation est une provocation, surtout qu'elle comprend en son sein le ministre des colonies », lit-on dans le même communiqué.

L'asse
mblée dit regretter que le gouvernement comorien ait « bradé » l'île de Mayotte « en échange d'une convention de financement de projets, d'une aide budgétaire pour éponger les arriérés de salaires des fonctionnaires comoriens et de l'octroi de visas français pour VIP voulant se rendre à Mayotte ».

Les
députés comoriens n'excluent pas la possibilité de descendre, aujourd'hui, dans la rue pour protester contre l'arrivée de la délégation française aux Comores.

Hier, me
rcredi 14 mai, une manifestation contre la France s'est déroulée à Paris devant l'ambassade des Comores en France, a appris APA.
(APA)

L'Ofpra juge 'fondées' les craintes de persécutions aux Comores de Bacar
Ni réfugié politique, ni renvoyé aux Comores : la décision adoptée le 6 mai par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) quant au sort de Mohamed Bacar et de ses quinze compagnons est sans surprise
Elle est d'ailleurs identique à celle prise le 22 avril à l'encontre de six autres Anjouanais, dont certains ne faisaient pas partie du groupe du colonel Bacar. L'Ofpra indique que les "faits graves commis aux Comores" par l'ancien président d'Anjouan, qui s'était maintenu au pouvoir par la force avant d'être délogé le 25 mars lors de l'opération des forces comoriennes et africaines, "excluent des droits inscrits dans la Convention de Genève relative aux réfugiés et apatrides". L'Office a cependant estimé que "les craintes de persécutions aux Comores avancées par Mohamed Bacar et ses proches assignés à résidence à la base aérienne 181 sont fondées", rapporte ce jeudi 15 mai le Quotidien de la Réunion. "L'Ofpra estime donc qu'ils ne peuvent retourner dans leur pays d'origine en raison de ces risques."

Si
la demande d'extradition formulée par le gouvernement comorien doit être examinée en juin par la justice française, les chances de voir le colonel jugé dans son pays sont donc extrêmement minces. Quant à Mohamed Bacar et à ses compagnons, ils peuvent encore contester la décision de l'Ofpra devant la Cour nationale du droit d'asile pour tenter d'obtenir le statut de réfugiés. Pour deux autres proches de Bacar, la question du séjour en France ne se pose plus : l'Ofpra a décidé de leur accorder le statut de réfugié politique, révèle le Quotidien. Le 22 avril, deux autres Anjouanais avaient obtenu un statut de réfugié. Seul l'un d'eux accompagnait Mohamed Bacar dans sa fuite vers Mayotte.

Et le journa
l réunionnais de s'étonner du silence du gouvernement français et de la préfecture de la Réunion, qui se sont bien gardés de rendre publique une décision prise il y a plus d'une semaine.


Palais Ujumbe à Mutsamudu (Anjouan-Comores) : un nouveau pan de l'histoire s'effondre
Après l'écroulement d'un premier mur il y a quelques années, le palais royal de Mutsamudu, la capitale d'Anjouan (Comores), dit Ujumbe, a vu la semaine dernière s'effondrer une nouvelle partie de sa façade.
Construit au c½ur de la médina de la capitale anjouanaise, ce site historique figure parmi les principaux monuments que le Collectif du patrimoine des Comores, créé en 2006, souhaiterait voir classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Des architectes mandatés par l'association, dont la plupart des membres se trouvent en France, sont attendus d'ici la fin de la semaine à Moroni, d'où ils devraient sur rendre à Mutsamudu pour évaluer les dégâts et déterminer ce qu'il reste du palais.

Edifié p
ar le sultan Abdallah I (1771-1803), Ujumbe a connu plusieurs embellissements et modifications jusqu'au 19ème siècle. Le palais est particulièrement remarquable par les surfaces internes des murs qui sont festonnées de niches, les poutres en bois et les plafonds en coffres enluminés de calligraphies arabes islamiques de couleur rouge et noir, indique un rapport du collectif.
"Les fen
êtres sont ornées de moucharabieh aux motifs finement festonnés assortis aux poutres. Ce palais, dont la superficie totale est de 850 m² sur deux niveaux servait dans sa partie supérieure à la réception des dignitaires", poursuit le rapport.

Dès l
e 19èmè siècle, le Palais devint le siège de négociations et de signature d'accords et de traités : reconnaissance de la présence française à Mayotte en 1846, traité de Paix inviolable et d'amitié entre le sultanat et les Etats-Unis en 1879, Convention de protection entre la France et le sultanat en 1886, traité de Protectorat définitif imposé par les autorités françaises en 1887, Décrets d'abolition de l'esclavage en 1889 et 1891... Après Abdallah 1er, les sultans d'Anjouan, depuis Allaoui Ier (1803-1822), jusqu'au dernier, Mohamed Sidi (1892-1909), ont occupé les lieux.

Livrée
à l'abandon, la bâtisse ne fait aujourd'hui que subir le sort de nombreuses maisons de la médina qui s'effondrent les unes après les autres, ponctuant de trous béants et de tas de ruines le labyrinthe de la vieille ville. Cet effondrement n'a fait aucune victime.


REGION
MADAGASCAR

La Banque mondiale octroie 40 millions de dollars au projet PIC de Madagascar
La Banque mondiale a fourni une subvention de 40 millions de dollars américains pour soutenir le projet Pôle Intégré de Croissance (PIC) à Madagascar.
Le manager pays de la Banque mondiale à Madagascar, Robert Blake, et le ministre malgache des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, ont signé lundi à Antananarivo les documents relatifs au financement supplémentaire du projet PIC, a rapporté L'Express de Madagascar dans son édition de mardi.

Rob
ert Blake a déclaré aux médias que ce montant supplémentaire vise à réaliser les objectifs du projet pour lequel le fonds a été insuffisant.

Le f
onds est accordé pour renforcer les petites entreprises, pour améliorer l'infrastructure de communication, valoriser les ressources énergétiques et améliorer la mise en oeuvre du projet.

Son obj
ectif général est de créer un climat économique afin de stimuler et de promouvoir la croissance économique australe, centrale et dans les régions nord-ouest du pays, a ajouté le journal.

Le mo
ntant initial du projet, annoncé en septembre 2005 et prévu de prendre fin avant janvier 2011, a été de 129,8 millions de dollars américains.
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 05:43

Modifié le jeudi 15 mai 2008 06:21

ACTU du 14-05-08 Mayotte veut développer la coopération régionale / Mayotte : près de 200 instituteurs dans la rue / Mayotte : une semaine de la Francophonie très politisée

ACTU du 14-05-08  Mayotte veut développer la coopération régionale / Mayotte : près de 200 instituteurs dans la rue /  Mayotte : une semaine de la Francophonie très politisée
MAYOTTE

Le lagon de Mayotte accueille déjà quelques bateaux de croisière. (Photo) "Les ports de l'Océan Indien se positionnent sur le marché de la croisière" voir article tout en bas

Mayotte veut développer la coopération régionale, si...
A l'occasion de la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien, qui se tient à Mayotte ces 14 et 15 mai, les responsables de la majorité du Conseil général de Mayotte ont affirmé leur volonté de développer la coopération régionale à condition que le choix des Mahorais soit reconnu.
Plusieurs ambassadeurs français de la région, ainsi que les représentants des deux collectivités réunionnaises (Conseil général et Conseil régional), le préfet de Mayotte et son homologue de la Réunion, ont assisté mercredi 14 mai à l'ouverture (à l'hôtel Sakouli) de la Conférence sur la coopération régionale dans l'océan Indien, présidée par Ahmed Attoumani Douchina, président du Conseil général de Mayotte, et Alain Moureau, ambassadeur français en charge de la coopération régionale dans l'océan Indien. Des débats ont été menés toute la journée, autour du thème : "L'action de l'Europe dans l'océan Indien".
A ce
tte occasion, M.Douchina a rappelé sa volonté de développer la coopération régionale. Il s'agit d'une de ses deux priorités, avec l'érection de Mayotte en département d'outremer. Les deux sont d'ailleurs intimement liés, pense-t-il. "Le 23 janvier 2008", a-t-il expliqué, "le secrétaire d'Etat à l'Outremer a rappelé que l'évolution statutaire devra être conduite parallèlement au développement de l'intégration de Mayotte dans son environnement régional. C'est dire que cette évolution statutaire va de pair avec la place que notre île doit prendre dans cette région". Pour cela, a-t-il indiqué, l'accession au statut de Région ultra-périphérique (RUP) de l'Union européenne sera un atout qui permettra à Mayotte de bénéficier de financements plus conséquents. L'Europe pourra alors "s'appuyer sur Mayotte" pour développer sa coopération régionale. L'île sous administration française pourra alors "entamer une nouvelle politique de coopération avec ses voisins, plus particulièrement les Comores".
Pour
ce faire, M.Douchina a demandé à la France "d'avoir l'ambition pour Mayotte en terme de politique de coopération régionale", et d'½uvrer en faveur de l'admission de Mayotte au sein de la Commission océan Indien (COI).
To
utefois, cette volonté de se tourner vers l'extérieur doit s'accompagner, à précisé M. Douchina, d'un effort des voisins qui devront reconnaître le choix des Mahorais de rester français. Une condition sine qua non réitérée par Soiderdine Madi, conseiller général d'Acoua, pour qui "rien ne pourra se faire sans un total respect mutuel des différents intervenants". "Mayotte entend faire respecter son choix !" a-t-il asséné. Le sénateur Adrien Giraud lui a emboîté le pas en affirmant que "pour coopérer, il faut être deux".
M. Moureau a pour sa part affirmé comprendre les revendications des élus mahorais. Il a évoqué une "normalisation" des relations entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais "pour cela, il faudra disposer de ressources supplémentaires pour aider au développement des îles voisines", a-t-il conclu.

Christian Job absent
Si une grande partie des ambassadeurs français de la région sont présents (ou se font représenter) à cette conférence, celui en poste à Moroni, M. Job, s'est fait remarquer par son absence. M. Moureau a expliqué qu'il n'avait pu se rendre à Mayotte en raison des préparatifs de la visite à Moroni des deux secrétaires d'Etat français à l'Outremer (Jégo) et à la Coopération (Joyandet), ce jeudi 15 mai.


Mayotte : près de 200 instituteurs dans la rue

A l'appel du Syndicat des enseignants (SE-CGT Ma) majoritaire dans le premier degré, environ 200 instituteurs (250 selon le syndicat) ont manifesté mardi 13 mai dans les rues du chef-lieu de Mayotte, Mamoudzou.
"Avec un peu plus de 250 manifestants et plus de 400 grévistes [Mayotte compte environ 2.100 instituteurs, ndlr], la mobilisation du 13 mai est satisfaisante et surtout très encourageante", estimait mardi soir dans un communiqué de presse le secrétaire général du SE, Rivomalala Rakotondravelo. Armés de pancartes aux couleurs de la CGT ou ornées de quelques slogans faisant référence à l'indexation ou l'intégration, les instituteurs ont débuté leur mouvement devant le vice-rectorat. Ils ont ensuite marché dans les rues de Mamoudzou, bloquant légèrement la circulation, puis se sont dirigés en direction du Conseil général où ils espéraient rencontrer le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, absent. Aucune violence n'a été recensée, et les grévistes ont manifesté pacifiquement. En fin de matinée, les grévistes ont décidé en AG de reconduire le mouvement au lendemain. "Il devrait durer jusqu'à la venue du ministre [jeudi 15 mai]", nous indiquait en fin de journée un des organisateurs de la manifestations. "Nous avons demandé à le rencontrer", indiquait pour sa part M.Rakotondravelo.
Ce
mouvement porte les mêmes revendications que celui de l'année dernière, qui avait duré quatre mois : "Exiger l'organisation d'une réunion urgente de l'observatoire des prix et des revenus pour statuer sur l'indexation des salaires ; exiger le respect de l'ordonnance n°2007-1801 du 21 décembre 2007 ; exiger l'intégration de tous les instituteurs de Mayotte dans le corps des Professeurs des écoles avant 2010 ; exiger la titularisation des contractuels recrutés après 2003." "Par ce mouvement, nous voulons rappeler que des engagements ont été pris l'année dernière par la préfecture au sujet de l'indexation des salaires. Nous voulons aussi défendre l'application de textes applicables à Mayotte, concernant la majoration de la DSI de 25%, intégration dans le corps des Professeurs des Ecoles, la titularisation des contractuels recrutés après 2003, la construction des écoles", indique le leader syndical.
Une ren
contre entre le secrétaire général de la préfecture et les responsables du mouvement, programmée à 17 heures, n'a rien donné mardi soir.


Mayotte : une semaine de la Francophonie très politisée
C'est en présence des ambassadeurs français de la région –qui participeront mercredi 14 et jeudi 15 à la Conférence de la coopération régionale dans l'océan Indien, que le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina, et le vice-recteur de Mayotte, Jean-Claude Cirioni, ont ouvert mardi 13 mai la Semaine des rencontres de la francophonie.
Cette semaine s'articule autour de trois événements : la Conférence qui réunit les représentants français de la région (nous y reviendrons dans une prochaine édition), le verdict du jury du prix littéraire Narisome (décerné à un auteur jeunesse par des élèves de Maore, des Comores indépendantes et de Madagascar) et les résultats du concours Francojeune (concours d'écriture autour d'un thème destiné aux élèves du primaire, du collège et du lycée). D'autres rendez-vous viendront marquer cette semaine qui se terminera samedi 17 mai : des ateliers de danses traditionnelles, un atelier slam, et la représentation de la nouvelle pièce de théâtre de l'auteur mahorais Nassur Attoumani : "Interview d'un macchabée".
Cette sem
aine intervient dans un contexte de fortes tensions régionales entre les autorités mahoraises et comoriennes, et alors que le nouveau président du Conseil général a fait de la coopération régionale une priorité – qui va de paire avec l'obtention du statut de département français d'outremer. M. Douchina n'a pas manqué de la rappeler lors de la cérémonie d'ouverture à laquelle participaient des élèves et leurs enseignants malgaches –les Comoriens sont arrivés en retard-, les ambassadeurs de la zone, et des représentants de régions malgaches. "La coopération régionale ne peut se concrétiser par des projets d'envergure que si des efforts communs sont fournis, que si un véritable partenariat entre les îles de l'océan Indien est respecté", a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : "[cette semaine] montre que Mayotte est aujourd'hui dotée d'un potentiel incontournable en matière d'offres de formation. Mayotte a la capacité, les outils pédagogiques et matériels nécessaires pour la mise en place d'une coopération dans le domaine de l'Education et de la formation dans les autres territoires de la région". Affirmant vouloir "faire de Mayotte une référence dans ce domaine-là", M. Douchina a toutefois précisé que "pendant trop longtemps, Mayotte a été présentée comme faisant partie intégrante de la République des Comores, ce qui l'a empêché d'exprimer ses choix, de faire entendre sa voix en tant que territoire français (...) Désormais, il est temps que cette situation préjudiciables aux Mahorais s'efface au bénéfice d'un essor social et culturel ; il est temps que Mayotte trouve enfin sa place dans l'océan Indien en toute légitimité."


Les instituteurs mahorais poursuivent la grève
Les instituteurs mahorais ont entamé mercredi 14 mai leur deuxième jour de grève. Selon le Syndicat des enseignants (SE-CGT-Ma) qui appelle à la grève (Lire acticle précédent), près de 150 enseignants ont manifesà Mamoudzou, devant le vice-rectorat puis au Conseil général. Après l'échec de la union avec le secrétaire général de la préfecture mardi soir, ils ont rencontré le directeurral des services de la Collectivi mercredi matin. "Il nous a promis d'organiser uneunion entre la préfecture, le Conseil général et les grévistes", affirme-t-on du côté des syndicalistes. La grève a é reconduite pour ce jeudi 15 mai.

Jégo promet la fermeté contre l'immigration clandestine vers Mayotte
Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Yves Jégo, compte sur une 'coopération renforcée' avec les Comores et 'la fermeté dans l'application des lois' pour faire diminuer l'immigration clandestine à Mayotte, en provenance de l'île voisine d'Anjouan.
Lire ACTU du 13-05-08

Le programme de Jégo

Yves Jégo devrait arriver jeudi 15 mai en fin de matinée à l'aéroport de Pamandzi, à Mayotte. Il fera une brève escale dans l'île sous administration française afin de marquer de sa présence la Conférence de la coopération régionale dans l'océan Indien qui se tient ces mercredi 14 et jeudi 15 mai à Mayotte. Trois heures plus tard, il devrait prendre un avion en direction de Moroni, où il rencontrera les responsables politiques comoriens. Il sera de retour à Mayotte le lendemain, en fin de matinée. Là aussi pour une brève escale de cinq heures : le temps de rencontre la direction de la Police aux frontières, présider un "déjeuner républicain" et tenir une conférence de presse.

REGION
COMORES

MORONI, 14 mai 2008 - 17h37
Le Parlement comorien critique la visite du ministre français "des colonies" .
Le Parlement de l'Union des Comores a jugé mercredi que la visite d'une délégation ministérielle française prévue jeudi à Moroni n'était "pas opportune, surtout qu'elle comprend le ministre des colonies".
"L'assemblée de l'Union des Comores considère que l'arrivée d'une délégation française de haut niveau (...) n'est pas opportune surtout qu'elle comprend le ministre des colonies", indique un communiqué de l'Assemblée publié à Moroni, sans préciser qui est "le ministre des colonies".
Les
secrétaires d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, et à l'Outre-mer, Alain Jégo, sont attendus jeudi à Moroni.
Ancienne colonie française, l'archipel des Comores a plusieurs contentieux avec Paris, notamment sur Mayotte - île de l'archipel demeurée française par référendum et revendiquée par Moroni - et plus récemment à propos du sort de l'ex-président de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar.
Celui-ci
se trouve actuellement sur l'île française de la Réunion après avoir été renversé fin mars par une opération militaire appuyée par des troupes mandatées par l'Union africaine.
Avant son départ pour les Comores, M. Jégo a indiqué compter sur une "coopération renforcée" avec les Comores et "la fermeté dans l'application des lois" pour faire diminuer l'immigration clandestine comorienne à Mayotte.
Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975. Elle est devenue un Eldorado dans la région attirant les clandestins, dont de nombreux Comoriens.
Concernan
t Mohamed Bacar, le gouvernement de l'Union des Comores demande à la France de l'extrader
avec (AFP)

Cinq candidats pour la prochaine élection présidentielle à Anjouan
Les Anjouanais se rendront aux urnes les 15 et 29 juin prochains pour élire le nouveau président de l'île après la chute du colonel Mohamed Bacar, chassé du pouvoir à l'issue d'une opération militaire conjointement menée par l'armée comorienne et des forces de l'Union Africaine.
Pour le premier tour, la campagne débute le 30 mai pour s'achever le 13 juin tandis que les candidas admis au second tour disposeront de 9 jours, à compter du 18 juin, pour battre campagne.
Cinq candidats sont en lice : Mohamed Djanfari, ancien vice-président de l'assemblée nationale ; Moussa Toybou, ex-ministre sous le régime Djohar ; Bacar Abdou, député à l'assemblée de l'île d'Anjouan ; Bastoine Soulaimane, magistrat de formation et ancien président de la Cour d'appel à Anjouan et Soundi Abdoulatuf, retraité de l'armée française.
Le prési
dant sortant, le colonel Mohamed Bacar, aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement comorien, a été disqualifié par la Cour constitutionnelle.

M. B
acar a dirigé l'île d'Anjouan entre 2002 et 2008. Il s'était toujours rebellé contre l'Etat central, à Moroni, et décida, en mai 2007, de passer outre le décret du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, portant report de l'élection présidentielle à une date ultérieure.

Il fit
organiser un scrutin qualifié de « mascarade d'élection », à l'issue de laquelle il se proclama président d'Anjouan. La médiation de la communauté internationale pour l'organisation d'un autre scrutin sur l'île, ne changea rien à la position de Bacar, jusqu'à l'intervention armée de mars dernier qui le fit partir du pouvoir.

Le président Sambi incite les femmes anjouanaises à participer à l'effort national
Le président Sambi a appelé lundi à Mutsamudu, la femme anjouanaise à participer à l'effort national pour le développement des Comores, estimant que devant les fortes inégalités entre les sexes, la formation professionnelle reste un atout majeur.
«Le salut de la femme d'aujourd'hui passe par l'apprentissage d'un métier », a dit le chef de l'Etat Comorien.
Le
chef de l'Etat s'exprimait lors d'un grand rassemblement organisé par des associations féminines à Mutsamudu, la capitale d'Anjouan d'où il est lui-même originaire. Au cours de ce rassemblement M. Sambi a reçu deux médailles d'honneur pour avoir réussi à libérer l'île de la dictature du colonel Mohamed Bacar.
Aux Com
ores, les cérémonies dédiées à la libération d'Anjouan se poursuivent à un rythme effréné et prennent diverses formes selon le village ou l'île.
Le
s femmes anjouanaises ont, à cette occasion, demandé au président comorien de consolider l'unité retrouvée et de renforcer les fondements, aujourd'hui très fragiles, de la République.
En rép
onse, M. Sambi a promis de mettre en place un cadre de concertation entre les femmes de Ngazidja, de Mwali, d'Anjouan et de Mayotte.
En ma
rs dernier, des troupes comoriennes appuyées par des soldats tanzaniens et soudanais de l'Union Africaine ont chassé du pouvoir le président autoproclamé de l'île d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar.
(APA)

Solidarité des Comores à la Chine après le séisme du Sichuan
Le ministre des Relations extérieures des Comores, Ahmed Ben Saïd Jaffar, a déclaré à la PANA lundi en début de soirée, après le séisme qui a secoué le sud-ouest de la Chine, sa 'profonde émotion et celle du gouvernement comorien et renouvelle sa solidarité au peuple chinois ami, dans cette terrible épreuve'.
Le chef de la diplomatie comorienne, ému face à cette catastrophe naturelle, s'est dit "confiant quant au génie du peuple chinois pour surmonter cette épreuve qui intervient à trois mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, en août prochain".
U
n séisme d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, a secoué lundi le sud-ouest de la Chine, précisément dans la province du Sichuan où un premier bilan encore provisoire fait état de plus de 8.000 morts et 10.000 blessés, selon l'agence Chine nouvelle.
(Panapress)

REGION
LES SEYCHELLES

Une délégation parlementaire des Seychelles effectuera une visite en Chine
Une délégation de l'Assemblée nationale de la République des Seychelles, dirigée par le vice- président du parlement Wilby Lucas, effectuera une visite officielle de bonne volonté en Chine du 14 au 21 mai, sur l'invitation du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de Chine (APN, parlement chinois).

OCEAN INDIEN

Les ports de l'Océan Indien se positionnent sur le marché de la croisière

Les ports de Maurice, La Réunion, Madagascar, les Seychelles et Mayotte veulent s'associer pour lancer un site internet pour attirer les croisières dans leurs eaux.

Le lagon de Mayotte accueille déjà quelques bateaux de croisière. (Photo)

Les 7 et 8 mai derniers, une réunion des dirigeants de ces cinq ports se tenait à Port-Louis, la capitale de l'Ile Maurice.

Pour
Xavier-Luc Duval, Ministre mauricien du Tourisme, des Loisirs et des Communications Extérieures, le potentiel des croisières est “énorme”. Il estime que les îles de la région sont complémentaires.

A ce jou
r, le Costa Marina, paquebot du géant européen Costa Croisières, a effectué des croisères au départ de Maurice et dans le sud-ouest de l'Océan Indien durant toute la saison estivale. Au total, ce sont quelque 11 000 touristes qui ont transité par Port-Louis. Le croisiériste européen doublera sa capacité pour la saison 2008-09, avec la venue du Costa Europa. Ce paquebot de luxe peut embarquer jusqu'à 1 770 passagers.

Le
MS Ocean Odyssey un paquebot 4 étoiles pouvant embarquer 250 passagers s'installe lui aussi dans la zone. Il effectue déjà des croisières sur la côte sud de l'Inde et les îles avoisisantes, jusqu'au Sri Lanka. A Maurice, il a signifié son intention d'effectuer de petites sorties dans les îles avoisinantes, le temps de finaliser son programme de croisières dans la région, pour la saison 2009.

Quant au
nouveau quai de croisières de Port Louis, il devrait être opérationnel au début de 2009.
(avec Ile Maurice Tourisme)
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# Posté le mercredi 14 mai 2008 06:27

Modifié le vendredi 16 mai 2008 13:19

ACTU du 13-05-08 Immigration: "coopération renforcée" avec les Comores et "fermeté" à Mayotte (Jégo) . / L'esclavage enseigné: "Sarkozy ne fait qu'appliquer la loi", selon Taubira . / Nomination de nouveaux responsables militaires à Anjouan

ACTU du 13-05-08  Immigration: "coopération renforcée" avec les Comores et "fermeté" à Mayotte (Jégo) . /  L'esclavage enseigné: "Sarkozy ne fait qu'appliquer la loi", selon Taubira . /  Nomination de nouveaux responsables militaires à Anjouan
MAYOTTE

Immigration: "coopération renforcée" avec les Comores et "fermeté" à Mayotte (Jégo) .
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo compte sur une "coopération renforcée" avec les Comores et "la fermeté dans l'application des lois" pour faire diminuer l'immigration clandestine à Mayotte, en provenance de l'île comorienne voisine d'Anjouan.
Invité de Canal + à la veille de son départ pour Mayotte et Moroni, M. Jégo a confirmé qu'il allait rencontrer les représentants du gouvernement des Comores.
"J'espère que sur ce dialogue, une coopération renforcée avec les Comores, on va éviter que bon nombre de Comoriens n'éprouvent le besoin de venir à Mayotte", où les conditions de vie sont meilleures, a déclaré le secrétaire d'Etat.
"Il
y a dans la coopération, la volonté de travailler dans les pays sources, l'une des réponses à la pression migratoire sur Mayotte", a ajouté M. Jégo.
Sel
on lui, "la deuxième réponse, c'est la fermeté dans l'application des lois. Depuis le 1er mai, les reconduites à la frontière ont repris, nous avons déjà renvoyé 500 personnes".
"
L'objectif est de respecter les décisions de justice", a poursuivi M. Jégo, précisant qu'"à Mayotte, c'était 14.000 reconduites l'an dernier".
"On
estime aujourd'hui à plusieurs milliers ceux qui doivent rentrer dans leur pays d'origine", a-t-il ajouté.
C
omme ses prédécesseurs, M. Jégo a par ailleurs fait part de sa volonté de faire baisser les prix des transports aériens entre la métropole et l'outre-mer.
Il a
indiqué que "l'Etat va reprendre la gestion des crédits de la continuité territoriale", qui fait l'objet d'une réforme dans le projet de loi-programme pour l'outre-mer.
"C
es crédits ne sont pas forcément gérés de façon très transparente" par les collectivités d'outre-mer, a-t-il dit.
L
e gouvernement va par ailleurs "amener des compagnies low cost sur ces destinations, pour que la concurrence fasse baisser les prix".
Selon
plusieurs sources gouvernementales, l'allègement à l'automne dernier des obligations de service public imposées aux compagnies aériennes pour la desserte des Antilles notamment n'a attiré pour le moment aucun charter.
avec (AFP)

REGION
COMORES

Des experts de l'OCI attendus prochainement aux Comores
Une mission de reconnaissance de l'Organisation de la Conférence Islamique est attendue à Moroni à la fin de la semaine, à l'invitation des autorités comoriennes, pour des échanges sur les moyens de développer une coopération avec l'OCI, notamment une assistance aux plans économique, politique et social.
C'est ce qu'indique un communiqué de l'Organisation, dont copie est parvenue à l'agence de presse APA. Selon la source, la mission envoyée par le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, séjournera aux Comores du 11 au 17 mai prochains.
Le
s experts appartiennent à diverses institutions, dont la Banque islamique de développement (BID) et des organisations caritatives de Sharjah, aux Emirats Arabes Unies (EAU).
Di
fférents projets économiques sont au programme de financement de la BID, au profit du secteur privé comorien, selon le communiqué de l'OCI.
C'es
t la première fois que l'organisation de la Conférence islamique déploie une mission officielle de cette nature, dans l'Union des Comores.
(APA)

Nomination de nouveaux responsables militaires à Anjouan
Le chef de l'Etat comorien, Ahmed Abdallah Sambi, vient de nommer M. Mohamed Daoud alias Madaba, jusqu'ici chef d'escadron, commandant régional de l'Armée nationale de développement (AND) à Anjouan.
Cet
officier origine anjouanaise s'est illustré en s'opposant aux chefs séparatistes, ce qui lui a valu d'être persécuté et pourchassé à Anjouan. Le nouveau commandant régional de l'AMD n'a retrouvé son île natale qu'à la faveur de l'opération militaire de mars dernier contre le régime de Mohamed Bacar.
Deux autres responsables militaires ont été nommés en même temps, il s'agit notamment du lieutenant Dailami Saindou Ben Ali, qui devient le commandant de la quatrième compagnie de la Force comorienne de défense (FCD).
Pour s
a part, le sous-lieutenant Abdallah Ibrahim, précédemment responsable de la Brigade de recherche de Moroni est nommé commandant de compagnie de la gendarmerie nationale.
(APA)


Un décret du président Sambi contesté par le gouvernement de l'île de Ngazidja
Le gouvernement de l'île de Ngazidja conteste la nomination par le président de la République, Ahmed Abdallah Sambi, de M. Ibrahima Abdourazak comme nouveau directeur du Centre hospitalier d'El-Maarouf.
Selon le ministre des Finances et porte-parole de l'exécutif de Ngazidja, ce décret viole la loi définissant les compétences de chacun des quatre pôles de pouvoir en Union des Comores (l'Etat central et les îles).
«L
a moindre des choses aurait été de nous consulter. Nous envisageons d'attaquer le décret présidentiel auprès de la Cour constitutionnelle », a prévenu vendredi le ministre des Finances, Ngazidja, Youssouf Said, au cours d'un petit déjeuner de presse, dans la capitale comorienne.
L'
hôpital El-Maarouf croule aujourd'hui sous le poids d'une dette estimée à près de 10 millions d'euros dont une grosse partie concerne les salaires des agents.

Les Comores Music Awards à Savigny-le-Temple
La cérémonie des Comores Music Awards aura lieu le 17 mai 2008 au Millénaire de Savigny-le-Temple. A l'occasion de cette soirée, qui débutera à 20h, le rappeur Soprano fera partie des invités et donnera un mini concert. De même, Rohff et Ghetto Diplomats seront à l'affiche de cette soirée. Les Comores Music Awards, qui récompensent les artistes qui représentent la musique des Comores, fêteront ainsi leur deuxième édition.

REGION
MAURICE

Maurice va négocier sa souveraineté sur Chagos avec le Royaume Uni
Le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam a déclaré au Parlement ce mardi, que la Grande Bretagne avait accepté d'ouvrir des discussions au plus haut niveau sur la souveraineté de l'archipel des Chagos.

Répondant à une question parlementaire du député de l'opposition, Arianne Navarre-Marie, M. Ramgoolam a dit avoir évoqué cette question avec le Premier ministre britannique, Gordon Brown lors du sommet du Commonwealth.
"
Il y a eu, par la suite, un échange de correspondances et la Grande Bretagne a proposé des discussions au niveau des ambassadeurs. Nous avons rejeté cette offre", a-t-il indiqué.
Le c
hef du gouvernement mauricien a ajouté que les modalités pour les discussions au plus haut niveau n'ont pas encore été arrêtées.
Le
s Chagos, un archipel de 65 îles situé au nord de Maurice, et appartenant à cette dernière, a été excisé du territoire mauricien, et ses quelques centaines d'habitants transférés de force vers Maurice et les Seychelles entre 1965 et 1970 par le gouvernement colonial britannique, avant l'indépendance de Maurice en 1968. Cela pour faire de la place à une base militaire américaine à Diego Garcia.
(Panapress)


OUTRE-MER

PARIS, 13 mai 2008 - 4h03
L'esclavage enseigné: "Sarkozy ne fait qu'appliquer la loi", selon Taubira .
La députée PRG Christiane Taubira estime que l'annonce de Nicolas Sarkozy d'enseigner la traite des noirs et l'esclavage en primaire "dès la rentrée prochaine" ne faisait que se conformer à la loi de 2001, dans un entretien publié mardi par Aujourd'hui en France/Le Parisien.
La députée de Guyane, qui a donné son nom à la loi du 10 mai 2001 reconnaissant comme crimes contre l'humani la traite négrière et l'esclavage, affirme qu'"il était temps" que "la traite des noirs, l'esclavage, ainsi que leurs abolitions" soient au programmme.
"Le président de la publique n'a aucune gloire à en tirer", selon l'ex-candidate à la présidentielle. "Cet enseignement est une obligation depuis sept ans", a-t-elle poursuivi, estimant que "ce n'est donc ni une grande décision politique, ni un cadeau".
Mme Taubira ajoute que "jusqu'à présent" cet enseignement reposait sur "le bon vouloir" des enseignants et juge que "dans une République où l'éducation est un des piliers de la cohésion nationale, cette application brinquebalante est source d'igalité".
"La loi nous permet d'aborder cette partie de l'histoire sans provoquer de traumatisme imbécile. Appliquons-la", conclut-elle.
avec (AFP)
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# Posté le mardi 13 mai 2008 05:10

Modifié le mardi 13 mai 2008 05:24

ACTU du 08-05-08 Deux ministres français à Moroni le 15 mai / 93 reconduites en 5 jours / Des experts de l'OCI attendus prochainement aux Comores

ACTU du 08-05-08  Deux ministres français à Moroni le 15 mai  / 93 reconduites en 5 jours / Des experts de l'OCI attendus prochainement aux Comores
MAYOTTE

Deux ministres français à Moroni le 15 mai

Les autorités comoriennes ont annoncé mercredi 7 mai la visite à Moroni, le 15 mai prochain, de deux membres du gouvernement français : le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, et le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo.
L'annonce de la venue d'une mission ministérielle française, le 15 mai prochain à Moroni, a sans doute pesé dans la balance lorsque le gouvernement comorien a décidé, fin avril, de rouvrir ses frontières aux ressortissants comoriens expulsés de Mayotte. Il faut dire que le sministres français se font rares : la dernière rencontre de ce genre remonte au mois d'octobre 2006 lorsque Brigitte Girardin, alors ministre de la Coopération du gouvernement de Villepin, s'était rendue en Grande Comore et à Anjouan.
Lor
s de leur voyage, le secrétaire d'Etat à la Coopération et son homologue à l'Outremer devraient évoquer avec leurs interlocuteurs comoriens la question de Mayotte, mais également la coopération entre les deux pays. Les discussions devraient relancer la mise en exécution du Document cadre de partenariat (DCP). Conclu en novembre 2006 entre Sambi et Girardin, le DCP a inscrit dans le cadre de l'aide publique au développement, 88 millions d'euros qui devaient être affectés aux secteurs de la santé, de l'agriculture et au soutien au secteur privé pour la période 2006-2010.
Un communiqué des autorités françaises a confirmé mercredi 7 mai cette reprise du dialogue : "Afin d'accompagner l'Union des Comores dans son développement, la France et l'Union des Comores ont décidé de relancer les projets de coopération visant au développement économique du pays qui avaient été suspendus à la demande des autorités comoriennes." Il s'agira de "la première réunion du Groupe de travail à haut niveau (GTHN)" dont la création a été décidée lors de l'entretien entre le Président français et son homologue comorien, le 28 septembre 2007, à Paris.
Avant leur passage à Moroni, les deux représentants du gouvernement Fillon s'arrêteront à Mayotte le 14 mai.

Mayotte : 93 reconduites en 5 jours
Depuis le 1er vol d'une dizaine de personnes le jeudi 1er mai, les reconduites à la frontière ont repris aps l'arrêt unilaral décidé par Sambi au lendemain du passage de Bacar dans lle le 27 mars denier. Jusqu'à ce lundi, en 5 jours, ce sont 93 personnes qui ont ainsi é renvoes à Anjouan. Les reconduites se font "pour l'instant uniquement par voie aérienne", pcise la préfecture.
C
ela se fait au rythme de 2 à 3 rotations par jour avec l'Embraer de 17 places de Comores aviation.
S
ource : Flash-Infos Mayotte du Mercredi 7 mai 2008

REGION
COMORES

Des experts de l'OCI attendus prochainement aux Comores
APA – Dakar (Sénégal) Une mission de reconnaissance de l'Organisation de la Conférence Islamique est attendue à Moroni à la fin de la semaine, à l'invitation des autorités comoriennes, pour des échanges sur les moyens de développer une coopération avec l'OCI, notamment une assistance aux plans économique, politique et social.
C'est ce qu'indique un communiqué de l'Organisation, dont copie est parvenue à APA. Selon la source, la mission envoyée par le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, séjournera aux Comores du 11 au 17 mai prochains.
Les
experts appartiennent à diverses institutions, dont la Banque islamique de développement (BID) et des organisations caritatives de Sharjah, aux Emirats Arabes Unies (EAU).
Diff
érents projets économiques sont au programme de financement de la BID, au profit du secteur privé comorien, selon le communiqué de l'OCI.
C'
est la première fois que l'organisation de la Conférence islamique déploie une mission officielle de cette nature, dans l'Union des Comores.
avec (APA)

Communication France-Comores : du porno au bout du fil
Qui aurait pu penser, imaginer qu'en voulant joindre un proche au pays sur un téléphone portable, on puisse être accueilli par des ébats amoureux. C'est pourtant ce qui est arrivé à certains comoriens résidant en France. Plusieurs témoins affirment avoir été victimes d'un répondeur pornographique en voulant entrer en contact avec leurs proches basés aux pays.

« Je voulais appeler mon frère sur son portable aux Comores, ça a sonné deux ou trois fois. Mais tout de suite, j'entends des cris de femme. Je me suis étonnée avant de très vite raccrocher », raconte l'une de leur. Un autre a failli entrer en conflit avec sa femme : « Quand j'ai composé son numéro, j'ai entendu quelques sonneries avant de tomber sur un répondeur porno. J'ai paniqué car je n'aurais pu imaginer un tel scénario. » Pour notre troisième témoin, il était déjà prévenu du désagrément, mais il n'y croyait pas. Pas plus que ce lundi 5 mai, il est convaincu. « C'est incroyable ! Je peux comprendre que la ligne ne marche pas, que le réseau ne soit pas très bon. Mais qu'il y ait des opérateurs pornographiques qui exploitent notre réseau téléphonique c'est pas possible ! » Bichap, un Internaute, nous a envoyé aussi un message sur cette question pour tenter de mobiliser les compatriotes : « Pour les nombreux Comoriens résidant en France, la communication avec les Comores est devenue un vrai parcours du combattant. Au-delà des nombreuses tentatives infructueuses pour avoir la ligne comorienne, une chose surprenante, voire choquante raisonne au bout du téléphone: une messagerie pornographique. Au début du message, on pouvait croire qu'on est en présence d'une personne en grande difficulté, du fait des soupirs et autres gémissements, mais en écoutant plus longuement, on s'aperçoit que l'on est connecté à une messagerie téléphonique pornographique. Notre ligne téléphonique serait il vendue, en partie à des professionnels du hard, comme ce fut le cas lors de la vente du code 269 ou s'agit il d'erreurs de paramétrages des opérateurs téléphoniques? En tout cas, il serait utile que les associations comoriennes de France s'intéressent à ce dossier, afin de lever le voile sur cette mystérieuse affaire. »
Source : Kweli
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# Posté le jeudi 08 mai 2008 05:34

ACTU du 07-05-08 Départementalisation de Mayotte : 'Nous voulons une campagne de vérité' / Mayotte : les instits en grève le 13 mai / Comores : Sambi vivement critiqué / Anjouan : Sambi accusé d'influencer le vote / Un deuxième puits de pétrole en exploitation à Madagascar

ACTU du 07-05-08  Départementalisation de Mayotte : 'Nous voulons une campagne de vérité'  / Mayotte : les instits en grève le 13 mai  /  Comores : Sambi vivement critiqué /  Anjouan : Sambi accusé d'influencer le vote /  Un deuxième puits de pétrole en exploitation à Madagascar
MAYOTTE

Départementalisation de Mayotte : 'Nous voulons une campagne de vérité'
Les principaux élus mahorais ont tenu une conférence de presse mardi 6 mai, au cours de laquelle ils ont exposé le calendrier menant à la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département. Tous ont souhaité 'une campagne de vérité'.
"Le statut de département est demandé par les Mahorais depuis 1958, et depuis, ils n'ont pas changé d'avis", a déclaré le sénateur Adrien Giraud à l'occasion de cette conférence de presse à laquelle participaient les principaux membres de la délégation mahoraise partie à Paris du 21 au 30 avril dernier (le président du Conseil général Douchina, les sénateurs Giraud et Soibahaddine, le député Aly, les conseillers généraux Abdou et Mouhoussoune). Mais, a précisé M. Giraud, "les Mahorais entendent le mot département depuis 50 ans sans savoir ce qu'il représente." Dans ce contexte, et en vue de la prochaine consultation des Mahorais prévue au début de l'année 2008 (lire ci-contre), "nous nous devons de leur expliquer ce que cela représente". Car si ce statut marquera pour le sénateur "l'ancrage définitif de Mayotte dans la France", il contient des "bouleversements" délicats, comme l'évolution fiscale.
"Nou
s devrons lever certaines appréhensions durant la campagne", a ajouté Ahmed Attoumani Douchina. "Certains font peur, en parlant de taxes, d'impôts, mais les Mahorais doivent savoir que cela se fait selon des règles, et qu'en France, ceux qui n'en ont pas les moyens ne payent pas d'impôts." Sur ce point, Abdoulatifu Aly a précisé que "le système fiscal en vigueur à Mayotte est le pire de la République car il favorise les riches et défavorise les plus faibles."
Au-delà de
ces détails qui feront l'objet d'explications durant la prochaine campagne référendaire, l'ensemble des élus ont réaffirmé leur volonté d'être consultés le plus vite possible. Cependant, a expliqué M.Douchina, "le gouvernement veut se donner le temps d'étudier cette évolution statutaire". Des groupes de travail ont déjà été mis en place à Paris ; d'autres devraient voir le jour dans les semaines qui viennent à Mayotte. "Ils travailleront essentiellement sur le calendrier de l'intégration dans le droit commun des six domaines encore régis par la spécialité législative", a précisé le sénateur Soibahaddine.
M. Douchina
a en outre indiqué avoir demandé au gouvernement de pouvoir faire voter, lors de cette consultation, les Mahorais vivant en France et à la Réunion. "C'est une demande que nous avons faîtes, nous avons été entendus mais nous n'avons eu aucune réponse" de la part du gouvernement, a-t-il précisé.
Les élus
affirment également avoir mis l'accent, à Paris, sur l'intitulé de la consultation. "Nous voulons une question claire et simple, compréhensible par tous, afin que nous puissions donner une réponse sincère", réclame M.Aly. Selon M. Soibahaddine, "selon la loi, on nous demandera simplement si nous voulons du statut de département ou pas", mais "c'est au gouvernement de trancher", a rappelé M. Douchina.
Ce der
nier a confirmé la volonté de la nouvelle majorité de jouer un rôle dans la région, "afin de nous affirmer." Il compte se rendre prochainement à l'île Maurice afin de rencontrer le président de la Commission Océan Indien que Mayotte veut "intégrer", et se réjouit de la promesse du gouvernement français d'intégrer les élus mahorais aux travaux du Groupe de haut niveau France / Comores chargé de trancher le conflit qui envenime les relations des deux pays depuis plus de trente ans. "Il faut montrer au monde entier que si Mayotte est française, ce n'est pas parce que la France le veut, mais parce que les Mahorais le veulent", a conclu M. Giraud.

Le calendrier de la départementalisation
Le sénateur Soibahaddine a révélé le calendrier menant à la départementalisation de Mayotte, à l'occasion de cette conférence de presse. "Il y aura trois étapes", a-t-il précisé.
-"La première, c'est celle dans laquelle nous sommes, est l'adoption par le Conseil général de la résolution demandant l'organisation d'une consultation sur le statut de Mayotte.
-La
deuxième sera la consultation, qui devrait avoir lieu en mars ou avril 2009.
-
La troisième sera l'érection de Mayotte en département et région d'outremer ; cela pourrait intervenir fin 2009 ou début 2010."
D
'ici à la consultation, les groupes de travail à Paris et Mayotte étudieront les modalités de cette évolution, avant de confronter leurs études en juin ou septembre 2008. A la rentrée parlementaire, les deux assemblées (Sénat et Assemblée nationale) devraient organiser des débats sur cette question ; une mission parlementaire est attendue à Mayotte pour le mois d'octobre. Après la consultation "dont le résultat ne fait aucun doute" pour le sénateur, "il reviendra au Parlement de voter cette transformation de Mayotte en DROM", d'où l'intérêt selon lui "de dialoguer avec les élus français". Dans ce but, M. Douchina envisage de les rencontrer en juin prochain

Mayotte : les instits en grève le 13 mai
Dans un communiqué de presse, le Syndicat des enseignants annonce un mouvement de grève des instituteurs pour le 13 mai.
"A partir du 13 mai, les instituteurs seront en grève pour : exiger l'organisation d'une réunion urgente de l'observatoire des prix et des revenus pour statuer sur l'indexation des salaires ; exiger le respect de l'ordonnance n°2007-1801 du 21 décembre 2007 [qui] fixe les conditions dans lesquelles le code de l'éducation sera appliqué à Mayotte (la DSI est versée par le conseil général, la construction, l'entretien et le fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires ne relèvent pas des compétences des communes, seule la formation des instituteurs de la CDM est dispensée par l'IFM, ...) ; exiger l'intégration de tous les instituteurs de Mayotte dans le corps des Professeurs des écoles avant 2010 ; exiger la titularisation des contractuels recrutés après 2003".
Ces revendications ne sont pas nouvelles : elles avaient déjà été à l'origine en 2007 d'un mouvement de grève qui avait duré quatre mois, de mars à juin, paralysant le système éducatif. Selon le secrétaire général du SE, Rivomalala Rakotondravelo, "rien n'a évolué", ce qui a obligé le syndicat à appeler à la grève alors qu'il avait décidé, voici quelques mois, de limiter ce type d'action cette année. Selon le SE, "l'observatoire des prix et des revenus qui a été installé par le Préfet en fin juin 2007 et qui devait aborder en priorité et en urgence l'indexation des salaires n'a toujours pas statué sur le décalage des prix entre la métropole et Mayotte." Quant la situation des instituteurs contractuels recrutés après juillet 2003, "elle n'a pas évolué à l'éducation nationale alors que le centre hospitalier de Mamoudzou a déjà trouvé les moyens pour titulariser ses agents contractuels recrutés après juillet 2003 dans la fonction publique hospitalière.


Jumelage de Mamoudzou avec Mahajanga en vue
Opération de charme et yeux doux au maire de Mahajanga Nirina Rakotoarimanana. En visite éclair de 24 heures à Mahajanga, vendredi après-midi, le maire de la ville de Mamoudzou, Mayotte, Soilihi Abdourahamane n'était pas allé par quatre chemins pour déclarer ses intentions et souhait. Celui de jumeler sa commune avec celle de Mahajanga.
La superficie de la ville mahoraise s'étend sur 4 900 ha avec 53 000 habitants. La commune comprend 13 adjoints au maire et 45 conseillers municipaux. Le budget de fonctionnement de la ville atteint 17 millions d'euros tandis que le budget consacré à l'investissement atteint 35 millions euros. "Nous sommes venus pour renforcer et réaliser une coopération dans le domaine socioculturel et sportif entre Mayotte et Mahajanga", affirme le maire de Mamoudzou. "Notre relation remonte en 1990. Des échanges ont déjà eu lieu auparavant mais la convention n‚'a jamais été signée. Notre déplacement consistera à un premier avant-projet d'échanges entre les deux parties, et à mettre en place un comité", précise-t-il.
L
a finalisation du projet aura lieu dans deux mois au plus tard. La signature de la convention pourrait se tenir probablement à Mayotte lors de l'inauguration du nouvel hôtel de ville de Mamoudzou, au mois de septembre. Le premier magistrat de la ville, Nirina Rakotoarimanana, est invité spécialement à cette occasion. Le maire de Mamoudzou était accompagné par son second adjoint Madi Bruneau et du conseiller général chargé des moyens Zaïdou Tavandray. La délégation a rejoint la ville de Nosy Be, samedi matin, pour le même projet de jumelage. Puis, elle devait atterrir dans la capitale depuis hier.
avec l'express de Madagascar

Paris et Moroni veulent reprendre leur coopération
Afin d'accompagner l'Union des Comores dans son développement, la France et l'Union des Comores ont décidé de relancer les projets de coopération visant au développement économique du pays qui avaient été suspendus à la demande des autorités comoriennes.
Les secrétaires d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet et son collègue chargé de l'Outre-mer, Yves Jego se rendront à Moroni le 15 mai prochain afin de tenir la première réunion du Groupe de travail à haut niveau (GTHN) dont la création a étécidée lors de l'entretien entre le Président de la République Nocolas Sarkozy et le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le 28 septembre 2007 à Paris.
C
onformément aux souhaits des autorités comoriennes, le GTHN débutera ses travaux par l'examen des questions liées à la circulation des personnes, notamment entre Mayotte et les autres iles de l'archipel, afin de mieux organiser et réguler les échanges et de faciliter lejour régulier des Comoriens sur le territoire français.
source :
ministère des affraires étrangères / communiqué de presse

REGION
REUNION

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION, 7 mai 2008 - 12h14
Trois mois de prison avec sursis requis contre le colonel Bacar .
Trois mois de prison avec sursis ont été requis mercredi devant la cour d'appel de Saint-Denis à l'encontre de Mohammed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, et de ses hommes, pour entrée irrégulière en France et détention d'armes.
L'arrêt de la cour d'appel, mis en délibéré, sera rendu le 5 juin.
Le 29 mars, le tribunal correctionnel de Saint-Denis avait annulé pour vice de forme la procédure engagée contre l'ex-homme fort d'Anjouan et les 22 hommes de sa garde rapprochée qui l'ont accompagné dans sa fuite à Mayotte, puis dans son transfèrement à La Réunion. Le parquet avait fait appel de cette décision.
D
ans ses réquisitions, l'avocat général Michel Baud a rappelé que les prévenus étaient entrés à Mayotte le 26 mars à la suite d'une opération militaire de l'Union africaine et de l'Union des Comores visant à renverser Mohammed Bacar. A leur arrivée, ils avaient demandé l'asile politique à la France et remis leurs armes - une dizaine de fusils et des munitions - à la gendarmerie.
Selon l'avocat général, les armes ont été "collectivement transportées" par les 23 personnes, bien que seules 8 d'entre elles l'aient reconnu devant la cour d'appel. En revanche, tous ont admis leur "entrée irrégulière" à Mayotte. Pour l'avocat général, les prévenus sont "coupables des faits qui leur sont reprochés".
"Où
sont les armes? Où sont les scellés? Où est l'intention délictueuse?", ont répliqué les avocats de la défense qui ont plaidé la relaxe. Ils ont notamment rappelé que les armes étaient destinées à assurer leur protection dans leur fuite et qu'aucune mesure coercitive n'a d'ailleurs été prise par le procureur de la République de Mayotte à leur encontre.
Me
Cécile Bentolila a par ailleurs rappelé que le code de séjour des étrangers en France stipule qu'"aucune sanction pénale pour entrée irrégulière ne peut s'appliquer à un réfugié s'il a déposé une demande d'asile", ce qui est le cas des prévenus. Deux d'entre eux l'ont déjà obtenu auprès de l'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides).
M. Bacar, président de l'île d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé lors d'une opération militaire le 26 mars. Lui et ses hommes se trouvent actuellement assignés à résidence dans une base militaire de La Réunion. L'Union des Comores a demandé leur extradition.
avec (AFP)

REGION
COMORES

Comores : Sambi vivement critiqué
La décision des Comores de lever l'interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l'île de Mayotte vers les trois autres îles de l'archipel, suscite une vive polémique à Moroni, la capitale comorienne.
Cette décision avait été prise à suite d'une visite aux Comores d'une mission de conjointe de la présidence et ministère français des Affaires étrangères. "En acceptant que des Comoriens puissent être expulsés de Mayotte en tant que clandestins, Sambi (le président des Comores) et les siens valident l'appartenance de Mayotte à la France" a déclaré M. Idriss Mohamed, porte-parole du comité Maoré, une organisation de la société civile qui se bat pour la réintégration de l'île de Mayotte dans l'ensemble comorien. Le même responsable propose de poursuivre en justice le président Ahmed Abdallah Sambi pour "haute trahison". "Sambi a violé son serment sur le Coran de défendre l'intégrité territoriale du pays et devrait donc être poursuivi pour haute trahison nationale" estime M. Mohamed.
Ces
derniers jours, les rafles ont repris de plus belle à mayotte, après plus d'un mois d'interruption. Mardi 6 mai au matin, une centaine de personnes se trouvaient au centre de rétention administrative –jugé "indigne de la République" dans un récent rapport de la CNDS-, dont une vingtaine de mineurs.

avec APA

Anjouan : Sambi accusé d'influencer le vote

Le Comité de soutien de Mohamed Djanfari, l'un des cinq candidats en lice pour l'élection présidentielle à Anjouan, a accusé dimanche 4 mai le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, de vouloir influencer le vote des Anjouanais.
Dans une lettre ouverte publiée à Moroni le 3 mai, le Comité de soutien fustige l'attitude du président des Comores qui a pris "fait et cause" pour Moussa Toyb. "Nous assistons ces derniers jours à Anjouan au début d'une campagne de violation de la démocratie. Cela est d'autant plus inquiétant qu'elle est menée par celui la même qui nous promettait des élections libres et démocratiques" lit-on dans la lettre. Dans son dernier passage sur l'île, le président Sambi mettait en garde tout Anjouanais qui voudrait s'opposer à ses choix politiques. "Je n'ai pas libéré l'île pour laisser quiconque faire ce qu'il veut à Anjouan" avait-il déclaré, faisant allusion à certains actes administratifs du président intérimaire, Lailizamane Abdou Cheik. Les partisans du candidat Mohamed Djanfari dénoncent aussi "une campagne d'intimidation contre ceux qui soutiendraient un autre candidat que celui qu'il a décidé de porter à bout de bras".
(APA)

Saïd Abasse Dahalane rempile à la tête du parti Mouroua aux Comores
Le Dr Saïd Abasse Dahalane a été reconduit dans ses fonctions de président du parti Mouroua à l'issue de son congrès qui s'est terminé dimanche en fin d'après-midi à Moroni, a constaté la PANA dans la capitale comorienne.
Ce troisième congrès, selon un porte-parole de M. Dahalane, a été placé sous le signe "du renforcement du parti à la base mais aussi à l'échelon national, vu la nouvelle donne consécutive à la libération de l'île d'Anjouan".
"No
s militants d'Anjouan peuvent désormais s'afficher au grand jour, sans craindre les représailles des rebelles de Bacar", a souligné pour sa part, Mhoussini Hassani El-Barwani, troisième adjoint au secrétaire général et porte-parole du président Dahalane. Il a révélé le ralliement à leur mouvement de Bacar Abdou, député de la circonscription de Mutsamudu, la capitale anjouanaise, et candidat à la prochaine élection présidentielle dans l'île.
"Nous ne d
isons pas non à la révision de certaines dispositions de la Constitution", a souligné M. Dahalane, à propos de la conférence inter-comorienne que le chef de l'Etat comorien pourrait convoquer après l'élection du président d'Anjouan, fin juin. Il s'est prononcé en faveur d'une conférence inter-comorienne qui "aurait à coeur le renforcement de l'Etat de droit". Mais il estime que "les questions socio-économiques doivent passer avant toute autre considération".
Pour M. Dahalane, en cas de révision constitutionnelle, la disposition relative à "la présidence tournante ne devra pas être révisée avant 2014".
De fait, s
ouligne les observateurs, le président du Mouroua ne voudrait pas s'aliéner les Mohéliens auxquels revient le tour d'assurer la présidence de l'Union des Comores après le mandat de quatre ans du président Sambi originaire d'Anjouan, tout en reconnaissant "la nécessité de revoir le système institutionnel budgétivore"
(Panapress)

Comores: Les sages femmes pestent contre les bas salaires
L'Association comorienne des sages femmes a déploré lundi le niveau très bas des rémunérations (65 000 francs comoriens pour une débutante, soit 132 euros) appliquées à leurs corps, à l'occasion de la Journée internationale des sages femmes célébrée lundi à Moroni.
En raison du gel des avancements à la fonction publique depuis plusieurs années, beaucoup de sages femmes gardent ce salaire pendant de longues années sans aucune amélioration possible.
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Ce n'est pas motivant de gagner 65 000 francs comoriens payés irrégulièrement pendant dix ans sans aucune augmentation", a souligné Ramalta Hassane, présidente de l'Association comorienne des sages femmes.
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De plus, les indemnités de garde (2000 F par garde) ne sont pas payées à temps", selon Rahia Mohamed, en poste à l'hôpital El Maarouf. "Tous les services perçoivent des indemnités de risque sauf les sages femmes. Pourtant, les risques pour le personnel de contracter des infections à la maternité sont bien supérieurs qu'ailleurs".
P
our nouer les deux bouts, chaque sage-femme essaie de mettre eu point son propre système D allant de visites privées à domicile voire à l'hôpital au petit commerce parallèle.
"J'aimais ce métier
mais je ne vous cache pas que je cherche à changer de profession. Il n'est pas normal de passer toute ma vie à gagner un salaire de misère pour un travail aussi harassant", confie une autre sage-femme en début de carrière qui préfère garder l'anonymat.
L'une des plus dures épreu
ves pour ces femmes chargées de faire venir au monde des bébés, c'est l'accueil des jeunes femmes à terme qui se présentent dans les services de maternité sans avoir jamais consulté tout au long de leur grossesse.
Car, malgr
é les multiples campagnes de sensibilisation en faveur de la maternité sans risque, de plus en plus de Comoriennes arrivent à la fin de leur grossesse sans avoir jamais eu la moindre consultation prénatale. Ces femmes représentent de véritable cauchemars pour les sages femmes en poste à l'Hôpital El Maarouf.
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Il nous arrive souvent de devoir faire face à des situations dramatiques simplement parce qu'une femme a eu des complications qu'elle aurait pu éviter si elle avait eu ses visites prénatales", déplore Fatima Ali Mohamed, la responsable du service avant d'ajouter : " ces cas nous font peur. Mais nous essayons de faire ce que nous pouvons".
"Parmi ces femmes
sans carnet de santé, il y a de vraies indigentes. Mais il y a aussi des personnes qui ne sont pas aussi pauvres et qui auraient pu payer leurs visites. Par inconscience peut-être, elles décident de se passer des consultations prénatales, s'exposant à une issue fatale. Des jeunes femmes sont mortes à El Maarouf à cause de cela", témoigne-t-elle.
L'association d
es sages femmes déplore également le manque d' équipements à l'image de la maternité de El-Maarouf qui compte en tout six tables et quatre boites d'accouchement.
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Six lits c'est insuffisant pour une maternité qui reçoit des femmes qui viennent des autres coins du pays. Nous recevons mêmes des femmes évacuées d'Anjouan et de Mohéli", affirme encore le major Fatima, précisant qu'en moyenne, dix (10) accouchements se déroulent à El- Maarouf par jour.
Autre fait insoutenable
pour ces professionnelles de la santé de la reproduction : les cas de femmes en train d'accoucher et dont les familles ne sont pas en mesure d'acheter les médicaments et matériels demandés.
Avant
, le service de maternité disposait de kits de réserve pour les cas d'urgence. "On pouvait alors utiliser le kit pour une patiente. Elle nous le rembourse ensuite et nous remplaçons les produits utilisés. Mais certaines sont si pauvres qu'elles ne pouvaient rembourser.. La conséquence est que nous n'avons plus de kit de secours du tout. Et les personnes qui viennent accoucher doivent tout acheter. Absolument tout", prévient Fatima Ali Mohamed.
(Panapress)

REGION
MADAGASCAR

Un deuxième puits de pétrole en exploitation à Madagascar
Le gisement d'huile lourde de Tsimiroro augmente son rendement avec la mise en service d'un deuxième puits. La compagnie Madagascar Oil garde encore le secret sur les détails.
Le pétrole de Tsimiroro se rapproche de la phase d'exploitation. Après le premier pompage fait sur un puits au mois de mars, une autre opération de pompage a été effectuée sur un deuxième puits, entrant toujours dans le cadre de l'essai pilote. D'après une source proche du milieu des compagnies pétrolières, le résultat est nettement meilleur que pour le précédent pompage.
Autre
ment dit, le rendement dépasse largement les 45 barils par jour obtenus sur le premier puits. La compagnie Madagascar Oil, promoteur du projet, se garde toutefois de donner des détails sur les derniers résultats obtenus.
« Nous effec
tuons encore les études et des analyses des résultats obtenus par ce pompage mais les chiffres et les données seront communiqués en temps voulu », déclare simplement un responsable au sein de la compagnie.
L'essai pilot
e est la dernière étape de la phase de prospection sur le gisement d'huile lourde de Tsimiroro. Il vise d'abord à évaluer le rendement journalier du gisement et surtout la réactivité de l'huile lourde à la technique d'injection de vapeur. Ce dernier consiste à injecter de la vapeur chaude pour fluidifier le produit et rendre son pompage possible.

Viabilité économique
Le premie
r pompage sur un premier puits au mois de mars a permis de confirmer la réactivité de l'huile lourde. Il a permis d'obtenir un rendement de 45 barils par jour. Cet élément technique est décisif pour l'exploitabilité du gisement.
« Ce
s résultats sont des signes positifs montrant que l'huile lourde réagit bien à la vapeur. Cette étape importante nous rapproche de la définition de la viabilité économique d'un projet plus grand à Tsimiroro », déclare Alex Archila, Chief Executive Officer de Madagascar Oil. L'essai pilote fixe l'objectif de 100 barils par jour, ce qui reste encore assez loin des 45 barils par jour obtenus il y a deux mois.
L'Express de Madagascar

OUTRE-MER

Niches fiscales: Migaud (PS) pour un plafonnement global ou un impôt minimum .
Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), s'est prononcé mercredi pour un "plafonnement global" des niches fiscales ou la création d'une "imposition minimale" pour éviter que des contribuables aisés échappent à l'impôt.
"Il faut imaginer soit un plafonnement global --on ne peut pas réduire son impôt de plus de tant-- ou bien une imposition minimale comme il peut en exister aux Etats-Unis, où les niches fiscales sont très nombreuses", a estimé M. Migaud sur RMC.

Il a indiqué que la commission des Finances de l'Assemblée devait rendre "fin mai oubut juin" un rapport sur les niches fiscales.
"Ce que propose le gouvernement, c'est-à-dire de plafonner niche par niche la possibilide réduction d'impôts, ne répond pas à la question que nous posons", a-t-il dit. "Est-il légitime de pouvoir se soustraire à tout paiement d'impôt sur le revenu alors que l'on a des revenus confortables?", s'est interrogé M. Migaud.
"Aujourd'hui, vous pouvez avoir des revenus de plusieurs centaines de milliers d'euros et ne pas payer d'impôt sur le revenu. Vous avez des contribuables qui peuvent réduire de 85% voire 100% leur impôt sur le revenu", a-t-il insisté.
So
ulignant que cet impôt, progressif, était "le plus juste", il a déploré que son poids diminue "de plus en plus au profit des taxes proportionnelles ou des impôts indirects".
Dans la foulée d'un rapport de l'Inspection générale des Finances sur les niches fiscales, commandé par les parlementaires, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a propomardi de "plafonner" cinq niches fiscales, dont celles sur les investissements dans les DOM-TOM, jugeant toutefois que le bénéfice de ces mesures pour les finances publiques serait limité à "des dizaines de millions" d'euros.
Selon ce rapport, la réduction d'impôts pour les investissements outre-mer pourrait être limitée à 40.000 euros ou, au choix du contribuable, à 15% du revenu imposable. Cette mesure ferait revenir 168 millions d'euros dans les caisses de l'Etat et ne toucherait qu'un peu plus de 3.000 contribuables.
In
terrogé sur d'éventuelles réticences des lobbies, Didier Migaud a estimé qu'il "ne s'agit pas de réduire le soutien de la collectivià l'outre-mer mais de rendre l'action plus efficace et plus juste".
avec (AFP)
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# Posté le mercredi 07 mai 2008 05:19

Modifié le mercredi 07 mai 2008 10:59