Mayotte: Avancée dans les négociations à Longoni

Mayotte: Avancée dans les négociations à Longoni
MAYOTTE

La grève qui paralyse le port de Longoni depuis une semaine commence à se faire ressentir dans les rayons
Crédit photo : A.L./Malango
... Actu du 97.6

Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Avancée dans les négociations à Longoni
« Nous n'avons plus d'approvisionnement dans ce rayon, les containers sont bloqués au port », « les menus seront en fonction des denrées que nous possédons en stock »... autant d'inquiétudes qui commencent à poindre dans les supermarchés ou les restaurants mahorais au bout d'une semaine de rapport de force au port de Longoni.
Les agents grévistes de la CCI du port de Longoni bloquent toujours et depuis plus d'une semaine les sorties de containers.

L
es négociations qui stagnaient ont avancé d'un pas aujourd'hui puisque les représentants syndicaux de la CGT Ma et de FO, ainsi que les représentants du personnel se sont vu proposer une mutation de Jean-Pierre Le Jeune, directeur des concessions portuaires. C'est le point numéro deux des revendications des salariés grévistes qui posait problème, puisque le courant ne passait plus d'après eux avec leur directeur.

S
erge Castel et Ibrahim Aboubacar, les président et directeur de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Mayotte mènent les discussions et ont déjà assuré le personnel gréviste que leur revendication n°1, l'ouverture des négociations salariales dans le cadre du protocole d'accord du 7 octobre 2008, pourrait débuter dès que la grève prendra fin. Mais le deuxième point, en l'occurrence le départ de Jean-Pierre Le Jeune était une pierre d'achoppement.

« L
a direction annonce qu'elle va proposer un autre poste au directeur des concessions portuaires. Nous allons signaler cette avancée à l'ensemble du personnel, et retourner en négociation demain matin en fonction de leur réponse » explique Attoumani Mari, délégué du personnel CCI, « mais pour l'instant, nous ne laisserons aucun container sortir du port, tant que rien n'est signé ». De son côté, Ibrahim Aboubacar confirme qu' « il y aura une modification dans l'organigramme de la CCI au port ainsi qu'au siège pour reconfigurer le poste de directeur ». La balle est dans le camp des salariés.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:25

Reunion: Prison ferme pour les apprentis braqueurs

Reunion: Prison ferme pour les apprentis braqueurs
MAYOTTE

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Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Prison ferme pour les apprentis braqueurs
En novembre 2007, deux jeunes hommes âgés de 17 et 22 ans ont été interpellés suite un braquage au sein de l'agence BFC-OI du Port. Leur procès en assises a débuté hier pour s'achever aujourd'hui. Les deux accusés ont été condamnés à la même peine : cinq ans de prison ferme dont deux ans assorti du sursis simple ainsi que trois de mise à l'épreuve.
Les faits datent de 2007: âgés à l'époque de 17 et 22 ans, les deux malfaiteurs mal expérimentés ont braqué l'agence BFC-OI du Port, située juste en face d'un commissariat.

C
agoulés et armés d'un fusil de chasse non chargé, les deux braqueurs ont pris la fuite après avoir menacé les employés de banque afin de récupérer la caisse.

Le
s forces de l'ordre sont donc rapidement intervenues et au final, l'interpellation de deux braqueurs a eu lieu quelques minutes après les faits, dans une station service alors que les deux apprentis braqueurs étaient en train de faire le plein de leur véhicule car ils étaient tout bonnement tombés en panne d'essence.

Le
s deux malfaiteurs étaient en possession de leur butin : à savoir 18 900 euros dérobés lors du braquage.

L
e procès des deux accusés a débuté hier devant la cour d' Assises de Saint Denis et aujourd'hui, le verdict est tombé.

Lors
de son réquisitoire, l'avocat général a requis "4 ans d'emprisonnement dont deux ans avec sursis et mise à l'épreuve" à l'encontre du mineur au moment des faits.

Quant
à son acolyte majeur, le procureur a requis "3 ans d'emprisonnement dont 18 mois assorti du sursis".

Le tr
ibunal de déclaré les deux prévenus coupables des faits reprochés. Par conséquent, les deux jeunes hommes ont écopé d'une peine de cinq ans de prison ferme assortie de deux ans de sursis et trois ans de mise à l'épreuve.

Source: LINFO.re / ANTENNE REUNION


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# Posté le mardi 27 octobre 2009 16:51

Mayotte: Démantèlement d'un réseau de stupéfiants

Mayotte: Démantèlement d'un réseau de stupéfiants
MAYOTTE


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Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Démantèlement d'un réseau de stupéfiants
Gros coup de filet pour le GIR. Du 19 au 23 octobre, le groupe d'intervention régional a interpellé 38 personnes impliquées dans un réseau de trafic de stupéfiants.
Cinq d'entre elles étaient en situation irrégulière et 32 ont été placées en garde à vue. Les différentes perquisitions ont permis de retrouver 7,4 kilos de sine de cannabis, de l'argent liquide à hauteur de 3.000 euros et du matériel de conditionnement de drogue. Près de 91 policiers et gendarmes ont participé à l'enquête qui a duré plusieurs semaines. Selon la gendarmerie, la drogue vient d'Afrique de l'est, de pays comme le Mozambique et la Tanzanie. Elle transite ensuite par les Comores pour arriver à Mayotte. Des ramifications du réseau ont aussi été identifiées à Madagascar. Neufs personnes sont passées devant les magistrats, quatre ont éplaes sous mandat de dépôt.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 09:15

Modifié le mardi 27 octobre 2009 16:28

Mayotte: Saïd Omar Oili répond au préfet

Mayotte: Saïd Omar Oili répond au préfet
MAYOTTE

Saïd Omar Oili, ancien président du Conseil Général de Mayotte
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Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Saïd Omar Oili répond au préfet
La passe d'armes continue entre Saïd Omar Oili et le préfet de Mayotte, Hubert Derache qui a mis en cause à plusieurs reprises l'ancien président du Conseil Général dans le débat qui s'est installé autour de la déroute financière de la collectivité.
Les rapports entre le Conseil Général de Mayotte et la préfecture ont toujours été tendus. Le transfert de nombreuses compétences en 2003, de la préfecture à l'assemblée territoriale a amplifié le phénomène. La grave crise financière que traverse actuellement la collectivité exacerbe encore le phénomène. Dans cette partie de ping-pong à trois protagonistes, l'actuel président A.A. Douchina, très discret ces derniers temps, l'ancien président S.O. Oili et le préfet, chacun se renvoyant la responsabilité de la déroute.

Dans un courrier adressé à Hubert Derache, préfet de Mayotte, Saïd Omar Oili, l'ancien président du Conseil Général répond à la mise en cause dont il a été l'objet dans une intervention du préfet le 20 octobre, puis dans l'entrevue accordée à Malango le 23 octobre.
A lire

Monsieur le Préfet,

P
ar un courrier du 20 octobre rendu public le jour même, ainsi que dans une récente interview dans un média local vous avez souhaité « rappeler...quelques vérités » à propos des positions que j'ai exprimées en tant qu'élu du conseil général. Permettez-moi sans esprit de polémique de m'étonner que le représentant de l'Etat s'engage sur le terrain du débat politique dans un contexte très difficile pour Mayotte. Les mahorais ont été surpris de constater que la neutralité de l'Etat n'était plus d'actualité sur Mayotte que d'autres évènements récents sont venus confirmer.

Vous con
testez mon approche sur la question de la dette de l'Etat, en indiquant que le montant de 63 M € que j'avais inscrit fin 2007 était surévalué, et qu'à ce jour il reste à régler 3,8 M € pour le marché de Mamoudzou. A l'époque quand j'avais posé le problème des avances faites par le Conseil général, un tableau récapitulatif précis opération par opération avait été transmis aux services de la préfecture. Nous avions attendu plusieurs semaines et relancé vos services pour connaître votre position, mais nous n'avions pas réussi à nous mettre d'accord avant la fin de mon mandat de Président de la collectivité territoriale. Malgré nos nombreuses demandes auprès du Président du Conseil général actuel, nous n'avons pas eu un vrai bilan opération par opération à partir de la liste élaborée en 2007 et réactualisée. Enfin, dans votre rapport d'activités 2008 que j'ai lu, en aucun cas vous citez un chiffre précis dans le cadre de ce remboursement de la dette.

Mon souci en 200
7 était de mettre à plat les relations financières entre l'Etat et le Conseil général et de solder la période d'avant 2004 ou la confusion régnait dans les financements des opérations notamment d'investissement. Nous avions instauré un véritable dialogue avec la préfecture, sur la base de chiffres précis et vérifiés et dans le respect des prérogatives de chacun. Il est vrai que nous nous étions étonnés que le surcoût de la construction du second quai du port de Longoni soit à la charge de la collectivité et que le montant inscrit par les services de l'Etat dans le contrat de projet était minoré alors que vos services exerçaient de fait un rôle de maîtrise d'ouvrage déléguée.

Vous conteste
z mon analyse sur votre contrôle de légalité du budget primitif 2009 ou la préfecture n'avait fait aucune observation. Je ne faisais que citer le rapport de la Chambre territoriale des comptes qui précise « le budget primitif 2009 voté par la collectivité le 28 décembre 2008 en équilibre apparent était en réalité en déséquilibre réel pour un montant que l'on peut chiffrer à au moins 28 millions d'euros ». De surcroît, le représentant de l'Etat ne pouvait pas ignorer les interventions des conseillers généraux de l'opposition qui en séance publique du 22 décembre 2008 avaient soulevé la question de la sincérité du budget primitif et pour cette raison ne l'avait pas voté. Malheureusement, j'ai pu constater encore récemment sur la question des transports scolaires et conforté par l'ordonnance du Tribunal administratif que la légalité des actes de nos collectivités n'était pas toujours appréciée de la même manière.

Enfin,
vous mettez en cause ma gestion en tant qu'exécutif du Conseil général sur la hausse de la masse salariale de 2006 à 2007. Je m'étonne de cette vue partielle alors qu'elle est sans commune mesure avec l'augmentation de 2008 et 2009 plus de 30 %. Notamment vous mettez en cause les emplois d'une durée d'un mois mise en place à l'échelon communal par l'ancienne majorité dans le cadre du dispositif dit « CDL » pour une vingtaine de bénéficiaires par commune et sur des travaux d'utilité collective : entretien d'espaces publics par exemple. Vous savez qu'aujourd'hui il n'existe aucune politique de minima sociaux digne de ce nom à Mayotte et que les interventions dans le domaine social au budget de la collectivité sont très faibles alors que dans les départements d'outre mer elles constituent plus de la moitié des dépenses. Je suis très fier d'avoir avec ma majorité mis en place ce dispositif qui donne des revenus aux personnes démunies dans les villages, en contrepartie d'un travail utile pour les habitants. Remettre en cause ce dispositif c'est tourner le dos à la départementalisation qui doit améliorer notamment la situation sociale des personnes les plus démunies. De surcroît, il est adapté aux principes le plus souvent reconnus aujourd'hui d'une contre partie par un travail aux aides individuelles. En cela il est très « moderne » et plus adapté qu'une aide individuelle relevant de l'assistance.

Je
partage totalement votre point de vue sur la nécessité d'une « nouvelle culture de la gestion des fonds publics » à Mayotte et ailleurs. En effet, durant mon précédent mandat dans des conditions difficiles, mais classiques des premières années de transfert d'un exécutif, j'ai mis en place des outils de gestion et une administration qui fonctionnait avec ses imperfections. Le rapport de contrôle de la Chambre Régionale des comptes de la Réunion sur ces premières années le confirme. Aujourd'hui, le déficit de la collectivité territoriale est important mais il est proportionnellement sans commune mesure avec le déficit abyssal de l'Etat qui a été récemment proposé au vote du Parlement. La nécessité d'une « nouvelle culture de gestion des fonds publics » est sans doute un objectif que nous pouvons partager ensemble : collectivités territoriales et Etat.

Au-delà, de ces néces
saires clarifications, Monsieur le Préfet, aujourd'hui la situation des finances publiques de Mayotte est grave et je souhaite ardemment que l'Etat et les élus mahorais puissent trouver ensemble de réelles perspectives de redressement et de développement de notre île au-delà des querelles politiciennes et pour l'intérêt général.

Je vous prie d'agr
éer, Monsieur le Préfet, l'expression de ma considération distinguée.
avec Malango Mayotte
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 07:45

Modifié le mardi 27 octobre 2009 08:11

Mayotte: Plan de rigueur : la réaction du syndicat CGT Ma

Mayotte: Plan de rigueur : la réaction du syndicat CGT Ma
MAYOTTE

Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT-Ma
Crédit photo : R.C./Malango
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Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Plan de rigueur : la réaction du syndicat CGT Ma
Les premiers effets du plan de rigueur n'ont pas tardé : le syndicat CGT Ma adresse un courrier au président du Conseil général au sujet du non renouvellement de contrats de travail d'agents de la Collectivité. Une réaction qui pourrait faire boule de neige, plusieurs associations mahoraises craignant également pour leur avenir.
On savait que le plan de redressement, incontournable après le rapport de la Chambre Territoriale des Comptes (CTC), aurait du mal à passer. Le président du Conseil Général, A.A. Douchina, avait d'ailleurs dans un premier temps affirmé qu'il ne toucherait pas aux emplois. Il a finalement dû, avec sa majorité, adopter le plan proposé par la CTC.

L'ante
nne de Mayotte du syndicat CGT monte au créneau afin de défendre les intérêts de ses affiliés qui commencent à recevoir les courriers leur annonçant le non renouvellement de leur contrat de travail.

En
préambule, Salim Nahouda, le secrétaire général de la CGT-Ma rappelle quelques qualificatifs utilisés par différents intervenants, comme la Chambre Territoriale des Comptes, pour qualifier la gestion financière de la collectivité de Mayotte : « singulière », « exotique »...

Il
donne ensuite les raisons qui, selon lui, ont mis les comptes du Conseil Général dans le rouge, d'une « décentralisation trop expéditive » à une « explosion démographique » en passant par une « concentration de l'emploi dans le secteur public ».

Comme
on pouvait s'y attendre, la CGT-Ma, comme les autres syndicats refuse d'« accepter des non renouvellements de contrats massifs » de même que « des intégrations à la fonction publique tardives et au rabais » et dénonce les « tentatives de licenciements sans motif réel et sérieux ».

Salim
Nahouda refuse également « des solutions aux problèmes financiers qui considèrent la masse salariale comme une variable d'ajustement ».

La CG
T rappelle que Mayotte connaît un taux de chômage de 40% et qu'« un chômeur de plus, c'est un pas supplémentaire vers une crise sociale profonde » que même les organisations syndicales n'arriveront pas à maîtriser « s'il n'y a pas de dialogue social fort et réel ».

Enfi
n le syndicat regrette que le président de la Collectivité reste sourd aux demandes de rencontres avec la CGT-Ma et qu'« il soit devenu quasiment incontournable de devoir annoncer un préavis de grève » pour que de telles rencontres puissent avoir lieu. Il « exige » une réunion avec les élus du Conseil Général « pour travailler ensemble de façon constructive ».
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:43

Mayotte: Quand les débouchés cherchent leur formation

Mayotte: Quand les débouchés cherchent leur formation
MAYOTTE

Prise d'arme au GSMA Mayotte (Groupement du Service Militaire Adapté) Photo
... Actu du 97.6

Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Quand les débouchés cherchent leur formation
Pour répondre aux problématiques du marché de l'emploi à Mayotte, le Groupement du Service Militaire Adapté créé un cursus de formation de métiers du tertiaire, en l'occurrence d'agent magasinier et d'agent technique de vente. Ils seront présentés demain mercredi 28 octobre à Combani.

Le GSMA fait un constat : il y a « un besoin important d'employés dans le tertiaire pour accompagner le développement économique de Mayotte dans le domaine des services et de la distribution ». Mais note également, « l'exigence plus forte des employeurs en matière de qualification » face à l'augmentation des salaires et les évolutions techniques des outils.

Deva
nt la difficile évaluation de la main d'œuvre formée dans ces domaines, et la nécessité d'adapter l'offre aux besoins des employeurs, le lieutenant colonel Philippe Rech, qui commande le GSMA, a décidé d'organiser ce forum en présence du Préfet de Mayotte, des acteurs économiques de ce secteur et des professionnels et des institutionnels de la formation.

Rap
pelons que le Service Militaire Adapté propose aux jeunes volontaires, souvent en situation sociale difficile, dépourvus de tout diplôme, une formation militaire, citoyenne, scolaire et professionnelle afin de contribuer à leur insertion « en leur inculquant quelques repères utiles à leur évolution dans le milieu professionnel et plus largement dans la société ».

Les de
ux filières répondent à une formation sur un an, avec obtention de modules et de permis permettant l'utilisation de matériels se trouvant à l'intérieur d'un entrepôt et l'apprentissage de la gestion de stock pour les agents magasiniers, et permettant le rayonnage ainsi que l'accueil et la vente en magasin pour les agents techniques de vente. Douze places sont disponibles pour chacune des 2 formations, s'adressant à des élèves en échec au CAP ou BEP, mais détenteurs d'un brevet des collèges pour la formation d'agent technique de vente.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:29

Mayotte: Il y a six ans, Hamouro

Mayotte: Il y a six ans, Hamouro
MAYOTTE

Ce qu'il restait du village d'Hamouro après le passage de Moussa Madi
Crédit photo : R.C./Malango
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Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Il y a six ans, Hamouro
Alors que ce 27 octobre, Mayotte fête le dixième anniversaire de la disparition de l'icône des partisans de Mayotte française, Zena M'déré, il convient de rappeler également que le 27 octobre 2003, se déroulait un épisode nettement moins glorieux de l'histoire de Mayotte, l'incendie du village d'Hamouro par le maire de Bandrélé.

[Ce lundi 27 octobre 2003, à 6 heures du matin, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, et sur ordre du procureur de la République, les gendarmes de M'zouazia organisent une descente sur la plage du village d'Hamouro, connue pour abriter un grand nombre de familles anjouanaises : ils interpellent une vingtaine de sans-papiers qui seront envoyés à Anjouan. Les autres habitants des lieux - environ 80 personnes- ont échappé au contrôle après s'être enfuis.

A 7h30, d
ébute une deuxième opération d'envergure, illégale celle-ci - toute destruction d'habitation est soumise à une décision du tribunal. Une fois les gendarmes partis, les agents communaux, emmenés par le maire de Bandrélé, Moussa Madi, arrivent sur la plage. Ils font rassembler leurs affaires aux “rescapés” de la première descente, puis mettent le feu aux cases en torchis. 28 d'entre elles, soit la quasi-totalité, sont détruites ; de nombreuses personnes qui n'ont pas eu le temps de récupérer leurs affaires, ou qui n'étaient pas là, les retrouvent calcinées. Aucun blessé n'est à déplorer.

Mardi 28 oct
obre, alors que le quotidien Flash Infos annonce que tout est bien qui finit bien puisque le projet d'aménagement d'un village traditionnel sur cette plage va pouvoir démarrer grâce à ces destructions (sic). Au passage, six ans plus tard, le projet touristique n'est toujours pas sorti des cartons et ne donne nul signe de vie.

Une
enquête judiciaire est ouverte. Le maire et ses employés seront entendus par les gendarmes. Pendant ce temps, une polémique est née : la préfecture est accusée par certains d'avoir coordonné ces deux opérations qui se sont succédées. Le préfet nie.

Dura
nt la semaine qui suit, syndicats, avocats, enseignants, associations comoriennes : de nombreuses voix s'élèvent contre ces destructions et réclament justice. Par contre, les élus de tous bord, à commencer par ceux de l'UMP, dont Moussa Madi fait partie, persistent à soutenir le maire : "Après le petit incident de lundi dernier (...), l'Association des maires de Mayotte apporte son soutien" à Moussa Madi dans un communiqué. "Les clandestins qui s'y trouvaient ne devaient pas y être. Tout s'est déroulé humainement", précise Ali Souf, le président de l'association des maires de Mayotte d'alors. Fort de ces soutiens, le maire assume et reconnaît publiquement ses actes : “Nous n'avons pas brûlé toutes les maisons des Anjouanais mais seulement celles qui nous reviennent de droit (...)”, déclare-t-il à Mayotte Hebdo.

Sur la plage, des
actions de soutien aux sans-abris sont mises en place par des associations et quelques voisins, mais elles seront rapidement abandonnées.

Le 15 décembre 2
003, afin de comprendre les lenteurs de la justice, la Ligue des droits de l'Homme se constitue partie civile. A plusieurs reprises, Corneille Manja, son président, se rend à Paris pour accélérer l'ouverture d'une instruction : il l'obtiendra finalement, non sans mal. Une information est ainsi ouverte contre X, pour “présomptions graves de destructions de biens mobiliers et immobiliers d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes, en l'espèce par incendie, en raison de la non-appartenance à la communauté mahoraise” des habitants, “le tout en bande organisée”.

Le 1er juin 20
06, l'affaire arrive devant les tribunaux. Le maire de Bandrélé est condamné par le Tribunal de première instance de Mamoudzou à un an de prison avec sursis et 18 mois de mise à l'épreuve durant lesquels il devra rembourser chacune des 26 parties civiles la somme de 500 euros. Il a également été condamné à verser une amende de 5.000 euros. Il s'est vu enfin interdire les droits civiques et civils durant deux ans... Bien plus que ce que réclamait le Procureur de la République qui n'avait demandé qu'un an de prison et 10.000 euros d'amende.

Po
urtant, pour le procureur, Guy Jean, "l'affaire est grave". Il parle de "folie", dit la "comprendre un petit peu" vu les tensions qui régnaient alors dans l'île vis-à-vis des sans-papiers, mais ne l'excuse pas. "On ne s'attaque pas à quelqu'un parce qu'ils n'est pas de la même nationalité, du même sexe, de la même religion que vous. Nous sommes tous égaux ! Même un étranger en situation irrégulière a des droits !" Guy Jean rapprochera même ce type d'événement à la Shoah, au génocide rwandais. "C'est comme ça, avec des petites vexations, que tout est né".

Le pr
ocès en appel, après une requalification de dernière minute par le procureur en faveur de l'accusé, fait passer la peine encourue de 10 à 2 ans de prison. Le procureur général, François Semur, avait alors requis deux ans de prison avec sursis. Ni plus, ni moins. Un procès qui aura malgré tout duré trois ans et demi, le temps de l'oubli par l'opinion publique et les médias..

Enfin, dernie
r détail, qui a son importance à Mayotte : ce 27 octobre 2003 était le premier jour du Ramadan de l'année 1424 du calendrier musulman.

M
oussa Madi a été réélu maire de Bandrélé le 16 mars 2008 avec 45,68% des voix.

source: Malango Mayotte avec R.C. / E.T.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:08

Mayotte: Des stands sur mesures pour les brochettis

Mayotte: Des stands sur mesures pour les brochettis
MAYOTTE

Chaque stand coûtera 22.727 euros à la collectivité
Crédit photo : DR
... Actu du 97.6

Mardi 27 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Des stands sur mesures pour les brochettis
Le journal « Mayotte hebdo » l'a révélé vendredi, 22 stands de brochettis vont être construits entre le marché couvert et l'amphidrome. 22 stands pour un montant de 500 000 euros que devra payer le Conseil général.
La direction de maîtrise d'ouvrage confirme que le projet déjà inscrit dans le budget primitif, avait été accepté par les élus, et acté lors de la délibération cette année : « Les stands ont été dessinés par Jacques Guidot, le maître d'œuvre, pour former un ovale sur la place. Chacun d'entre eux sera équipé d'une table et leur chapiteau sera importé car il n'en existe pas ici. Nous comptons demander une petite rallonge budgétaire pour installer un éclairage public qui mettra en valeur les brochettis de nuit ».

Cha
que stand coûtera donc aux alentours de 22 700 euros à la collectivité, qui n'a pas retenu une version type « faré » plus proche pourtant des structures d'habitation locale, et qui n'aurait pas impliqué de frais liés à l'importation de chapiteaux.

L'appel d'offre est bientôt clos, et les enveloppes vont être ouvertes. « Si nous sommes dans le budget, les travaux pourront commencer dès le mois de janvier. Sinon, nous relancerons un appel d'offre » rajoute Jacques Fretay à la direction de la maîtrise d'ouvrage du Conseil général.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 08:38

Mayotte: Dr Lansac : "on peut accoucher en toute sécurité à Mayotte"

Mayotte: Dr Lansac : "on peut accoucher en toute sécurité à Mayotte"
MAYOTTE

Les soins ici ont énormément évolué ces 30 dernières années. Aujourd'hui on peut évidemment accoucher en toute sécurité à Mayotte. Le fait de devoir transférer les césariennes, ou autres cas problématiques, de la brousse à Mamoudzou n'a rien de choquant. Les maternité de Mayotte sont les 1ère en France en nombre d'accouchement
... Actu du 97.6

Lundi 26 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Dr Lansac : "on peut accoucher en toute sécurité à Mayotte"
Le professeur Jacques Lansac, président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, dont les ouvrage font référence dans le milieu, s'est rendu à Mayotte la semaine dernière pour diriger une formation à destination des nombreuses sages femmes travaillant dans les maternités de l'île.
A la demande du directeur du CHM, ce séjour lui a également permis de donner son avis, avec l'ensemble du réseau de périnatalité, sur l'organisation des soins dans les maternités de Mamoudzou et de brousse. "La question principale était de savoir si la maternité de Mamoudzou est adapté au nombre d'accouchement qu'elle effectue par jour. Je vais appuyer la demande du directeur du CHM pour l'augmentation rapide du plateau technique, c'est-à-dire du nombre de salles d'accouchements, qui parait essentielle. Pour les autres maternités, il faut surtout augmenter les capacité de transport vers Mamoudzou."

"L
es soins ici ont énormément évolué ces 30 dernières années. Aujourd'hui on peut évidemment accoucher en toute sécurité à Mayotte. Le fait de devoir transférer les césariennes, ou autres cas problématiques, de la brousse à Mamoudzou n'a rien de choquant. Dans beaucoup de département les gens font 100km pour aller accoucher, on ne peut pas mettre une équipe médicale dans chaque maternité, il faut simplement améliorer le transport."
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 06:25

Modifié le lundi 26 octobre 2009 06:41

Mayotte: Inter Iles Air sans carburant

Mayotte: Inter Iles Air sans carburant
MAYOTTE

Un des appareils d'Inter Iles Air sur les tarmacs de l'aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi (Mayotte)
... Actu du 97.6

Lundi 26 Octobre 2009 L'actualité mahoraise

Inter Iles Air sans carburant
La compagnie Inter Iles Air qui relie Mayotte aux autres îles de l'archipel des Comores ne pourra assurer le retour des vacanciers de Mayotte parti dans les îles de l'Union.
Ahmed Mountaka directeur de la compagnie affirme en effet qu'en raison du refus de livraison de carburant avgas 100LL par Total, les avions d'Inter Iles Air ne pourront voler. Ce n'est pas la première fois que la situation se produit. Total ne livre que 5 fûts par semaine à Inter Iles alors qu'il lui en faudrait le double pour assurer ses liaisons convenablement. Les responsables d'Inter Iles Air ne comprennent pas le refus de Total de leur livrer le carburant. "Il est regrettable qu'on pratique aujourd'hui une politique du rationnement dans un territoire de la république française, cela me fait penser à l'époque soviétique où le rationnement des produits de premièrecessité était la règle dans l'ensemble des pays de l'Europe de l'Est" regrette M. Mountaka. Celui-ci prévient qu'il assignera Total Mayotte en justice pour refus de vente de carburant à Inter Iles Air.
Source: Mayotte hebdo
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 05:44