Mayotte: Prison ferme pour quatre manifestants

Mayotte: Prison ferme pour quatre manifestants
MAYOTTE

Selon le procureur, ces manifestants risquaient jusqu'à 7 ans de prison. «Il y avait deux cents personnes, pourquoi avoir attrapé ceux-là» s'est interrogé leur avocat, laissant entendre qu'ils avaient été pris au hasard.


... Actu du 97.6


Dimance 06Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Prison ferme pour quatre manifestants
Au total, cinq personnes ont été jugées en comparution immédiate au lendemain des débordements provoqués par la manifestation de mercredi dernier.
Jeudi, cinq personnes comparaissaient devant le tribunal de Mamoudzou en comparution immédiate pour « violences avec armes en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail ». Seul un jeune homme de 18 ans a vu sa peine de cinq mois d'emprisonnement entièrement assortie de sursis. Les quatre personnes condamnées à des peines de prison ferme ont été immédiatement placées en détention sous mandat de dépôt

Trois
autres inculpés, dont une auxiliaire de puériculture et un agent de sécurité du Conseil Général de Mayotte ont été condamnés à cinq mois de prison dont un ferme. L'agent de sécurité a affirmé avoir trouvé et ramassé la grenade et les munitions qu'il avait en sa possession lors de la manifestation.

Un ja
rdinier du Conseil général a écopé, lui, de six mois de prison dont un ferme pour violences en réunion, rébellion et outrage à agents.

S
elon le procureur, ces manifestants risquaient jusqu'à 7 ans de prison. «Il y avait deux cents personnes, pourquoi avoir attrapé ceux-là» s'est interrogé leur avocat, laissant entendre qu'ils avaient été pris au hasard.

Les quatre condamnés à des peines de prison ferme ont fait appel.

T
rois mineurs étaient par ailleurs présentés devant le juge des enfants pour les mêmes faits.

Ces violences ont eu lieu mercredi dernier lors d'un mouvement de protestation contre l'augmentation des tarifs de la barge reliant les deux îles principales de Mayotte, Petite Terre et Grande Terre. Des négociations ayant été entamées, le mot d'ordre s'est déplacé vers le thème de la vie chère.

Les débordements, dont certains à caractère raciste, ont fait une quinzaine de blessés. Le plus gravement atteint a été rapatrié vers la métropole où il a été pris en charge par l'hôpital militaire du Val de Grâce. Ses jours ne sont plus en danger. Il avait été blessé par l'explosion à bout portant d'une grenade de désencerclement.

La min
istre en charge de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard, est actuellement à Mayotte pour deux jours. Elle a été accueillie samedi midi par Hubert Derache, le préfet de Mayotte, avant de rencontrer les maires des deux communes de Petite Terre, les forces de l'ordre et les élus mahorais.
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 19:55

Modificado em Domingo 06 Dezembro 2009 17:47

Mayotte: Colloque sur la départementalisation de Mayotte

Mayotte:  Colloque sur la départementalisation de Mayotte
MAYOTTE

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Samedi 05 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Colloque sur la départementalisation de Mayotte
Afin Du mercredi 9 au vendredi 11 décembre, se tiendra un colloque exceptionnel sur la mise en ½uvre de la départementalisation à Mayotte.
Organisé par le conseil général et l'Institut de droit d'Outremer (Idom) de la faculté de droit d'Aix-en-Provence, cette manifestation va permettre d'approfondir la réflexion sur les particularités de la Collectivité de Mayotte et les moyens concrets d'en tenir compte dans la mise en place de la partementalisation. Plusieurs spécialistes sont invités pour l'occasion. Ils se succèderont au sein de l'hémicycle Younoussa Bamana. Chacun d'entre eux sera amené à faire des propositions concrètes à la fin de son intervention. De nombreuxbats auront lieux afin de permettre les échanges d'exriences et d'expertises sur différents points.
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# Enviado em Sábado 05 Dezembro 2009 06:43

Mayotte: Des bus gratuits pour se faire vacciner

Mayotte: Des bus gratuits pour se faire vacciner
MAYOTTE

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Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Des bus gratuits pour se faire vacciner
Afin de faciliter l'accessibilité aux centres de vaccination à la population, un dispositif de transport gratuit a été mis en place depuis le 1er décembre 2009.
Les horaires et les lieux de passage de ces bus sont affichés dans les mairies, les dispensaires et les centres de vaccination. Ces bus sont facilement reconnaissables grâce aux affiches "Vaccination contre la grippe AH1N1" collées dessus. La campagne de vaccination contre la grippe AH1N1 a démarré à Mayotte le 12 novembre 2009 dans cinq dispensaires : Dzaoudzi, M'ramadoudou, Kahani, Bandraboua et Mamoudzou.
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:58

Mayotte: Le Collectif à l'origine des manifestations s'explique

Mayotte: Le Collectif à l’origine des manifestations s’explique
MAYOTTE

Interview: Malango actualité
Propos recueillis par Annette Lafond
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Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Le Collectif à l'origine des manifestations s'explique
Le Collectif des Citoyens perdus a tenu une conférence de presse hier après-midi. Le mouvement qui est à l'origine de la manifestation violente de mercredi en a dressé le bilan. Interview de son leader.
Ansoir Abdou, le leader des « Citoyens perdus » salue le retrait du rapport sur les tarifs du STM décidé par le président du Conseil général à la suite la manifestation du mercredi 2 décembre.

Malango : Votre réaction au gel des prix des barges ?

Ansoir Abdou : « C'est bien la preuve que nous avons eu raison de manifester, les élus sont enfin revenus à la raison. De notre côté, nous regrettons la violence, notre manifestation était pacifique. Ceux qui ont pris la décision de charger la foule ont incité les manifestants à réagir, d'autant plus que j'étais en pleine discussion avec le commandant de gendarmerie à ce moment là ».

Malango : Mais les forces de l'ordre ont commencé à recevoir des jets de pierres au rond point du Four à Chaux...

Ansoir Abdou : « Les gendarmes ont commencé en escortant violemment les gens sur place pour les évacuer, il fallait s'attendre à une réponse violente. « Qui sème le vent récolte la tempête ! ».

Malango : Que va-t-il se passer dans les jours à venir ?

Ansoir Abdou : « Nous allons déposer les statuts du mouvement des « Citoyens perdus » demain. Nous sommes prêts à discuter avec Ahamed Attoumani Douchina au sujet des tarifs de la barge, mais il ne doit plus y avoir d'augmentation avec la même brutalité (trois hausses successives, ndlr) que les semaine passées ».

# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:52

Mayotte: les socialistes en appellent à Sarkozy

Mayotte: les socialistes en appellent à Sarkozy
MAYOTTE

Victorin Lurel s'en prend également à la gestion « calamiteuse » de la majorité UMP du conseil général qui « a conduit Mayotte à une quasi tutelle préfectorale ».

Pour le groupe socialiste de l'Assemblée Nationale, le Président de la République doit « instamment donner ses instructions pour éviter tout pourrissement de la situation comme cela s'est produit aux Antilles en début d'année ainsi que la mise en danger inacceptable des forces de l'ordre et des fonctionnaires ».
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Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

les socialistes en appellent à Sarkozy
Le groupe socialiste de l'assemblée nationale, par la voix de son vice-président, Victorin Lurel, interpelle le chef de l'Etat français afin qu'il se saisisse directement du dossier.
Après la violente manifestation qui a fait une quinzaine de blessés dont trois gravement atteints, Victorin Lurel, vice-président du groupe socialiste chargé de l'outre-mer, a « déploré que l'Etat n'ait tiré aucune leçon de la crise de ce début d'année aux Antilles ».

Il en
appelle donc directement au Président de la République « pour qu'il se saisisse lui-même du dossier ».

Pour l
e député socialiste, « les raisons de ce brusque accès de colère sont connues depuis longtemps par le Gouvernement » qui a été interpelé à « de multiples reprises sur les conséquences de son désengagement financier, du non paiement de ses dettes à l'égard de la collectivité ». Il rappelle également que des élus de Mayotte, et en premier lieu le chef de file de l'opposition, Saïd Omar Oili, ont à plusieurs reprises réclamé le règlement de sommes dues par l'état. Cette dette est contesté par le préfet de Mayotte, Hubert Derache qui s'en est expliqué.

Vi
ctorin Lurel s'en prend également à la gestion « calamiteuse » de la majorité UMP du conseil général qui « a conduit Mayotte à une quasi tutelle préfectorale ».

P
our le groupe socialiste de l'Assemblée Nationale, le Président de la République doit « instamment donner ses instructions pour éviter tout pourrissement de la situation comme cela s'est produit aux Antilles en début d'année ainsi que la mise en danger inacceptable des forces de l'ordre et des fonctionnaires ».

Le dép
uté socialiste apporte son appui aux élus mahorais en demandant à Sarkozy de « décider l'octroi de la subvention exceptionnelle réclamée par l'ensemble des élus de l'île ». Il termine en déclarant que « alors que les mahorais ont manifesté récemment leur volonté d'être français à part entière en plébiscitant la départementalisation, la France ne peut renier une part de son identité en fermant les yeux sur la réalité socio-économique sur un pan de son territoire ».
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:28

Mayotte - Abdoulatifou ALY : « un “ras le bol” compréhensible »

Mayotte -  Abdoulatifou ALY : « un “ras le bol” compréhensible »
MAYOTTE

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Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Abdoulatifou ALY : « un “ras le bol” compréhensible »
Jeudi, le député de Mayotte, Abdoulatifou Aly, a fait connaître sa position face aux débordements de la manifestation de Petite Terre de mercredi après-midi par le biais de son site internet.
Pour le puté MoDem de Mayotte, il s'agit d'un « ras le bol compréhensible » de la population qui exprime son « exasration face à la dégradation continue de son pouvoir d'achat ». Une dégradation qui, selon lui, est « aggrae par la gestion catastrophique du Conseil général » dont la majorité est UMP.

Ce
pendant, il « désapprouve totalement les violentsrapages de certains manifestants » mais dit « comprendre pleinement » les raisons qui ont poussé la population de Petite Terre dans la rue.

A
bdoulatifou Aly, qui intervenait hier sur plusieurs textes à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, a déci de rentrer en urgence à Mayotte « compte tenu de la gravi de la situation ».
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:55

Mayotte: Après la violente manifestation, Marie-Luce Penchard se rend à Mayotte

Mayotte: Après la violente manifestation, Marie-Luce Penchard se rend à Mayotte
MAYOTTE

Marie-Luce Penchard rencontrera les forces de l'ordre qui ont été « particulièrement sollicitées » lors des troubles survenus hier pour leur exprimer « sa reconnaissance et son entier soutien ».

La ministre s'entretiendra également avec le président du Conseil Départemental de Mayotte, A.A. Douchina et les élus locaux.
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Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Après la violente manifestation, Marie-Luce Penchard se rend à Mayotte
La ministre chargée de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard, sera à Mayotte les 5 et 6 décembre prochains.
Alors qu'elle a reporté de quelques jours son voyage en Guyane « afin que la ministre suive la situation à Mayotte depuis son ministère », Marie-Luce Penchard a annoncé ce soir son intention de se rendre à Mayotte samedi 5 et dimanche 6 décembre prochains.

Marie
-Luce Penchard rencontrera les forces de l'ordre qui ont été « particulièrement sollicitées » lors des troubles survenus hier pour leur exprimer « sa reconnaissance et son entier soutien ».

La mi
nistre s'entretiendra également avec le président du Conseil Départemental de Mayotte, A.A. Douchina et les élus locaux.

Une ma
nifestation avait été prévue à l'origine pour protester contre l'augmentation des tarifs de la barge reliant Petite Terre à Grande Terre. Finalement, des négociations étant en cours, le motif de la manifestation s'était déporté sur la vie chère.

Si
le mouvement s'était déroulé dans le calme durant toute la matinée de mercredi, il a dégénéré dans l'après-midi faisant 15 blessés dont trois graves parmi les forces de l'ordre.

Jeudi, le calme était revenu sur Petite Terre.

Lors
de l'entretien entre la ministre et les élus mahorais, si le climat social sera évidemment évoqué, c'est surtout la situation financière de la collectivité qui sera au c½ur des discussions. L'état va-t-il, alors qu'il a été mis en cause à plusieurs reprises par les responsables politiques locaux de tous bords, laisser le Conseil Général de Mayotte assumer seul la débâcle financière ou va-t-il lui venir en aide et dans quelles proportions?

M
arie-Luce Pencahrd se rendra en Guyane les jeudi 10 et vendredi 11 décembre où elle poursuit ses déplacements d'explication sur les décisions du premier Conseil interministériel de l'Outre-mer du
6 novembre dernier. A cette occasion, la ministre présentera les mesures spécifiques à la Guyane et « poursuivra son dialogue par un temps d'échanges avec les acteurs institutionnels et économiques présents ».
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:15

Mayotte: Indemnisation des dommages survenus lors des manifestations du 2 décembre 2009

Mayotte: Indemnisation des dommages survenus lors des manifestations du 2 décembre 2009
MAYOTTE

... Actu du 97.6


Vendredi 04 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Indemnisation des dommages survenus lors des manifestations du 2 décembre 2009
A la suite de la violence de la manifestation de mercredi 2, la Préfecture tien à donner les conditions d'indemnisation des victimes ou des biens.
Les dommages commis lors des manifestations et attroupements ce mercredi 2 décembre 2009 peuvent donner lieu à une indemnisation de l'Etat dans des conditions définies par l'article 2216-3 du code général des collectivités territoriales.

Sont a
insi indemnisables, les dommages corporels, matériels ou commerciaux, causés par des délits (par exemple dégradation d'un bien appartenant à autrui ou à une personne chargée d'une mission de service public, usage de menaces ou de violences) commis dans le prolongement direct des attroupements, avec usage de violence.

La
préfecture invite les personnes victimes de dommages, à se faire connaître auprès de ses services, en apportant tous les éléments :

- P
rouvant le préjudice et son lien direct avec les attroupements

- Justifiant et évaluant le préjudice (factures, photos...). Une expertise pourra ultérieurement être fournie par le demandeur en complément du dossier initial.

- Si le demandeur est assuré pour les dommages allégués, il convient de prouver que le dommage n'est pas susceptible d'être pris en charge par son assureur. La victime peut demander à l'Etat de prendre en charge la partie éventuelle du dommage non indemnisée par l'assureur (« franchise »).

- Le
demandeur peut être l'assureur de la victime (article L 121-12 du code des assurances) qui doit adresser à l'appui de sa demande la quittance subrogatoire, par laquelle l'assuré atteste qu'il confie à l'assurance cette démarche.

La
demande doit être adressée au préfet et peut être déposée dès maintenant, à l'adresse suivante :

Préfe
cture de Mayotte

A
l'attention de M. le secrétaire général

BP
676 97600 MAMOUDZOU
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# Enviado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:20

Comores: Droit d'expression bafoué "la dictature regne" : Un journaliste en garde à vue pour avoir critiqué un conseiller du président Sambi

Comores: Droit d'expression bafoué "la dictature regne" : Un journaliste en garde à vue pour avoir critiqué un conseiller du président Sambi
MAYOTTE

Souvenez vous il y'a quelque semaine, un avocat Fraco-Comorien avait suibit la meme effet. Saïd Larifou, l'avocat franco-comorien et opposant au régime du président Sambi a été arrêté cet après midi à Moroni. (Le 18 novembre 2009)
... Actu du 97.6

Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Un journaliste en garde à vue pour avoir critiqué un conseiller du président Sambi
« C'était juste un abus de pouvoir ». C'est ainsi que Kamal Ali Yahoudha, correspondant à Anjouan de Rfo Réunion et du quotidien indépendant « La Gazette des Comores » a qualifié la garde à vue de 24 heures dont il a passé à la gendarmerie de Mutsamudu « pour diffamation ».
Le journaliste est poursuivi pour avoir écrit un article intitulé « manif contre le général Salimou à Mutsamudu » mettant en cause M. Ombad Mirghane, un conseiller spécial du président Sambi, présenté comme un des planificateurs de la manifestation.

Cette marche était initiée suite à l'opposition du général Salim, le chef de l'Etat major de l'armée comorienne, à un décret du président Sambi nommant un commandant régional dans l'île de Mohéli sans son avis. Une nomination que le chef de la grande muette qualifiera de « politique ».

C
e geste du général Salimou a, alors, été interprété par certains partisans du président Sambi comme étant une « tentative de coup d'Etat » et ils s'étaient donnés le devoir de « dénoncer ». C'est donc la manière avec laquelle le journaliste a rapporté l'information qui aurait déplu à ce conseiller spécial du président de l'Union des Comores.

Une semaine après la publication de cet article il a entrepris de porter plainte contre le journaliste. « J'ai été convoqué à la gendarmerie le mardi à 8h30 et là on m'a sorti une plainte pour diffamation déposé par M. Ombad Mirghane. Un fait je n'ai pas reconnu », nous a raconté Kamal Ali Yahoudha, peu après sa sortie au palais de justice.

L
e journaliste passera vingt quatre heures dans les locaux de la gendarmerie avant d'être déféré au parquet où il sera reçu par le substitut du procureur qui lui a notifié une convocation pour le 24 décembre prochain au palais de justice de Mutsamudu pour y être entendu par un juge. « C'était une intimidation car si M. Ombad Mirghane s'était senti visé, il aurait dû exiger un droit de réponse ou il aurait dû tout simplement porter contre la publication et non contre un journaliste », estime Kamal Yahoudha.

A
près cette épreuve, le journaliste s'est dit « aguerri ». Ce n'est pas la première fois que notre confrère, Kamal Ali Yahoudha, fait l'objet de telles intimidations de la part des autorités publiques. Ce journaliste a passé de longs mois en clandestinité sous le régime du colonel Bacar à Anjouan pour sa plume si... dérangeante.

En t
out, cas cette nouvelle affaire démontre, encore une fois, la conception particulière que se font certains responsables publics du travail des journalistes aux Comores. Ne comprenant rien ou feignant ne rien comprendre au rôle des médias, ils attendent d'eux qu'ils se mettent à cirer leurs pattes.

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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 13:04

Modificado em Sexta 04 Dezembro 2009 07:09