Mayotte: Un couple de Métropolitains molesté par les manifestants

MAYOTTE

Pour des raisons inconnues
... Actu du 97.6

Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Un couple de Métropolitains molesté par les manifestants
Les échauffourées commencées hier ont duré jusqu'à 4 heures ce matin. On parle d'un retour relatif au calme à Petite terre depuis 8 heures. Un couple de fonctionnaires a été molesté.
Notre confrère journaliste Patrick Millan nous apprend qu'un couple de Métropolitains a été agressé. Des manifestations violentes se déroulent à Mayotte depuis hier matin. Petite Terre est le théâtre d'affrontements entre population et forces de l'ordre.

Le témoignage de Patrick Millan joint par téléphone:« Hier en fin de journée, il y a eu une agression sur des M'zungu. Les M'zungus, ce sont ce que vous appelez à la Réunion, les zoreils. Un couple a été pris à partie. Il se rendait dans une école pour récupérer ses enfants. L'homme et la femme se trouvaient dans une fourgonnette.
Le
Partner a été caillassé et fracassé avec des barres de fer. Les vitres ont été cassées. Le couple a été extirpé de la voiture. La femme a reçu des claques et l'homme a été roué de coups. Les gens criaient « les m'zungu, cassez vous ! »
Les
gendarmes sont rapidement intervenus. Le couple a été placé sous la protection des forces de l'ordre à la gendarmerie de Pamandzi.

Concernant les échauffourées, elles ont continué toute cette nuit. A 23h30, il y a un transall qui est arrivé de la Réunion et qui s'est posé avec à son bord, un escadron, c'est-à-dire 120 gendarmes mobiles arrivés en renfort.
A l
'atterrissage, le collectif à l'origine de la manifestation d'hier était sur place pour les accueillir.
Les gens étaient derrière les grillages de l'aéroport. Il y a eu confrontation visuelle, mais il n'y a pas eu d'échanges violents. À Petite Terre, l'affrontement a continué jusqu'à 2 heures du matin.
Il y a eu usage de gaz lacrymogène, en sachant que là-bas il y a des montagnes. Les gens peuvent s'y cacher facilement. Ils descendaient pour lancer des cailloux. Ça a chauffé de nouveau à 4 heures du matin. Depuis, la Préfecture annonce un retour au calme. De mon côté, je travaille avec deux correspondants qui nous tiennent au courant heure par heure en direct sur Kwezi FM.
Depu
is moins d'une heure, il y a un groupuscule qui s'est reformé au niveau du rond-point du four à chaux qui se trouve du côté de l'Abattoir. Il y aurait du caillassage sur les gens qui passent.

Hier so
ir, le Préfet a appelé la population au calme. Il a demandé aux gens de rentrer chez eux. En même temps, le président du Conseil général a demandé de geler l'augmentation du prix de la barge ; il s'agit d'un des éléments de démarrage des manifestations d'hier. Il a aussi été décidé de retirer cette question de la session plénière qui a lieu ce matin ».
Source: ANTENNE Reunion / Linfo.fr
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 12:46

Mayotte: Envoi de renforts depuis la Réunion

Mayotte: Envoi de renforts depuis la Réunion
MAYOTTE

Pour des raisons inconnues
... Actu du 97.6

Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Envoi de renforts depuis la Réunion
Un gendarme a été grièvement blessé à Mayotte lors d'une manifestation hier contre la vie chère. Le rassemblement a tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Des renforts sont partis hier soir de la Réunion pour restaurer le calme.
Les renforts de gendarmerie ont quitté notre île à 19h30 hier soir. Ils doivent venir en aide à leurs homologues basés à Mayotte. Ce matin les écoles de Petites terre sont fermées.
Durant le
s affrontements d'hier, un gendarme a été grièvement blessé lors de manifestations contre la vie chère qui ont tourné aux affrontements avec les forces de l'ordre à Mayotte.
La mini
stre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard a appelé au calme, au soir d'une journée de troubles sur Petite-Terre, où se situe l'aéroport de Mayotte.

Un gendar
me de 27 ans, gravement blessé aux reins, a été un temps "entre la vie et la mort", a déclaré le préfet de Mayotte. Mais la direction de la Gendarmerie nationale annonçait dans la soirée que son pronostic vital n'était plus engagé.

Sel
on Marie-Luce Penchard, il y a eu trois blessés graves et 12 plus légèrement atteints. Des renforts doivent arriver de La Réunion. Des accrochages sporadiques avec harcèlement des forces de l'ordre par des petits groupes de jeunes gens se poursuivaient dans la soirée sur Petite-terre où des troncs d'arbre étaient incendiés, selon le préfet.

Les ba
rrages ont été dégagés, a-t-il indiqué. L'aéroport a fonctionné normalement même si nombre de voyageurs ont manqué leur vol pour cause de rues barrées.

Haus
se du prix d'accès aux barges

To
ute la matinée, des incidents avaient eu lieu sur l'île, selon un journaliste de l'AFP. La police a procédé à plusieurs arrestations. Les troubles ont éclaté à la veille d'une réunion du conseil général qui devait décider jeudi d'une hausse - différée une première fois après des manifestations hostiles - du prix d'accès aux barges assurant, toutes les demi-heures dans chaque sens, la liaison entre les deux parties de Mayotte.
Le ticket
devait passer de 0,75 centime d'euro à un euro. Dans un souci d'apaisement, la délibération a été retirée de l'ordre du jour. Le conseil général devait demander une aide exceptionnelle de l'Etat pour ce territoire qui accuse plus de 90 millions d'euros de déficit.

A
l'origine des incidents : une manifestation déclenchée tôt à l'appel du "collectif des citoyens perdus de Labattoir et de Pamandzi" (deux localités de Petite-terre). Ces protestataires, descendus pour la troisième fois dans la rue, ont occupé plusieurs ronds-points. Les manifestants ont aussi dénoncé la gestion du conseil général, et demandé la tête de son président, Ahamed Attoumani Douchina (UMP). Jean-Paul Musquin, membre du "collectif des citoyens perdus", accusait: "la population, avec de petits moyens de subsistance, des salaires minimes, ayant à peine de quoi se nourrir, n'a pas à subir les errements des élus".
L'anci
en président du conseil général Said Omar Oili décrivait auprès de l'AFP "une vraie atmosphère d'insurrection". Mayotte compte près de 200.000 habitants, avec une très forte immigration clandestine venue des Comores voisines.
Source: ANTENNE Reunion / Linfo.fr
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 09:04

Comores: Deux pèlerins comoriens trouvent la mort à la Mecque

Comores: Deux pèlerins comoriens trouvent la mort à la Mecque
MAYOTTE

Pour des raisons inconnues
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Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Deux pèlerins comoriens trouvent la mort à la Mecque
Deux comoriens ont perdu leur vie au cours d'un pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite. Lors d'une intervention téléphonique, le président du Syndicat national des agences de voyage (Snav), Abdallah Mohamed Kassim, a révélé les noms des deux malheureux qui sont Mariama Ali, connu sous le nom de Maman Ali Sidi et Mohamed Youssouf.
Devant le fait, le président n'a pas abordé les causes de la mort qui sont reses inconnues que ce soit pour la femme originaire d'Usipvo dans la région de Hamanvu et entere à la Mecque, ou pour l'homme originaire de Dibwani.

D
'après les informations, les lerins comoriens seront de retour au pays par le premier convoi entre le 4 et 5 cembre prochain à bord du vol de la Comoro-online, tandis que les autres seront rames par Yemenia Airways le 12 décembre prochain sur le sol comorien.
Source: Reunitoo
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 08:42

Comores: Communiqué de la diplomatie française sur le naufrage d'un kwassa

Comores: Communiqué de la diplomatie française sur le naufrage d’un kwassa
MAYOTTE

La France réitère aux autorités comoriennes sa disponibilité à poursuivre sa contribution au développement des trois îles de l'Union des Comores, source première des mouvements clandestins des personnes ; à lutter avec elles, aux Comores comme à Mayotte, contre les profiteurs de ce véritable trafic d'êtres humains
... Actu du 97.6

Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Communiqué de la diplomatie française sur le naufrage d'un kwassa
La France est très touchée par le drame maritime survenu entre les îles d'Anjouan et de Mayotte. Elle présente ses plus sincères condoléances aux familles affectées.
La question, humainement douloureuse, de la circulation des personnes entre l'Union des Comores et l'île française de Mayotte est au centre de nos préoccupations. L'objectif premier du dispositif spécifique de dialogue bilatéral, dénommé "Groupe de travail de haut niveau (GTHN)", créé sur décision commune, en septembre 2007, des deux présidents Sambi et Sarkozy, est d'ailleurs d'en assurer la promotion dans un cadre légal et ordonné.

Dans c
et esprit, la France a réouvert en décembre 2008 une antenne consulaire à Anjouan, l'île comorienne la plus proche de Mayotte, afin notamment de faciliter la délivrance de visas aux citoyens comoriens désireux de se rendre à Mayotte. Il en est résulté un accroissement significatif de la circulation régulière de personnes entre les îles et, en parallèle, une réduction de moitié des mouvements irréguliers, par la voie maritime des "kwassas-kwassas".

Alime
nté par des individus sans scrupules qui jouent de la volonté légitime des populations d'améliorer leurs conditions de vie, ce trafic d'embarcations de fortune et surchargées continue néanmoins, provoquant de nouveaux drames humains.

La France réitère aux autorités comoriennes sa disponibilité à poursuivre sa contribution au développement des trois îles de l'Union des Comores, source première des mouvements clandestins des personnes ; à lutter avec elles, aux Comores comme à Mayotte, contre les profiteurs de ce véritable trafic d'êtres humains ; à travailler avec elles à l'amélioration progressive des conditions de circulation des personnes entre les quatre îles s½urs de l'archipel géographique des Comores.
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 06:08

Mayotte: Fermeture des établissements scolaires de Petite Terre

Mayotte:  Fermeture des établissements scolaires de Petite Terre
MAYOTTE

... Actu du 97.6


Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Fermeture des établissements scolaires de Petite Terre
Le vice-rectorat a décidé la fermeture des écoles et établissements scolaires du second degré de Petite Terre pour la journée de ce jeudi 3 décembre.
Rappelant que "le service d'enseignement a été perturbé sur Petite Terre" durant la journée de ce mercredi à cause des échauffourées entre les manifestants et les forces de l'ordre, le vice-rectorat a pris cette décision en fin de journée. "Les maires ont contacté les directeurs d'écoles" et le message a ainsi pu passer, tandis que "sur Grande Terre le service d'enseignement est maintenu". "Toutefois, l'inauguration de la te de la science, qui devait se dérouler au collège de Passamainti, est repore à une date ulrieure".
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 05:56

Mayotte: Les manifestations tournent à l'affrontement

Mayotte: Les manifestations tournent à l'affrontement
MAYOTTE

"Il faut nous comprendre, on en a marre que le conseil général fasse ce qu'il veut sans nous consulter...", indiquait un homme dans la quarantaine. "Les élus ne nous écoutent pas, ils vont voir qu'ici on ne se laisse pas faire !", haranguait un autre manifestant. Dans la foule, dur de trouver un membre du Collectif des citoyens perdus, à l'initiative des manifestations.
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Jeudi 03 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Les manifestations tournent à l'affrontement
Mercredi matin, la population de Petite Terre s'est réveillée au son des tam-tam des manifestants. Depuis plusieurs jours, la rumeur courait, elle a été confirmée par les hommes et les femmes qui ont posé les barrages sur les lieux de passage stratégique de l'ensemble de la Petite Terre (Labattoir et Pamandzi compris).
La route nationale de Pamandzi était jonchée de micros-barrages faits avec les moyens du bord : branchages, poubelles retournées et objets divers. Depuis la veille, les gendarmes étaient sur le qui-vive, mais il semble que l'ampleur du mouvement les ait surpris. Du rond-point du Four à chaux, les manifestants se sont repliés vers Pamandzi où le rond-point de RFO a été le théâtre d'affrontements entre gendarmes mobiles et manifestants, auxquels s'étaient greffés des jeunes. Les mamas, en retrait mais bien présentes, ont regardé les échanges de cailloux, bombes lacrymogènes et flash-balls.

"Il
faut nous comprendre, on en a marre que le conseil général fasse ce qu'il veut sans nous consulter...", indiquait un homme dans la quarantaine. "Les élus ne nous écoutent pas, ils vont voir qu'ici on ne se laisse pas faire !", haranguait un autre manifestant. Dans la foule, dur de trouver un membre du Collectif des citoyens perdus, à l'initiative des manifestations. Ce dernier semble lui-même connaître des problèmes en interne, certains protagonistes jugeant que le mouvement est devenu trop politique. Les esprits se sont calmés quelque temps et les manifestants ont convergé vers Labattoir, le quartier de la Vigie, où d'autres affrontements ont eu lieu. Dans l'après-midi, le rond-point de RFO à Pamandzi était toujours tenu par les manifestants, les nombreux barrages n'ayant pas été levés, il devenait particulièrement difficile de circuler en véhicule dans les rues. 200 à 300 jeunes étaient encore postés au Four à chaux. Si une accalmie était notée dans l'après-midi, vers 16 heures des pneus et des poubelles ont été brûlés sur la route nationale de Pamandzi et plusieurs personnes s'accordaient à dire que la Petite Terre ne dormirait pas sur ses deux oreilles cette nuit... En début de soirée, le bilan était de trois blessés parmi les gendarmes, un par coup de poing, les deux autres par une bombe lacrymogène renvoyée par un manifestant. Côté manifestants, on a signalé 9 bléssés. Trois personnes sont passées en comparution immédiate. Des informateurs nous ont averti de l'arrivée d'un Transall de la Réunion pour amener du renfort.

En fin de journée, le préfet a adressé un communiqué dans lequel il condamne ces violentes manifestations . "Ces exactions, sont regardées avec consternation depuis la Métropole. Elles ternissent l'image de Mayotte qui s'est engagée avec tant d'enthousiasme dans le processus de départementalisation. Le préfet de Mayotte appelle donc la population au calme et à la raison et invite ceux qui se trouvent encore dans les rues à l'arrêt de violences inutiles et inqualifiables. Seule la négociation pacifique permettra aux Mahorais de faire entendre leurs revendications et leurs inquiétudes", concluait le communiqué. Le préfet avait par ailleurs annoncé mardi, lors des négociations, que désormais les véhicules de police paieraient leur passage sur la barge, une mesure réclamée par l'opposition qui devrait faire gagner environ 500.000¤ au STM.
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# Enviado em Quinta 03 Dezembro 2009 06:03

Mayotte: gel des prix des barges et apurement du déficit demandé à l'Etat

Mayotte: gel des prix des barges et apurement du déficit demandé à l’Etat
MAYOTTE

Le président du conseil général, A.A. Douchina et le sénateur Adrien Giraud, à la tribune
... Actu du 97.6

Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

gel des prix des barges et apurement du déficit demandé à l'Etat
Le président du conseil général avait convié les forces vives de Mayotte à une réunion de travail sur la difficile gestion de son déficit, « en dépassant les polémiques ». Assemblée qui s'est tenue dans un climat particulier dû au conflit en Petite Terre.
'est dans une ambiance solennelle qu'a commencé la réunion de travail sur la « meilleure manière de préparer la départementalisation de notre île » dixit Ahamed Attoumani Douchina, « dans un contexte de morosité économique que connaît la collectivité, et en dépassant les polémiques stériles ». La gravité était de rigueur, tant le conflit de la journée en Petite Terre avait marqué les esprits, se soldant par plusieurs blessés, dont un gendarme grièvement atteint.

La réunion
de travail était en fait jouée d'avance, puisque tous, des sénateurs aux maires, en passant par les conseillers généraux et les syndicats mixtes étaient venus pour argumenter sur un apurement de la dette par l'Etat. Seul le conseiller de Mamoudzou III s'est remis en cause, en parlant au nom des élus.

«
La situation est grave : quand la Collectivité ne va pas, c'est l'ensemble des partenaires qui en souffrent, les communes, les syndicats intercommunaux, les associations » entamait le président Douchina, « mais le Conseil général ne doit pas culpabiliser. Réfléchissons ensemble sur la manière de nous en sortir, car l'Union fait la force. Et regardons autour de nous : quand La Réunion éternue, ce sont des euros que l'on trouve pour agir. Les pays endettés voient leur dette apurée ».

C'est
avec une tonalité grave que le sénateur Adrien Giraud a expliqué les évènements se déroulant en Petite Terre : « A tout moment, on peut m'annoncer un décès. Nous vivons une situation qui risque de ternir le travail de nos anciens, et celui des élus aujourd'hui. Nous avons voté à 95 % pour la départementalisation, mais notre statut n'est pas encore ancré. Le Conseil général de Mayotte a été désacralisé. Mais c'est aussi parce que le pouvoir qu'avait la Préfecture a été donné aux conseillers généraux, alors que les finances n'ont pas suivi, et des travaux qui devaient être payés par l'Etat, le sont par le Conseil général ».

« Toutes
les Collectivités des DOM sont en déficit » surenchérit le sénateur Soihabadine Ibrahim Ramadani, « mais les autres ont davantage de ressources comme l'octroi de mer ou la taxe d'habitation ».

Seul Jacques
Martial Henry, le conseiller de Mamoudzou III a fait un mea culpa utile : « Nous-mêmes sommes un problème pour nous-mêmes ! Quand nous octroyons par exemple une subvention aux communes sans même voir la délibération du maire ».

Alain Mhamadi Abdou : « Pourquoi devrions-nous voyager en bétaillère ? »

E
t c'est un Ibrahim Aboubacar, conseiller de Sada, démonté qui harangue l'assistance : « on demande des efforts à la population pour boucher le trou de 72 millions d'euros, mais c'est impossible puisque le rythme de croissance des recettes de la Collectivité ne suit pas la croissance des besoins de la population. De plus, nous sommes la Collectivité la moins dotée de toutes. Un des moyens pour nous en sortir est le Pôle universitaire, qui nous évitera de dépenser en bourses étudiantes. Donc, pas de vacances de Noël cette année pour les élus car tout le monde est dans la merde ».

« De l
'extérieur, tout le monde pense que les élus du Conseil général sont des imbéciles, il ne nous faut pas un président, mais un faiseur de miracles » s'exclamait Mhamadi Abdou, conseiller général de Bandraboua, « mais une collectivité ça ne sait pas rentrer de l'argent, ça consomme. L'Etat français lui-même est en déficit qui se compte en milliards d'euros. Et pourquoi serions-nous des élus au rabais ? Les élus de La Réunion ne voyagent pas en bétaillère, alors pourquoi devrions-nous le faire ? »

C'est à co
up sûr l'intervention qui remporte le record de l'indécence. Car lorsque le budget d'un ménage est dans le rouge, cherche-t-il seulement à voyager ?

La réunion
de travail se solde par un accord : la demande à l'Etat d'apurer le déficit.

F
ace au conflit de Petite Terre, et après avoir eu Marie Luce Penchard, la ministre de l'outre-mer au téléphone, le président Douchina annonce le gel de la décision de hausse des tarifs des barges de 25 centimes, et la non présentation du rapport en séance du lendemain. Des négociations seront reprises.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 17:59

Mayotte: Des renforts arrivent de la Réunion

Mayotte: Des renforts arrivent de la Réunion
MAYOTTE

Marie-Luce Penchard, ministre de l'outre-mer, appelle Mayotte au calme
... Actu du 97.6

Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Des renforts arrivent de la Réunion
Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, a appelé les habitants de Mayotte, théâtre d'affrontements violents, à ne pas écouter ceux qui cherchent "les chemins de la violence" et annoncé l'arrivée de forces de l'ordre dépêchées de La Réunion.
Dans une déclaration à l'AFP, la ministre a dressé un nouveau bilan de ces incidents qui ont éclaté dans la foulée de manifestations contre la vie chère: trois blessés graves parmi les forces de l'ordre, dont un gendarme pour lequel le pronostic vital est engagé, 12 blessés légers, dont un gendarme, un policier et des manifestants.

"D
es bandes se sont infiltrées parmi les manifestants. J'appelle les Mahorais à ne pas écouter ceux qui veulent les inciter à utiliser les chemins de la violence", a déclaré la ministre. Mme Penchard a annoncé avoir différé un voyage en Guyane, elle devait exposer les résultats du conseil interministériel de l'Outre-mer, afin de suivre "la situation préoccupante" dans l'île de l'océan Indien. "Le gouvernement a toujours accompagné Mayotte", a-t-elle fait valoir. Des renforts de forces de l'ordre vont être envoyés sur place, venues de La Réunion, a-t-elle annoncé.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 14:03

Modificado em Quarta 02 Dezembro 2009 14:23