Mayotte - Violences racistes : le préfet hausse le ton

Mayotte - Violences racistes : le préfet hausse le ton
MAYOTTE

Ce matin, le face-à-face n'avait pas encore tourné à l'affrontement.
... Actu du 97.6

Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Violences racistes : le préfet hausse le ton
Ce n'est pas la première fois que l'on a à déplorer des agressions à caractère raciste dans une manifestation à Mayotte. Cette fois-ci, et c'est une première, le préfet le dénonce dans un communiqué que nous reproduisons dans sa version intégrale en fin d'article.
Les manifestations de Petite Terre ont fait, d'après les témoignages, 13 blessés, dont un gendarme grièvement atteint, après qu'elles aient dégénérée dans l'après-midi. Le représentant du « Collectif des Citoyens Perdus » fait état de 12 personnes blessées. Adrien Giraud, l'un des deux sénateurs de Mayotte, a, quant à lui, évoqué un gendarme « mal en point », blessé par un cocktail Molotov.

Le
12 novembre dernier, des manifestations avaient déjà paralysé Petite Terre en protestation au doublement du prix de la barge qui relie les deux îles principales de Mayotte. Le Conseil général avait dû faire marche arrière et annonçait le jour même l'annulation de cette augmentation.

Des négo
ciations ont été engagées afin d'établir les modalités d'une augmentation rendue indispensable par les finances catastrophiques de la collectivité. Le prix du billet de barge n'a pas augmenté en onze ans, alors que le prix des taxis, par exemple, a plus que doublé, mais de façon progressive.

L
a première fois que l'on a ouvertement parler de dérive raciste dans une manifestation, ce fut en mars 2007, lors d'un mouvement de protestation contre la détention à Mayotte du président déchu d'Anjouan, Mohammed Bacar. Des métropolitains avaient été pris pour cible et molestés pour l'unique raison qu'ils étaient européens.

C
e n'était pas la première fois, mais le caractère raciste n'avait encore jamais été évoqué. Pourtant, de nombreux habitants de Mayotte, originaires de métropole, avaient déjà affirmé avoir été victimes de comportements racistes sur les barrages établis sur les routes de Mayotte. Il s'agissait le plus souvent d'insultes ou de rackets perpétrés par de jeunes habitants des villages, parfois même des enfants, sous le regard amusé des femmes installées en retrait sous un arbre. Ce fut notamment le cas lors des barrages de 2004, érigés pour protester contre la fermeture annoncée des dispensaires dans les villages.

En déb
ut de soirée, vers 19h00, Petite Terre était dans le noir. Panne d'électricité ou coupure intentionnelle destinée à calmer les manifestants?

Le communiqué du préfet Hubert Derache

La libert
é de manifester est reconnue à tout citoyen qui l'exerce dans le respect des lois et règlements en vigueur. L'exercice de ce droit suppose que des libertés essentielles à la vie en société, comme la libre circulation ou la liberté de travailler, soient en même temps préservées pour les autres citoyens.

Alors
que des négociations ont été engagées entre les responsables politiques mahorais et les représentants des collectifs d'usagers sur différents points de revendication, des manifestants, sans attendre la fin des discussions, ont bloqué, en toute illégalité, le boulevard des Crabes sur Petite Terre et paralysé ainsi toute activité sur l'île.

Comme
je l'avais annoncé, les forces de l'ordre ont reçu la consigne de rétablir la liberté de circulation dès ce matin. Le principe d'une manifestation pacifique a été accepté après négociations avec les représentants des manifestants. Or, cet engagement n'a pas été tenu et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles et fait face à des personnes, encagoulées et munies de pierres, dont l'intention était manifestement d'exercer des actions violentes et d'en découdre pour des raisons très éloignées des motifs de la manifestation.

Les rues de
s communes de Petite Terre sont depuis lors livrées à des bandes mobiles de délinquants qui harcèlent les forces de l'ordre, la caserne de gendarmerie de Pamandzi, le centre de rétention administrative ou même la caserne des pompiers de Pamandzi en érigeant des barrages sur l'ensemble des voies de circulation.

Des passants ont
été extraits de leurs véhicules et violentés au seul motif qu'ils étaient d'origine européenne, et des maisons ont fait l'objet de jets de pierres pour le même motif. Plusieurs fonctionnaires de gendarmerie et de police ont été blessés, notamment des femmes.

Ces exactions, s
ont regardées avec consternation depuis la métropole. Elles ternissent l'image de Mayotte qui s'est engagée avec tant d'enthousiasme dans le processus de départementalisation. Le préfet de Mayotte appelle donc la population au calme et à la raison et invite ceux qui se trouvent encore dans les rues à l'arrêt de violences inutiles et inqualifiables.

Seule la né
gociation pacifique permettra aux mahorais de faire entendre leurs revendications et leurs inquiétudes.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 13:58

Mayotte: Ça chauffe en Petite Terre

Mayotte: Ça chauffe en Petite Terre
MAYOTTE

Ansoir, un des leaders du mouvement est au milieu du barrage : « la population montre ainsi sa réaction devant l'arrogance du Conseil général. Nous voulons la suppression des augmentations des tarifs du STM, mais aussi manifester contre la vie chère à Mayotte. »
... Actu du 97.6

Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Ça chauffe en Petite Terre
Les manifestants qui avaient bloqué Petite Terre le 12 novembre, ont poursuivi leur mouvement malgré les négociations en cours.
Ce n'est plus le même collectif qui bloque l'accès à l'aéroport de Pamandzi aujourd'hui. Une partie des leaders ayant été mis sur la touche : « une scission s'est produite entre les pro négociations et les autres qui ne voulaient pas perdre de terrain. Or dans une négociation, personne ne peut s'en sortir avec 100 % de satisfaction » explique Rahim un ex-porte parole.

Une ve
ngeance de l'ex-président du Conseil général, Saïd Omar Oili envers la majorité actuelle, est ouvertement évoquée.

Le
Boulevard des Crabes est à nouveau bloqué, rendant la circulation impossible et empêchant les passagers du vol de Comores Aviation de se rendre à l'aéroport. Pendant ce temps, ça barde au Rond Point du Four à Chaux et à Pamandzi. Les manifestants se sont en effet dispersés depuis 2 heures ce matin, et des affrontements ont lieu avec les forces de l'ordre : aux jets de pierres répondent les grenades lacrymogènes. Un jeune vient d'être mis en garde à vue après un jet de pierres sur un gendarme.

Ansoir, un des leaders du mouvement est au milieu du barrage : « la population montre ainsi sa réaction devant l'arrogance du Conseil général. Nous voulons la suppression des augmentations des tarifs du STM, mais aussi manifester contre la vie chère à Mayotte. »

Le pr
ésident du Conseil général conteste : « Nous devions trouver un terrain d'entente aujourd'hui avec les représentants du Collectif que sont entre autre l'ASCOMA ou le MEDEF. Mais Ansoir, qui avait été mis en difficulté lors des négociations préalables à l'ouverture du Marché, a juré qu'il se vengerait. C'est pourquoi nous en sommes là ! ».

Le sén
ateur Adrien Giraud, traversant la manifestation en scooter et arborant une banderole tricolore, a rencontré le préfet Derache : « ma proposition d'étudier une sortie de conflit lors d'une réunion à 16h au Conseil général, a été retenue ». Le président Douchina avait provoqué cette réunion de travail pour « dépasser les polémiques stériles dans la morosité que traverse actuellement la Collectivité ».
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 12:31

Mayotte - Transports scolaires : Pas de blocage de la circulation mercredi

Mayotte - Transports scolaires : Pas de blocage de la circulation mercredi
MAYOTTE

« Nous avons suspendu la grève, car nous préférons rester vigilants jusqu'au 3 décembre, date à laquelle le rapport est proposé en séance plénière, et où nous allons nous rendre en masse » explique Oulam Mohamed, le président du STIM, « ce rapport revient régulièrement car il y a des élus qui font le forcing en recherchant leur intérêt personnel ».
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Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Transports scolaires : Pas de blocage de la circulation mercredi
Le Syndicat des Transporteurs Indépendants de Mayotte (STIM) est revenu sur le préavis de grève pour demain mercredi. Des négociations sont en cours en attendant le vote en séance plénière du 3 décembre.
Le STIM qui représente plus de 90 % des sous traitants de la Compagnie Mahoraise de Transports et de Services (CMTS) avait menacé de faire grève : les élus du Conseil général avaient prévu de proposer de réorganiser la division du transport scolaire en lots.

Jus
qu'à maintenant, une délégation de service public unique était octroyée à la CMTS, qui fonctionne à partir de bons de commande. En métropole, le marché du transport scolaire est divisé en lots, ce qui ne pose aucun problème, les élèves se rendant dans leurs établissements de proximité.

Les pourfendeurs de la division en lots expliquent qu'à Mayotte, un élève habitant Chirongui, peut être scolarisé à M'Tsamboro. Il dépendrait alors de deux sociétés de transport différentes. De plus, le nombre d'élève croit de 10 à 15 % chaque année, ce qui demande une réorganisation permanente de la carte des transports. Mais ce qui impliquerait également une renégociation annuelle des contrats de transport, les sociétés étant payées au nombre d'élèves.

« No
us avons suspendu la grève, car nous préférons rester vigilants jusqu'au 3 décembre, date à laquelle le rapport est proposé en séance plénière, et où nous allons nous rendre en masse » explique Oulam Mohamed, le président du STIM, « ce rapport revient régulièrement car il y a des élus qui font le forcing en recherchant leur intérêt personnel ». Un des élus faisant partie de la famille d'une des sociétés de transport scolaire.

Selo
n nos sources, le rapport pourrait être amendé.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 06:08

Mayotte: Le conseil général organise une réunion de crise

Mayotte:  Le conseil général organise une réunion de crise
MAYOTTE

«Le câble qui va relier Mayotte au reste de la toile en haut-débit est une continuité de celui déjà en place, qui relie Maurice à la Réunion et à Madagascar. Il s'agit du câble baptisé Lion (Lower Indian ocean network), réalisé par un consortium comprenant France Telecom, Mauritius Telecom, Orange Madagascar et une société kenyanne, Telkom Kenya.
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Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Le conseil général organise une réunion de crise
Le communiqué suivant a été envoyé ce mardi : "Face à la situation économique préoccupante de la Collectivité Départementale de Mayotte, M. Ahamed Attoumani Douchina, président du conseil général de Mayotte, organise une réunion de travail mercredi 2 décembre à 16h dans la salle des délibérations du conseil général.
Sont conviés à cette réunion : les 3 parlementaires de Mayotte, la conseillère économique et sociale, les 19 conseillersraux, les 17 maires, les présidents du Smiam, du Sieam, des Sivom, du conseil économique et social local, du conseil de l'éducation et de la culture. Devant la morosité économique que connaît la collectivité et qui affecte l'ensemble des institutions satellites du Conseil Général, M. Douchina invitera tous les interlocuteurs à passer les polémiques sriles et à rechercher ensemble la meilleure manière de préparer la partementalisation de notre île."
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 05:53

Mayotte: Risque de blocage de Petite Terre demain mercredi

Mayotte: Risque de blocage de Petite Terre demain mercredi
MAYOTTE

Le 12 novembre, Petite Terre était déjà bloquée par les manifestants.

sur la photo un blindé de la gendarmerie en station à coté de élémentaire "Pamandzi 4" en Petite Terre
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Mardi 01 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Risque de blocage de Petite Terre demain mercredi
L'île devait connaître, ce mercredi 2 décembre, une nouvelle journée de paralysie en Petite Terre.
Selon nos informations, Petite Terre devait connaître ce mercredi matin une situation de blocage semblable à celle qu'elle avait connue le jeudi 12 novembre. "Cette fois-ci, nous allons nous y prendre autrement" expliquait l'un des meneurs du collectif des "Citoyens perdus".

Le b
ut étant une nouvelle fois de prendre les autorités par surprise, les manifestants devraient non pas se réunir tous sur le boulevard des Crabes pour barrer la route, mais disposer de multiples barrages à divers endroits de la Petite Terre. Le but recherché restant pour sa part le même : paralyser le territoire pour faire entendre leurs revendications.

La p
rincipale demande reste l'annulation, ou du moins la diminution, des augmentations des tarifs de la barge votées le 19 octobre dernier avant d'être suspendues suite au mouvement du 12 novembre. "Mais désormais, puisque les élus ne semblent pas nous comprendre, nous avons décidé d'élargir nos revendications. Ce n'est plus seulement pour les tarifs de barge que nous protestons. Maintenant, c'est contre la vie chère en général" prévient le représentant.

L
a session plénière de jeudi devrait donc se dérouler dans une ambiance très tendue. Les manifestants de Petite Terre avaient en effet obtenu gain de cause le 12 novembre en affirmant, dès le début de journée, qu'ils n'abandonneraient pas tant que les élus ne feraient pas machine arrière.
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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 06:28

Mayotte: Ambulance accidentée

Mayotte: Ambulance accidentée
MAYOTTE

... Actu du 97.6


Mercredi 02 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Le conseil général organise une réunion de crise
Un accident spectaculaire s'est produit hier dans la journée juste après le virage de la station service de Tsoundzou 1. Une ambulance transportant une mère et son enfant diabétique en provenance du dispensaire de Kahani a fini sa course dans la mangrove. Selon les témoins, la fatigue serait à l'origine du sinistre.
"Mes yeux se sont subitement fers, je n'ai vu que du noir" raconte le conducteur. Après avoir traversé les énormes rochers qui se trouvaient en contrebas, le chauffeur, avec ses plusieurs années d'expérience, a pu garder son froid, et a ussi à stopper le véhicule. Fort heureusement, les passagers sont sortis indemnes. Rapidement alertés, les agents de police et les sapeurs pompiers sont arris sur place pour curiser le périmètre afin de faciliter l'évacuation des passagers. Ils ont épris en charge par une autre ambulance appelée à la rescousse et admis au centre hospitalier de Mamoudzou.

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# Enviado em Quarta 02 Dezembro 2009 06:00

Mayotte - Haut-débit : Le conseil général dévoile ses cartes

Mayotte - Haut-débit : Le conseil général dévoile ses cartes
MAYOTTE

«Le câble qui va relier Mayotte au reste de la toile en haut-débit est une continuité de celui déjà en place, qui relie Maurice à la Réunion et à Madagascar. Il s'agit du câble baptisé Lion (Lower Indian ocean network), réalisé par un consortium comprenant France Telecom, Mauritius Telecom, Orange Madagascar et une société kenyanne, Telkom Kenya.
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Mardi 01 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Le conseil général dévoile ses cartes
Devant le silence du conseil général sur tout ce qui concerne le haut-débit à Mayotte, on aurait pu penser qu'il se contentait de regarder le train passer. Faouzat Mli, directrice des systèmes d'information et de communication du Conseil général nous affirme qu'il n'en est rien.
«Nous n'avons pas jugé utile de communiquer sur ce thème alors qu'il n'y avait encore rien de concret », tient-elle à préciser pour expliquer ce silence. Il est vrai que depuis des années, les annonces n'ont pas manqué, mais les actes n'ont pas suivi, ni même les projets concrets. Il aura fallu attendre le mois de septembre 2010 pour avoir une date d'arrivée du haut-débit à Mayotte.

En août dernie
r, Faouzat Mli lançait un pavé dans la mare en lançant l'AMI (appel à manifestation d'intérêt). L'objectif était clair : obliger les opérateurs intéressés à se manifester et à faire des propositions concrètes et sortir des « effets d'annonce ». « Nous avons reçu quatre offres, dont certaines très détaillées, jusque dans le montage financier ». Elle ne nous en dira pas plus pour l'instant, les dossiers étant encore à l'étude. Les annonces faites par la préfecture et par France Telecom ont un peu court-circuité cet appel à projet, puisque les résultats de l'AMI ne seront connus que « d'ici une quinzaine de jours », mais ces annonces ne concernent que l'arrivée du câble sur l'île. La représentante du Conseil Général (CG) rappelle à ce propos que « il y a une ouverture de crédit, mais pas d'engagement ferme » de la part du CG de Mayotte.

« Nous n'écartons auc
une hypothèse » tant au niveau du câble lui-même qu'au niveau de la distribution du haut-débit sur le territoire de Mayotte. Concernant le câble, il n'y a, pour l'instant, que deux options : Lion et Eassy. Le premier arrive de Madagascar à 400 km, le second arriverait par l'Union des Comores, dont l'île la plus proche, Anjouan, n'est qu'à 70 km, si le projet financé par la Chine se concrétise, ce dont semblait douter M. Smerecki, directeur de France Telecom Mayotte, lors de notre entretien. L'évolution de ce câble dont la construction a débuté est certes plus difficile à cerner puisqu'il met en jeu de nombreux pays de la région, ainsi que des institutions internationales comme le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique), en plus des opérateurs privés, comme France Télécom, présente dans les deux projets. Le câble Lion repose en fait principalement sur France Télécom qui participe au capital de toutes les sociétés constituant le consortium.

En revanche, ce
qui concerne la redistribution sur l'île fait partie des prérogatives du Conseil Général, puisqu'il s'agit d'aménagement du territoire. Et là non plus, rien n'est fait. Pour le Conseil Général, la possibilité d'accéder au haut-débit pour toute la population, même la plus reculée, est un impératif. « Nous craignons qu'une fois de plus, seul Kawéni soit desservi ». Or, sur le papier, il est évident que si l'on se contente d'un calcul de rentabilité financière, c'est effectivement le seul secteur pour lequel celle-ci est assurée. Mais pour Faouzat Mli, il peut s'agir là d'un mauvais calcul. « Qui en 1999, avant l'arrivée du portable, aurait dit qu'il allait connaître un tel succès? ». Et d'enfoncer le clou en ajoutant que « SFR, le premier opérateur sur Mayotte, ne s'en plaint pas! »

Faouzat Mli e
xplique de cette desserte de tout le territoire est également motivée par la nécessité de désengorger la région de Mamoudzou en permettant aux entreprises de s'installer en dehors de cette zone tout en bénéficiant des mêmes infrastructures.

Ce que
le CG veut obtenir des opérateurs c'est « qu'on nous dise quand la population de Mayotte, toute la population, doit pouvoir y accéder ».

Un autre souci d
u CG, c'est « d'éviter l'effet de monopole ». Faisant allusion à la desserte aérienne de Mayotte, elle ajoute que « ce que nous voulons éviter, c'est de répéter les erreurs du passé ». Si le projet Lion est retenu, France Télécom maîtrisera le câble, mais également la desserte en haut-débit de toute l'île pour peu qu'on se contente de l'Adsl, puisque l'Adsl empruntera les installations du téléphone fixe déjà en place. Sans concurrence, les coûts pour l'utilisateur ont toutes les chances d'être élevés. « Notre souci, c'est la tarification » nous dit à ce propos Faouzat Mli. La promesse faite par France Telecom d'appliquer une tarification « proche de celle pratiquée dans les autres Dom » est rendue beaucoup plus floue quand elle ajoute que des différences pourront malgré tout apparaître « en fonction des contenus ».

Faire le point sur les infrastructures existantes

L'un des projets au n
iveau du Conseil Général, c'est l'inventaire des infrastructures déjà en place, permettant de desservir le territoire. « En partenariat avec la préfecture, nous allons réaliser une cartographie de la couverture des réseaux de communication pour éviter la redondance ». Il s'agirait donc de partir sur un projet global dès le début. Pour cela, le CG « souhaiterait un schéma d'aménagement numérique ».

L
a technique qui sera utilisée pour cette desserte n'est pas encore arrêtée. « On pense à la fibre optique, mais nous n'avons pas compétence pour concurrencer le privé ». Le nord de Mayotte est déjà en partie équipée en fibre optique par France Télécom pour la téléphonie fixe.

M
ais il existe également d'autres options, comme le Wimax, cette technique qui utilise une liaison hertzienne donc sans fil. Le Wimax permet une couverture de quelques dizaines de kilomètres carrés à un débit de plusieurs dizaines de megabits par seconde. « Nous avons la chance d'avoir une petite île » où les villages sont très proches les uns des autres. « La couverture en Wimax pourrait donc aller vite » nous dit Faouzat Mli.

Po
ur la partie Sud de Mayotte où la fibre n'est pas installée, le haut-débit devrait utiliser les installations traditionnelles en fil de cuivre, déjà en place. La qualité de ce réseau ne peut pas assurer d'une bonne connexion en Adsl. Il faudra donc faire un choix dans l'équipement, fibre optique ou Wimax. « Il faut qu'on investisse pour trouver d'autres solutions que le cuivre ». En prévision de l'arrivée du haut-débit, à chaque fois que des travaux seront engagés pour faire passer des canalisations, « nous pensons faire passer des fourreaux à partir de 2010, permettant de prendre de l'avance ». Ces fourreaux pourront être utilisés le temps venu pour faire passer la fibre optique sans avoir à faire de nouvelles tranchées.

Un comité de
pilotage va être mis en place regroupant les principaux utilisateurs potentiels de haut-débit : CCI (Chambre de Commerce), CHM (Centre hospitalier), Vice-rectorat et tous les services publics. Ce comité sera chargé de faire l'inventaire de l'existant.

« Il faut également prend
re en compte les utilisations liées au tourisme », notamment dans le sud de Mayotte où il existe de nombreux projets touristiques.

Les communes
Les commun
es sont également un acteur important. Des cyberbases ont déjà été installées dans six communes, en bas débit, pour l'instant. Ce projet a pour objectif de permettre à la population et aux jeunes en particulier, de faire connaissance avec l'outil internet. Le projet comportait 18 cyberbases, une par commune, plus une à la BCP (Bibliothèque centrale de prêt). Malheureusement, ce prjet a été stoppé, faute de crédits. Faouzat Mli regrette les « difficultés des mairies à adhérer à ces projets ». Elles ont pour obligation de créer une association et un site pour accueillir la structure. « Les mairies manquent de moyens pour financer le salaire de l'animateur de la cycberbase ». En l'absence de fiscalité, les communes ont en effet peu de moyens propres.

Cependant, jusqu
'à ce que des mesures soient prises afin de réduire leur masse salariale imposées par la CTC (Cour territoriale des comptes), les communes disposent de la possibilité de créer 20 emplois « sociaux » pour pallier l'absence de minimas sociaux.

L'arr
ivée du haut-débit à Mayotte s'articule donc autour de trois acteurs : le Conseil Général et les services de l'état (préfecture) pour ce qui concerne les infrastructures, et les entreprises privées pour l'exploitation.
Source: Eric Trannois / Malango Mayotte

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# Enviado em Terça 01 Dezembro 2009 10:23

Mayotte - CDTM : « Nous n'avons plus d'argent pour continuer »

Mayotte - CDTM : « Nous n’avons plus d’argent pour continuer »
MAYOTTE

« Je n'ai plus de budget pour continuer, j'essaie d'avoir des subventions pour l'année 2010, mais ce sera en séance plénière du 3 décembre que les élus vont décider du sort du Comité du Tourisme » explique Ahamada Madi Chanfi, « il faut absolument diminuer les charges salariales si nous voulons continuer, car elles sont deux fois plus élevées que la moyenne à Mayotte : avec 6 agents qui gagnent plus de 3 000 ¤, la masse salariales atteint 600 000 ¤, 900 000 avec les charges.
... Actu du 97.6

Mardi 01 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

CDTM : « Nous n'avons plus d'argent pour continuer »
C'est Ahamada Madi Chanfi, président du Comité Départemental du Tourisme de Mayotte dont les agents se sont mis en grève hier, qui s'exprime ainsi. Pour lui, il n'y a qu'une solution : diminuer la masse salariale qui plombe la structure.
Les salariés du CDTM se sont mis en grève hier pour protester contre le retrait, par la direction, de la convention collective. Véronique Savaranin, la déléguée FO du CDTM expliquait les raisons de ce mouvement : « Le protocole d'accord que nous avions signé en juin n'est pas respecté. Le directeur nous a remis un avenant au contrat de travail : les salaires vont baisser pour tout le monde. La raison qui nous est donnée est que les employé(e)s ici sont surpayé(e)s par rapport à leur niveau, le directeur a d'ailleurs dit que nous étions incompétents ».

Les po
rtes du CDTM étaient donc fermées, seulement 5 salariés étaient non grévistes sur les 29 que compte la structure.

«
Je n'ai plus de budget pour continuer, j'essaie d'avoir des subventions pour l'année 2010, mais ce sera en séance plénière du 3 décembre que les élus vont décider du sort du Comité du Tourisme » explique Ahamada Madi Chanfi, « il faut absolument diminuer les charges salariales si nous voulons continuer, car elles sont deux fois plus élevées que la moyenne à Mayotte : avec 6 agents qui gagnent plus de 3 000 ¤, la masse salariales atteint 600 000 ¤, 900 000 avec les charges. La moitié de notre budget part dans les salaires ! Si les employés ne veulent pas le comprendre, nous serons obligés de mettre la clef sous la porte ».


U
ne nouvelle version du Comité pourrait alors émerger, « l'objectif est la promotion du tourisme qui ne se fera qu'en diminuant les salaires pour partir sur de nouvelles bases. Sinon, les élus du Conseil général, qui sont les premiers financeurs, trouveront les moyens et la forme juridique la plus adéquate, sans doute une structure en interne ».
Source: Malango Mayotte
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# Enviado em Terça 01 Dezembro 2009 09:49

Mayotte: Naufrage près des Comores : 30 disparus

Mayotte: Naufrage près des Comores : 30 disparus
MAYOTTE

Un Falcone 50 venant de Djibouti et en mission à Mayotte a survolé la zone du naufrage du "kwassa kwassa" (pirogue) mais les mauvaises conditions météorologiques fortes pluies et mer remontée- n'ont pas permis de repérer les disparus.
... Actu du 97.6

Mardi 01 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Naufrage près des Comores : 30 disparus
Les recherches effectuées pour retrouver la trentaine de disparus dans le naufrage d'une embarcation partie d'Anjouan aux Comores, pour tenter de rallier clandestinement l'île française de Mayotte, n'avaient rien donné jeudi soir, heure de Paris, selon les autorités locales.
Un Falcone 50 venant de Djibouti et en mission à Mayotte a survolé la zone du naufrage du "kwassa kwassa" (pirogue) mais les mauvaises conditions météorologiques fortes pluies et mer remontée- n'ont pas permis de repérer les disparus. Onze personnes dont deux adolescents, une femme enceinte et le passeur avaient été repêchées mercredi matin. La pirogue transportant une quarantaine de passagers parti d'Anjouan lundi était depuis à la dérive. La barque n'a pas tenu le coup face à la force des vagues et s'est coupée en deux.

Les
onze rescapés étaient restés accrochés à un reste de "kwassa kwassa". Ils ont été repérés par un pêcheur au sud de Mayotte. Ce dernier a alerté les gendarmes de Mayotte mercredi matin. Le 12 octobre, une embarcation du même type avait chaviré au large de la plage de Ngouja dans le sud de Mayotte. Sept corps sans vie avaient été repêchés sur les 42 passagers qui avaient pris place à bord du bateau de fortune.
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# Enviado em Terça 01 Dezembro 2009 02:38

Mayotte - Assises du foncier : Etre propriétaire à Mayotte...

Mayotte - Assises du foncier : Etre propriétaire à Mayotte…
MAYOTTE

« c'est une parcelle du Bon Dieu, c'est à tout le monde ! ». De même, les rescapés des kwassas quand ils arrivent, prennent une parcelle et construisent leur maison. Il faut que chaque mahorais ait un titre de propriété de la parcelle sur laquelle il vit »
... Actu du 97.6

Mardi 01 Décembre 2009 L'actualité mahoraise

Assises du foncier : Etre propriétaire à Mayotte...
Les assises du foncier se sont tenues les 25 et 26 novembre au sein de l'hémicycle Younoussa Bamana. Elles ont remis le doigt sur un problème douloureux à Mayotte : la preuve de la propriété foncière.
«Mon père qui avait quitté Sada a voulu récupérer son terrain à son retour. Mais celui qui se l'était accaparé a répondu « c'est une parcelle du Bon Dieu, c'est à tout le monde ! ». De même, les rescapés des kwassas quand ils arrivent, prennent une parcelle et construisent leur maison. Il faut que chaque mahorais ait un titre de propriété de la parcelle sur laquelle il vit » s'exclame Ousseni Ali lors d'une séance de questions-réponses sur le thème « la logique de distribution des terres mahoraises », présidée par le député Abdoulatifou Aly et le conseiller général de Sada, Ibrahim Aboubacar, en compagnie de Hanima Ibrahima.

Mais
d'autres réflexions jaillissent des participants : « Le Conseil général a décidé de régulariser le foncier sur une utilisation coutumière de plus de 10 ans. Mais c'est une décision arbitraire et injuste, car ceux qui sont propriétaires de terres depuis longtemps sont souvent ceux qui ont été les plus malins pour les accaparer, sans le faire légalement. Il faudrait allouer un pourcentage de terres à l'agriculture, et un autre à l'urbanisation en essayant de partager les terrains équitablement ».

« La
prescription acquisitive pourrait être la solution pour Mayotte » répond Abdoulatifou Aly. Il s'agit de l'acquisition d'un bien immobilier après un délai de 30 ans d'occupation, sans avoir besoin de fournir de preuve de propriété. « Mais ici, tout le monde est prétendument propriétaire ! ».

L
e député poursuit sur le sujet de la Zone des Pas Géométriques (ZPG), « l'Etat dit être propriétaire. Mais c'est à l'exclusion des villages qui sont dans cette zone avant le traité du 25 avril 1841 (de cession de Mayotte à la France, ndlr), c'est-à-dire tous les villages mahorais à l'exception de la Pointe de Koungou ».

L
es assises ont posé les problèmes, leur résolution va demander du temps.
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# Enviado em Terça 01 Dezembro 2009 02:46