Dimance 06Décembre 2009 L'actualité mahoraise
Trois autres inculpés, dont une auxiliaire de puériculture et un agent de sécurité du Conseil Général de Mayotte ont été condamnés à cinq mois de prison dont un ferme. L'agent de sécurité a affirmé avoir trouvé et ramassé la grenade et les munitions qu'il avait en sa possession lors de la manifestation.
Un jardinier du Conseil général a écopé, lui, de six mois de prison dont un ferme pour violences en réunion, rébellion et outrage à agents.
Selon le procureur, ces manifestants risquaient jusqu'à 7 ans de prison. «Il y avait deux cents personnes, pourquoi avoir attrapé ceux-là» s'est interrogé leur avocat, laissant entendre qu'ils avaient été pris au hasard.
Les quatre condamnés à des peines de prison ferme ont fait appel.
Trois mineurs étaient par ailleurs présentés devant le juge des enfants pour les mêmes faits.
Ces violences ont eu lieu mercredi dernier lors d'un mouvement de protestation contre l'augmentation des tarifs de la barge reliant les deux îles principales de Mayotte, Petite Terre et Grande Terre. Des négociations ayant été entamées, le mot d'ordre s'est déplacé vers le thème de la vie chère.
Les débordements, dont certains à caractère raciste, ont fait une quinzaine de blessés. Le plus gravement atteint a été rapatrié vers la métropole où il a été pris en charge par l'hôpital militaire du Val de Grâce. Ses jours ne sont plus en danger. Il avait été blessé par l'explosion à bout portant d'une grenade de désencerclement.
La ministre en charge de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard, est actuellement à Mayotte pour deux jours. Elle a été accueillie samedi midi par Hubert Derache, le préfet de Mayotte, avant de rencontrer les maires des deux communes de Petite Terre, les forces de l'ordre et les élus mahorais.






